LA FEMME EST-ELLE UNE ARME DES FEMMES ?_______(Lire Balaert 3)

Nietzsche compare la femme à un oignon : si on lui demande la vérité, elle minaude, se fait prier et finit par enlever une de ses nombreuses pelures.  Qu’y a-t-il au centre de l’oignon ? Un mystère ? Un secret ? Rien, peut-être, nous ne pouvons savoir, dit-il, parce que nous ne savons pas ce que les femmes se disent entre elles. Mais une femme, Ella Balaert, pour écrire Pseudo, a été obligée de lever un coin du voile, car elle nous montre trois femmes qui parlent entre elles pour inventer une femme, afin de séduire un Monsieur par mail. Nous avons donc les minutes de leurs discussions stratégiques, entres femmes, pour jouer La femme.

Car si la femme n’existe pas, comme nous le savons depuis Lacan, cela empêche-t-il de la créer, puis de la jouer, comme font les femmes ? Mais si les hommes croient en La femme, tandis que les femmes en jouent, La femme est une arme, une des seules peut-être, mais non des moindres, de ce sexe que l’on a longtemps dit beau et faible. L’ « éternel féminin », « l’ingénuité », « la femme fatale », « la sincérité », tous ces mythes sont-il autant de « coups » des femmes ?

Voici, pour en juger, trois petites phrases de Pseudo. Dans les deux premières, les femmes parlent entre elles, dans la troisième, c’est Eva qui parle, la femme fictive qu’elles jouent tour à tour.

« Tu veux qu’on la joue éternel féminin ? »

« S’il te plaît, ne nous fais pas le coup de la sincérité. Qui suis-je au fond, le sais-je moi-même etc. Non, par pitié ! »  

« Je ne suis pas la femme mystérieuse que vous dîtes. Je suis une petite personne tout simple.»

 En savoir plus sur Ella Balaert:

http://ellabalaert.wordpress.com/                     http://fr-fr.facebook.com/people/Ella-Balaert/

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48 réflexions sur “LA FEMME EST-ELLE UNE ARME DES FEMMES ?_______(Lire Balaert 3)

      1. il me semble que l’accès à l’amour (aimer surtout) permet de se transcender soi même, être soi en mieux, parce qu’en aimant l’autre on s’ouvre sur autre chose que soi, tout en ayant une image de soi augmentée par le regard de l’autre,
        je vois la femme comme la serrure pour la clef
        elle appelle l’amour à elle et permet d’ouvrir une autre dimension d’échange
        elle ne peut pas le faire seule, il faut être deux pour y parvenir
        le monde n’est pas juste une dualité masculin féminin,
        c’est la symbiose des deux genres qui est la vraie quête,
        jamais de la vie ce n’est un combat.
        bien sur ce n’est que mon avis,
        je ne suis pas philosophe, juste une rêveuse.

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        1. Je crois très juste l’expresion « transcendance »: l’aventure, en amour, le risque, et au fond l’intérêt me semble reposer sur une rencontre de l’autre. L’aventure est donc ouverture. Et cela suppose donc le maintien d’un minimum de différence, voire la reconnaissance d’une altérité radicale.

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      2. Malheureusement, je pense que la plupart des hommes aiment une IMAGE de la femme, véhiculée par des images, des médias… Certes, beaucoup de femmes veulent seulement être aimées, mais beaucoup d’hommes aussi… je dirais même plus d’hommes que de femmes. Mon avis n’engage que moi, mais je pense que d’une certaine façon, les femmes ont le pouvoir depuis toujours, sauf que depuis l’émancipation, elles s’en servent différemment. Mais le « jeu » est resté le même – pour le bonheur de certains hommes et pour le malheur de certains autres.

        « Là où l’amour règne, il n’y a pas de volonté de puissance et là où domine la puissance, manque l’amour. L’un est l’ombre de l’autre. » (Carl Gustav Jung)

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      3. En aimant la femme vous aimez celle qui vous a mis au monde votre mère (donc un peu de vous même)votre sœur et tout ce qui vous semble sacré la femme est une et, multiple.Tout ce qui vous touche reste réservé vous dites alors :mais non c’est ma mère,ma soeur etc hors votre mère est femme,mère,amante tous les qualificatifs que n’importe quelle femme peut avoir sauf qu’alors ces liens du sang l’entoure d’une auréole et,que rien n’est semblable à sa sœur jumelle celle là qui passe dans la rue.
        Les hommes font compliquer ou tout est simple.L’impression d’exister aux yeux d’un homme pour toute femme est porteur de promesse d’amour .Ne pas chercher midi à 14 heures.Bon week-end à vous et à tous:)

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  1. Bonjour Jean Paul
    Une femme est une rose , son corps est un instrument de musique et nos mains à nous les hommes en sont les archets qui en font sortir une douce mélopée , encore faut-il savoir être tendre et patient et savoir conquérir son coeur et son âme . Ainsi nous en obtenons le plus beau et le plus pur d’elle même . elle sait plaider sa cause avec une grande intelligence tout en sachant nous toucher au bon endroit . Ne dit-on pas que l’avocat met sa robe pour plaider une cause , mais une femme l’enlève pour plaider la sienne
    bonne et douce journée
    amitié

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  2. Et pourquoi la femme ne serait-elle pas simplement le coté féminin de l’homme, tout ce que l’homme s’empeche d’être de peur, à tord ou à raison, de perdre sa virilité?
    Ce qui fait que l’homme et la femme ne sont pas vraiment égaux mais plutot complémentaires l’un de l’autre pour faire un tout ..
    Un peu comme le poivre et le sel: ils sont différents mais ils s’agencnte bien ensemble…
    Bref la femme est peut être une arme par ses charmes alors que l’homme doit prouver sa force morale et peut-être physique, deux armes qui peuvent être protectrices ou redoutables …

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        1. Hommes et femmes ont-ils été en paix?
          Peuvent-ils l’être? Comment? Questions inévitables.
          Peut-être faudrait-il d’abord se déprendre des volontés de pouvoir, sans doute croisées;
          mais la séduction est-elle encore possible sans elles?

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  3. oui je suis bien d’accord avec ce que vous dites là sauf que la femme n’est pas l’homme , la condition féminine ne peut pas être la condition masculine même si les deux peuvent prendre de multiples formes à travers le temps les lieux les sociétés et les relations / situation // j’ai envie de vous renvoyer sur un extrait d’un livre de J M Schaeffer que j’avais pompé sur mon blog @ http://aloredelam.com/2011/08/04/theorie-des-signaux-couteux-esthetique-et-art/ ce qui ne résout rien et pose d’autres question,
    la femme se comprendrait par rapport à l’homme mais pas en soi , de même que nous ne nous comprenons pas en tant qu’homme ,
    être humain cela est autre chose mais ceci est un autre sujet
    sur un plan plus métaphysique les sociétés et les pensées ont souvent découpé le monde en masculin et féminin, faut il en faire abstraction ?

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  4. La femme est un oignon…(Nietsche)
    La femme n’existe pas….(Lacan)
    La femme n’est comme un homme comme un autre….

    J’en aurais appris des choses, aujourd’hui.

    Excellent!

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  5. La femme est une arme de destruction massive.

    « En l’absence d’explication
    sur le sens de cette phrase
    elle sera retirée du blog »

    Jean-Paul Galibert

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    1. Elle peut effectivement l’être, malheureusement, vis-à-vis des hommes qui, en général, n’en méritent pas tant… et vis-à-vis des autres femmes, et je sais de quoi je parle. Dans les deux cas, nous nous trouvons, une fois de plus, confrontés à Nietzsche et sa Volonté de Pouvoir…minauder est une forme de domination à travers la victimisation, très puissante; les scènes et les cris en sont une autre, générant l’insupportable… C’est le « Pourquoi » qui reste posé – est-ce simplement sa nature? L’enfant constitue, lui, le but initial, autre moyen de domination, indispensable pour le maintien de l’espèce; mais, comme le demande, une fois encore, Nietzsche: qu’est la femme pour l’homme? « Foyer », dans tous les sens étymologiques du terme, rappel de la mère, de la soeur; l’amante, la maîtresse valorisante, l’amie – ce sont les femmes qui, de toute façon, ont le pouvoir, même si l’émancipation ne leur a pas donné l’égalité des salaires mais les a largement virilisées… La principale aspiration de l’être humain reste la domination – la complémentarité serait tellement plus douce…

      Bon dimanche à vous…

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    1. Bien sur qu’il y a des différences et ce dans tout
      l’homme et la femme n’agit et ne pense pas pareil
      ce qui peut etre futile pour un peut etre important pour l’autre
      mais c’est avec le temps et la volonté que les deux peuvent par leur différence
      devenir des complices

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        1. Vous mériteriez que je dise oui.
          Pourquoi voulez-vous qu’admettre l’entité humaine conduise à nier une entité homme, et une entité femme?
          C’est comme si vous disiez qu’il n’y a pas d’âge, parce que jeunes et vieux sont tous des êtres humains…

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  6. Au regard des réactions et comportements de beaucoup de femmes à l’égard de leurs progénitures, de leurs partenaires, on peut considérer qu’elles détruisent massivement, non?
    Si c’est une voie que vous ne souhaitez pas poursuivre, effacez-là. Je ne tiens pas à déclencher une guerre.
    Voyez plutôt mon commentaire comme une réaction épidermique contre quelques clichés à l’eau de rose.
    Je n’oublie pas que la grande majorité d’entre elles sur cette planète, vivent dans des conditions morales, économiques et sociales déplorables quand elles ne sont pas victimes de crimes ignobles souvent commis par des hommes d’ailleurs (viols comme arme de guerre) .

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  7. Non, pas du tout, j’ai cherché à nuancer ma provocation qui visiblement avait blessé des susceptibilités. Jamais une destruction ne peut se comparer à une autre et un conflit en justifier un autre. L’idée de concevoir la femme comme un outil entre les mains d’un homme, me révolte comme celui de l’enfermer dans une conception simplifiée, (manipulatrice/manipulée). Ma phrase n’avait d’autre but que de dénoncer les généralisations qui ne s’appliquent que très mal aux individus que nous sommes. La première des destructions n’est-elle pas celle justement de nous retirer cette forme de la liberté: notre individualité?Vous vous sentez correspondre à l’un de ces jeux de rôles, vous? Moi, pas trop.
    La vie contient ses parts de destructions intrinsèques, formulez un choix et choisir une voie n’est-ce pas détruire d’autres possibilités?

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    1. Je suis d’accord avec quasiment tout ce que vous dites, en particulier avec la fin : choisir tue la liberté. Je propose même la solution utopique, choisir tout, qui est possible plus souvent qu’on ne croît, sinon toujours.

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  8. les femmes sont et ont été massivement simple objet d’échange entre les hommes, non autorisées à éprouver d’autre désir que celui d’être aimée, cad protégée, entretenue par un homme … les « armes » qu’elles ont développées à cet usage, les pathologies qu’elles ont développées en conséquence de cette situation rendent compte de l’image du féminin. L’expérience physique que nombre d’entre elles font de la maternité n’est pas sans conséquence, mais malheureusement elles se vengent souvent sur les enfants de la frustration qui leur est imposée en tant que sujet (d’amour)

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    1. Passionnant,
      j’oubliais en effet les enfants
      Ce serait donc une sorte de combat à trois,
      peut-être avec la génération future comme enjeu.
      D’habitude, la psychanalyse se tourne vers le passé, et souvent le plus lointain.
      Ici, ce serait au contraire l’avenir qui servirait d’horizon de sens, Les désirs en question,
      au lieu de se construire dans ce que mes parents m’ont fait
      porteraient sur ce que les enfants doivent faire,
      comme par exemple réussir où j’ai échoué,
      ou ne surtout pas me dépasser, etc.

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  9. on ne construit pas en terrain minaudable!!

    étrangement l’ensemble du texte et des commentaires me semble du chinois, je ne comprends pas cette langue, qui me semble ressembler à un inventaire de frustrations, un manque d’empathie, une catégorisation aléatoire autant qu’affective.
    la pensée ayant (dans l’histoire…et pas seulement) été essentiellement construite et conservée par les hommes je crois que les mots pour définir la femme ou les femmes sont des demi-mots avec des moitié de sens et des moitiés insensées…
    ceci dit je n’ai pas davantage d’arguments que l’incompréhension !

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  10. Je suis assez d’accord avec Nietzsche pour dire que la femme est un homme comme les autres. Que met-on derrière les entités homme et femme si ce n’est la définition que nous en impose la société, une définition qui reconnaissons, plus qu’elle provient des hommes eux-mêmes et de notre société, peut-être réécrite à l’infinie. L’homme et la femme, ce sont des modèles, un de virilité, l’autre de douceur, mais ce ne sont pas des gens. Personne, du moins je ne connais personne qui colle à 100% et est capable de s’identifier sans trouver à y redire à un des deux genre tel que notre société le défini. Et l’humain et là. Je ne pense pas que ce soit particulièrement l’arme des femmes que de se construire un personnage collant au cliché pour mieux intégrer la société et en séduire ses protagonistes. C’est l’arme de tout être humain et nous sommes bien moins différents que la société ne veut nous le faire croire.

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  11. Je suis assez d’accord avec Nietzsche pour dire que la femme est un homme comme les autres. Que met-on derrière les entités homme et femme, si ce n’est la définition que nous en impose la société, une définition qui reconnaissons-le, puisqu’elle provient des hommes eux-mêmes et de notre société, peut-être réécrite à l’infinie. L’homme et la femme, ce sont des modèles, un de virilité, l’autre de douceur, mais ce ne sont pas des gens. Personne, du moins je ne connais personne, colle à 100% et est capable de s’identifier sans trouver à y redire à un des deux genres tels que notre société les définis. Et l’humain est là. Je ne pense pas que ce soit particulièrement l’arme des femmes que de se construire un personnage collant aux clichés pour mieux intégrer la société et en séduire ses protagonistes. C’est l’arme de tout être humain et nous sommes bien moins différents que la société ne veut nous le faire croire.

    Sans le millions de fautes d’orthographe, c’est mieux, navrée pour le coup de fatigue.

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  12. On ne nait pas femme, On le devient comme disait « Simone » ! La femme peut être une arme et quelle arme ! Surtout si elle a compris qu’elle avait son grand pouvoir de la séduction.
    La femme, se dévitalise elle aussi d’aimer, elle se sent bien loin du cliché  » princesse naïve » elle espère l’amour et la réussite sociale, elle devient mutante et montre plus aisément les crocs de la méfiance que cette tendresse qu’elle préfèrerait négocier , elle goûte aussi aux génériques de l’amour et du système, elle peut disparaître comme une bulle qui claque dans l’air pour être dans le bon courant d’air affectif sans souffrir.
    Elle vise des alternatives moins impliquées car le temps prend tout son temps dans la douceur intemporelle. Ce qu’elle n’arrive pas toujours à décoder, ce qu’elle n’aura pas dans le langage de la résonance, elle le cherchera dans tous ces panels d’hommes espérant un jour croiser le meilleur pour elle. L’alchimie de l’amour est devenue une denrée rare qui demande beaucoup d’efforts et nous en faisons en moins en moins. Le philosophe Vincent Cespedes, ce bon penseur en parle comme une flemme d’aimer. Nous vivons malheureusement dans un monde exponentiel ou il faut apprendre à se définir stratégiquement avec ces moyens technologiques qui amplifient considérablement la violence des relations du cœur et du sexe.
    Certaines femmes n’ont que la possibilité d’être à la fois kalachnikov et bout de ouate, au final une arme « molle » qui on sait la manier stratégiquement. C’est surtout notre société qui poussent tant de femmes à devenir des amazones en puissance. Elles connaissent la dure conséquence de leurs armes et malheureusement elles font parfois peur car elles deviennent des hommes et soulèvent des nouvelles interrogations !
    Les nouveaux comportements hommes-femmes étonneront toujours les idéalistes.
    Voici ce lien ou j’aime parler de ces derniers : http://relationsweb.wordpress.com

    Merci de cette lecture.
    C.L

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  13. N’existe-t-il que deux genres ?
    Ne serait-ce pas un abus de langage ?
    Voire une limitation d’icelui ?
    Voire même une limitation du français ?
    D’autres langues évoquent-elles des palettes plus larges dépeignant des réalités plus subtiles « entre » les pôles trop définis féminins et masculins ?
    Cet esse, d’ailleurs, aux ‘fémininS’ et ‘masculinS’ dirait beaucoup si l’on se penchait par dessus…

    Le philosophe qui profèrerait que la femme est un homme comme les autres ne sombre-t-il pas, pour le plaisir de l’argument, dans le travers qu’il voudrait dénoncer ? Car l’on peut tout aussi bien dire qu’aucun des deux n’existe… en tant que genre.

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      1. Oui. Nous sommes d’accord.

        Cependant, mettant entre parenthèses la réalité objective des corps,
        il se pourrait bien que le ressenti, la définition personnelle du genre,
        ne soit pas si définit qu’on le présente, croit, fait croire, aime à penser,
        communément.

        Dès lors, entre les pôles femme/homme,
        l’on aurait des femmes/femmes, des hommes/hommes, des femmes masculines/femmes, des femmes féminines/hommes féminins, des hommes féminins/femmes femmes,
        et cetera et cetera et cetera…
        dans toutes les déclinaisons fractales des possibles…

        Au même titre que les corps-fractales:
        tel nez souligné de telle bouche et ce front-ci fait un visage;
        tel nez souligne de cette bouche-là et ce front-ci fait un visage voisin mais différent
        de même dans la nature, de même dans le cosmos ???

        La diversité subtile des éléments

        Ce qui relativise et enrichit le jeu, le positionnement, casse les verticales, rompt les courbes analytiques, tue les évidences…

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  14. N’est-il pas absurde d’affirmer qu’une limite existe au même titre que de supposer qu’il n’y en ait pas du tout ? Le fait est qu’on n’en sait rien. Si Friedrich parle d’un oignon, n’est-ce pas cela qu’il soupçonne ? L’oignon est fini, sans doute, mais l’est-il vraiment ? Où s’arrête l’oignon ? Où commence la femme ? Ce qui nous même au rire et très en dehors du sujet ! L’est-on réellement ? Où commence le jeu ? N’est-ce pas le coeur de l’oignon ? Et si l’on avait de cesse de jouer ? En fonction des circonstances et des désirs ? Relire Laborit ?

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      1. Soit vous dites que « la » femme (ce qui en soi n’existe pas, bien entendu) reste imperméable au questionnement, en général. Ce qui nous ferait pouffer, parce qu’on aime ça. Et il doit y en avoir, c’est le plus amusant, comme il en existe qui n’ont de cesse de se triturer le crapouillot avec ce maladif plaisir de l’auto-contemplation/flagellation. « Ce petit plaisir, tu sais, quand tu pleures, tout au fond » (l’homme qui aimait les femmes). Soit vous proposez qu’elles – les femmes, toutes, dans leur ensemble et en particulier – restent une énigme, un coffre-fort scellé, une caverne enfouie dans le temps, que dis-je une très lointaine et inaccessible et pour autant fabuleuse galaxie que nos pauvres instruments mâles ne perceront jamais !
        Bon, je vais vous le dire le fin fond de ma pâle pensée: tout cela – La femme inaccessible, l’homme penaud, larmes fatales ! – ne sont qu’astuces de romanciers pour égayer les esprits encore perdus – plus d’un siècle après ! – dans ce romantisme révérendissime ami du marketinge populissimiste vendicole plat, vieux trucs éculés que les romancières, les toutes premières, celles du moyen-âge, celles qui posaient leurs tétins cerises sous les yeux forts peu chastes – pour les éduquer ! ces frustres assassins affublés de canassons cousus à leurs fesses incommodes -; piètres inventions que les trouvères trouvèrent afin d’obtenir riche pitance et draps propres pour la nuitée.
        Les hommes, les femmes, les chiens, les hippopotames, les vers de terre et même les araignées rusent, jouent, vitupèrent et se posent sous toutes sortes de masques pour obtenir ce qu’elles, ce qu’ils, ce qu’on cherche. Et vous même ici et ceux qui y réagissent et ceux qui font les lettrés, les sérieux, les jouasses, les poétesses, les envolées, les grosses frustres qui puent du crayon, les femmes peuvent être aussi grossières et imbéciles que des étalons de corps de garde, de cela nous pouvons en être assurés, rassurés même, mon cher camarade, sachant que l’instant d’après, tel le gorille flattant la croupe de sa femelle, les yeux pétillants de joie brute, se retourne pour imposer son poitrail de building armé des forêts à la pauvre anthropologue énamourée, l’instant d’après donc – ce fameux saut critique que seul le désir meut ! – elle minaudera comme une sauterelle touchée par le premier rayon printanier… si c’est son intérêt ! ^^

        Bienvenue sur terre, cher camarade ! ^^

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        1. C’est
          surement
          une possibilité,
          mais toute femme est aussi toutes les autres; liberté pure.
          Et qu’il puisse y avoir au fond une pleine vacuité,
          comme nietzsche le preessentait,
          n’y changerait rien,
          si l’on n’y a
          pas accès.

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  15. Non seulement on y a accès mais on y est tellement plongés qu’ils/elles, ne sachant pas quoi en faire, essaient de tout faire pour la limiter. Et sur ce plan, leur imagination est infinie.

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  16. Effectivement, à mon sens, il y a deux genres de destruction – l’une, non franche, mais plus subtile, parfois même « planifiée », l’autre, plus franche, plus « brutale », mais aussi plus simple, naissant souvent d’une position de défense. Tout ceci a, je pense, beaucoup évolué dans le mauvais sens depuis les années 80; je dirais même à la limité depuis l’utilisation généralisée d’Internet… les mentalités évoluent différemment.Mais heureusement, il reste quand même encore des « spécimens » profondément bons dans les deux espèces – et c’est consolateur :-)!
    Belle soirée à vous!

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