____LES GENTILS SONT-ILS GENTILS ?____(Lire Balaert 2)

Je ne suis pas toujours d’accord avec Balaert, par exemple sur la gentillesse. Dans Pseudo, il y a le cas troublant de Charles. Il est marié avec Sophie, et tout le monde est d’accord sur un point : il est très gentil avec elle : Il s’absente de l’hôpital pour lui apporter des fleurs, et ainsi de suite. Il est vraiment TRES gentil. C’est ça le problème. Car peut-on vraiment être aussi gentil ? Ou bien cela cache-t-il autre chose ? Question diabolique, qui admet au moins quatre réponses possibles :  

1             Charles est gentil : il est tellement bête qu’il est vraiment gentil (J’avoue ma faiblesse pour cette hypothèse, quitte à plaider l’intelligence de l’imbécile).

2             Charles se sent confusément coupable : il est parfois infidèle, et cherche inconsciemment à se faire pardonner.

3             Charles est hypocrite, et calculateur : il sait que sa femme n’est pas dupe, mais veut apparaître malgré tout aux yeux de tous les autres comme un mari aimant. Sa gentillesse est un fond de commerce.

4             Charles est pervers : il est gentil seulement pour que Sophie se sente coupable de lui devoir tant. Sa gentillesse est au fond la pire méchanceté.

J’aimerais avoir votre avis, parce que, selon la réponse, c’est la nature même de la gentillesse qui change du tout au tout.

On ne sait pas ce qu’en pense Balaert ; on sait seulement ce qu’en pense son personnage, Sophie, la femme de Charles, et c’est, hélas, très clair :  « Quant à Charles, qu’il m’aime comme il le fait, bien sûr que si, c’est une raison suffisante de lui en vouloir ! Il y a de la perversité à aimer comme le fait mon mari. A pousser l’autre dans ses retranchements, jusqu’à l’exaspération. A se parer soi-même de toutes les qualités de l’amour vertueux pour que l’autre, en regard, se sente diminué. C’est diabolique, son besoin de passer pour un ange. (…) Sa bonhomie est trompeuse. Ses cadeaux sont des pièges. Il me porte aux nues, apparemment, parce qu’il sait, il espère, que par contrecoup, je vais me culpabiliser. Demander pardon d’être si méchante avec lui qui est si gentil. (…) S’il existait, l’amour serait gratuit et désintéressé. Or ce que je vois agiter les cœurs sous ce nom est un exercice comptable qui exige des retours et crée des dettes»

En savoir plus sur Ella Balaert:

http://ellabalaert.wordpress.com/                     http://fr-fr.facebook.com/people/Ella-Balaert/

74 réflexions sur “____LES GENTILS SONT-ILS GENTILS ?____(Lire Balaert 2)

  1. La gentillesse peut être une charogne piège de la vie. Les vrais gentils sont ceux qui châtient bien quand ils aiment bien. Autant dire qu’ils peuvent être mauvais objet quand l’adversaire le mérite, non pas tant pour punir, mais bien pour mettre sous le nez de quelqu’un un caca qu’il se refuse à voir.
    Amitié gentille d’internaute.
    P.S. Je ne connais pas de véritables bêtes, dans la bétise du terme, mais bien seulement des esprits qui ne demandent qu’à s’ouvrir un peu plus…

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    1. Comment nommer cette hypothèse? gentillesse vigilante? Souci d’égalité? Paix armée?
      P.S. Vous avez raison de me signaler le malentendu possible quant à la bêtise: je vais de ce pas préciser ma pensée sur ce point, en ajoutant « quitte à plaider l’intelligence de l’imbécile », une idée qui me tient à coeur).
      Merci beaucoup, et bonne journée…

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  2. Ma réponse peut être publiée. Il ne faut pas confondre gentillesse et possession. Les cadeaux et les attentions hors de proportions sont des marquages: tu m’appartiens, tu ne vis qu’à travers moi, tu me dois tout. Et ce soit disant amour passionnel détruit l’autre personne qui d’abord trouve cet être séduisant puis qui glisse vers un non être, n’ayant plus de vie propre. Certains arrivent au même résultat en frappant leur conjoint.

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  3. les jeux de masque sont toujours périlleux…..
    mais c’est aussi une façon de se sentir vivant
    de vivre des émotions intenses…
    le plaisir de l’écriture…endosser la peau de personnages
    laisser la part aux rêves….
    reconnaitre l’imperfection de notre humanité
    et aussi……sa grandeur !
    amicalement
    Norbert

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      1. Bonsoir.Non je ne crois pas pourquoi un rôle? Est-ce que la gentillesse est un signe de betise? Je ne crois pas le fameux imbécile heureux existe bien sur mais,la gentillesse est une manière d’être et elle se cultive en prenant un chemin autre que le bête et méchant.Ni le vécu,ni l’imaginaire juste une chance..

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  4. Objet de regard, de soins, de plaisir, de désir… il est narcissiquement plus agréable d’être « un bon objet », à condition de ne pas trahir, ce faisant, le sujet de désir que l’on est aussi…gentillesse réelle quand les deux sont d’accord, -objet et sujet – mensonge quand le sujet utilise l’objet qu’il est en vue d’un bénéfice (de pouvoir, d’argent…)
    « je suis votre obligé… » dit bien la prise de pouvoir que peut être le cadeau
    le potlach aussi…
    La perversité est un degré supérieur de mensonge, de calcul, où la prise de pouvoir va jusqu’à la destruction totale de l’autre…
    et pourtant je crois que l’on peut aussi être gentil, c’est à dire satisfaire un désir autre que celui d’être un bon objet…(ainsi le plaisir de l’autre augmente mon plaisir)
    Balaert et c’est aussi son art, laisse le lecteur décider de la valeur de la gentillesse de Charles, bon objet ou grand pervers ? On doute cependant qu’il soit vraiment gentil (car il ne trouverait pas son compte dans la suspicion déclarée de sa femme)

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  5. Pourquoi faudrait-il n’admettre qu’une seule forme de gentillesse ? Je crois qu’elles sont toutes possibles, et qu’il existe un tel foisonnement de caractères humains et de circonstances, qu’on ne peut même pas donner de liste exhaustive des « types » de gentillesse sans risquer de la voir déborder aussitôt par un Gentil aux motivations imprévues.
    Mais j’ai beaucoup aimé votre article ; il a le mérite de stimuler la réflexion à ce sujet !🙂

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    1. J’aime beaucoup le multiple, mais j’ai aussi le goût de l’unité, du sens d’ensemble, de l’idée.
      très franchmen, j’aurais autant de mal à renoncer à l’un qu’à l’autre. Mais est-ce nécessaire?
      Faudrait-il se donc se résoudre, si l’on vous suit, à analyser chaque gentillesse, au cas par cas?
      J’ai presque envie de réagir comme Platon: y a-t-il alors un sens pour le mot gentillesse?
      ou tellement de sens que l’on ne sait plus du tout ce que c’est, ni surtout si elle existe?

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  6. Je vais vous sortir la théorie de House  » être gentil c’est pour les faibles «  » et parfois je me demande s’il n’a pas raison , habituellement dans l’échelle social les gens abominables , les pervers et les menteurs on une place de choix dans la vie , tandis que les gentils sont en bas de l’échelle .

    Être trop gentil c’est une belle lacune et malheureusement dans la vrai vie on ne gagne jamais …

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    1. De Moïse
      et Bouddha
      à Simone Weil,
      Wittgenstein,
      en passant par
      Thalès et Socrate,
      Jésus et Nagarjuna,
      Averroès et les cathares,
      Thomas More et Descartes
      comme par Rousseau et Marx,
      mes maîtres ont élu la pauvreté.
      Je suis et je me veux, comme eux,
      du côté des faibles et des trop gentils,
      quitte à toujours souffrir et toujours perdre.
      C’est même une assez bonne définition de ce que,
      grâce à eux, je nomme le bien, l’être ou l’utopie,
      qui sont une seule et même chose: la force des faibles.

      Je vous remercie de m’avoir permis de dire aussi clairement
      une chose qui me tient à coeur, et qui sous-tend tout mon travail

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  7. Et peut-être que simplement, il aime faire plaisir à Sophie, parce qu’il aime Sophie….Ce que je trouve malheureux, c’est justement qu’aujourd’hui, être gentil veut forcément dire, soit que l’on est intéressé, soit que l’on est bête. Il faut donc faire croire qu’on ne l’est pas, gentil, pour pas passer pour un abruti ou un calculateur….
    Des gens sont comme ça, tout simplement, par amour, amitié, et se disent juste qu’acheter quelques fleurs, vaux bien un sourire!

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  8. Donc, pour vous,
    il y aurait de vrais gentils?
    Diable! voila que l’affaire se corse…
    Si les désaccords s’accroissent encore,
    nous allons tous devoir dégainer nos arguments!
    Je vais de ce pas fourbir les miens…
    A bientôt, donc…

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    1. De vrais gentils?

      C’est a dire des gentils qui le sont non pas pour un gain personel, pour etablir une reputation honorable, pour recevoir des louanges our pour jouir d’un plaisir egoiste.
      Ou encore qui le sont pour eviter des souffrances, subir les effets d’un blame, participer d’une reputation de fourbe ou encore eviter de perdre quelque bien materiel.

      Des vrais gentils qui le sont parce qu’ils ont l’interet de l’autre a choeur, parce qu’ils mettent l’autre avant eux, parce qu’ils recherchent a beneficier a l’autre, parce qu’ils considerebt l’autre, les autres, tout les autres comme plus important que l’unique « moi-meme »; des vrais gentils comme cela, bien sur qu’ils existent.

      S’ils n’existaient pas comment pourrions nous meme les penser?

      Des exemples:
      Buddha,
      Jesus Christ,
      Nagarjuna,
      Tsongkhapa,
      Gandhi,
      Mother Theresa,

      Malheureusement pas assez d’entre eux emergent d’une pensee agnostique.

      Qu’est-ce qui vous fait donc penser que les vrais gentils ne puissent pas exister?
      Si vous ne pouvez pas les voir ainsi, vous ne parviendrez pas vous-memes a realiser ces qualites de sagesse et de compassion dont fait montre un « vrai gentil ». Vous etablissez des limites a votre plenitude et amenagez des parametres paranoiaques dans la comprehension des gestes que les autres ont envers vous.
      Il ne s’agit pas d’etre naif, car je reconnnais avec vous que les « vrais gentils » sont exceptionels, mais je reconnais qu’ils sont posssibles et reels aussi.

      Qu’en pensez vous?

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  9. J’abonde dans le sens de AHM. On peut être gentil parce que c’est plaisant d’être gentil. Quand je suis gentille et attentionée avec mon copain, c’est parce que je l’aime, que j’aime lui faire plaisir et que j’en retire moi aussi du plaisir.

    Et si on était gentil parce qu’on se sent simplement bien, quand on est gentil.
    Voir le guide que j’ai écrit sur la gentillesse, on y traite des bienfaits de la gentillesse.
    http://carrefour-education.qc.ca/guides_thematiques/la_journ%C3%A9e_mondiale_de_la_gentillesse_-_13_novembre

    Le 13 novembr prochain, ne manquez pas de célébrer la journée mondiale de la gentillesse, d’ailleurs.

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      1. Je ne pense pas qu’on ait à convaincre les gens de le faire ou non. Ça demeure un choix, selon moi. Si on ne le « sent pas » en soi, ça ne sert à rien… C’est comme faire du sport. On se sent si bien quand on en fait, mais ce n’est pas tout le monde qui s’y adonne…

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  10. Les gentils peuvent être niais, calculateurs, démoniaques ou superbement hypocrites… Les gentils sont des méchants qui ne veulent pas se l’avouer.
    Pourquoi ?
    Parce que, avant tout, ce sont des humains et que l’humain est comme cela…
    Gentil quand il veut jouer le gentil… pour mieux baiser l’autre.

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      1. Exact… on ne se méfie jamais assez des « vrais gentils »… leur empathie, leur manipulation, leur façon d’être, les rendent à nos yeux totalement inoffensifs… seulement ce sont des loups déguisés en agneaux.

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  11. Je trouve plusieurs de ces réponses bien cyniques. Pourquoi tout de suite croire au pire ? Pourquoi ne pas simplement accepter les cadeaux et les gentillesses que l’être aimé nous fait ? Pourquoi y aurait-il anguille sous roche ? N’est-il pas plus plaisant de donner que de recevoir ? Remarquez, que ce n’est pas tout le monde qui est capable de recevoir les cadeaux de la vie. Combien de personnes sabotent leur couple ou autres aussitôt que cela va trop bien ? Parce qu’ils se complaisent dans leur malheur et que dans le fond, ils ne se sentent «bien» que quand cela ne va pas bien. N’est-ce pas malheureux ? Et puis, si cela la rend si mal à l’aise toutes ses preuves de gentillesse pourquoi ne lui en parle-t-elle pas au lieux de penser qu’il ne pense qu’à mal faire dans le fond ?

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  12. on est gentil ou on l’est pas
    si on est gentil dans le but de manipuler, tromper ce n’est pas de la gentillesse c’est de l,hypocrésie
    Peut t’on etre trop gentil .. je pense que non
    car on peut etre trop méchant il y a tjs un contraire

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  13. Avant de lire les autres commentaires, et n’ayant pas lu le texte original complet, je peux essayer de parler de ma propre gentillesse (mais je préfère parler de bienveillance). Mais on peut d’abord explorer une autre voie.
    Le texte en question semble parler d’un homme, souvent infidèle, qui est « gentil » avec sa femme, trompée. Et il y a 4 hypothèses. J’en ajouterais bien une cinquième : le poly-amour, ou l’idiotie de la fidélité.
    Pourquoi ne peut-on aimer qu’une seule personne à la fois ? Parce que c’est matériellement difficile ? ou parce que notre culture judéo-chrétienne prône le couple comme l’idéal de la vie ? Il y a d’autres cultures où les couples sont plus « lâches » et où l’on se sépare sans qu’il y ait des cris voire des coups. Qu’est-ce que cette « trahison » de son conjoint d’avoir fait l’amour avec une autre personne, voire d’avoir aimé (ne serait-ce qu’un temps) cette autre personne ? L’amour telle que nous le concevons n’est-il pas le fruit un peu trop mûr d’une façon de voir le monde réduite au couple ? Ou bien, lorsqu’on a enfin trouvé celui/celle avec qui, enfin, on est bien et avec qui on espère continuer et finir sa vie, on se sent trahi mais surtout perdu s’il/elle part ailleurs ? Ne pas supporter les « infidélités », c’est avoir peur qu’il/elle parte définitivement ? et donc qu’on se retrouve seul(e), perdu, triste, paumé, dans cette vie qui nous semble insupportable seul ? Pourtant, il y a des « couples » où leur contrat stipule que, loin l’un de l’autre, manquant de tendresse ou de sexe, ils s’autorisent à butiner les fruits qu’ils rencontrent… sans qu’il y ait de jalousie, car ils savent que ce n’est que fugace. J’en connais au moins un. Le niveau au-dessus serait qu’ils acceptent le risque que l’un de ces fruits goûteux de passage devienne plus important et que le compagnon parte vers l’autre : ce serait accepter sans souffrir l’impermanence et l’usure possible voire normale des liens affectifs et amoureux…
    Quant à moi, j’ai été tellement gentil avec ELLE qu’elle n’a pas supporté ! Je ne la trompais pas, oh que non ! Mais, dans son histoire difficile, elle n’avait jamais reçu autant de gentillesse, ce qui lui était insupportable. Mais, pourquoi étais-je si « gentil ». Et comment étais-je gentil ? En faisant passer en second mes désirs et mes contraintes, en oubliant ce que mon ego aurait pu demander, pour prendre soin d’elle et être attentionné, par bienveillance et amour envers cette femme avec qui j’étais heureux de faire un bout de chemin dans cette vie absurde. Mais, bon, elle a rompu alors que je n’avais fait qu’à peine goûter au bonheur d’être bien à deux. Rompre au tout début du printemps, c’est vache ! Me jeter et donc me condamner à passer le printemps et l’été seul, dans l’enfer de sa rupture, c’était vache. J’avais été tellement « gentil » avec elle, trop amoureux, trop oublieux à son avis de mes propres intérêts et à ne penser qu’à elle, avec mesure quand même de mon point de vue, qu’elle n’a pas supporté. L’amour rend aveugle. Mais j’étais gentil par amour et par bienveillance. Et là, elle ne comprend toujours pas que, malgré ce qu’elle m’a fait subir, je n’ai aucune colère envers elle. Comprendre ce qui sous-tend le comportement d’autrui, cela permet de différencier la personne des démons anciens qui la manipulent. On peut être gentil envers quelqu’un qui vous a fait du mal parce qu’on voit au-delà des apparences : on pardonne parce qu’on sait qu’elle est le pantin de forces qu’elle ne maîtrise pas.
    Bon, je me suis écarté du sujet… Mais on peut être « gentil » avec la femme qu’on a trompée si, de son point de vue, cette tromperie n’en était pas une. J’ai pu faire merveilleusement l’amour (c’est elle qui l’a dit) à une femme qui m’aimait alors que je n’avais que de la bienveillance pour elle et pas d’amour profond (et elle le savait). Car on peut aussi considérer que trouver quelqu’un avec qui être bien pendant quelques heures au lit et lui donner beaucoup de tendresse et de plaisir, c’est une réalisation formidable de son être. On peut trouver que faire l’amour, sans amour véritable mais avec bienveillance et don de soi pour l’autre, c’est une communion, c’est un pied-de-nez à la mort. Mais, bon, la Bible et ses conneries ont fait tellement de mal… qu’il faudra des siècles encore pour s’en défaire totalement… Penser le monde autrement qu’au travers de la vision chrétienne permet de le vivre autrement. Mais, bon, ce ne sont que des mots. Que ferais-je si la femme que j’aime aimait passer de bons moments avec d’autres hommes rencontrés par hasard ? On a beau essayé de se défaire d’un carcan, ce n’est pas facile… Mais bon, je n’ai pas ce problème, puisque, pour le moment, je n’ai personne à aimer.
    Bon, pour finir, on peut être gentil avec les autres tout simplement parce qu’on a bien conscience de l’impermanence de la vie et que, tous comptes faits, ce n’est pas si grave que ça de faire des écarts. Mais bon, pour que ça marche, il faut être deux à avoir la même vision du monde. Il ne suffit pas d’être bienveillant ; il faut aussi se demander ce que cela fait aux autres : comment ils prennent cette gentillesse. Sans parler de perversité à être faussement gentil, il y a une certaine bêtise à être gentil envers quelqu’un si cela lui fait du mal. Bref, il faut toujours observer les conséquences de ses actes, bons et mauvais, et chercher à comprendre ce qui est caché. Sauf que, dans ce monde moderne, on a d’autre choses à faire ! comme de regarder des feuilletons américains débiles pour satisfaire son besoin d’être rassuré en retrouvant des personnages qui sont comme une famille : se rassurer.
    Sur ce, après toutes ces bêtises, bonne nuit !

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    1. Je vous remercie aussi vivement pour vos analyses que pour vos témoignages. C’est un bel effort de sincérité par rapport au vécu. A lire la diversité des réponses, et la richesse de la votre, on se prend à penser que cette question touche au coeur de l’image que l’on se fait, tant de soi que de l’autre, mais qu’elle affecte aussi l’image de la vie qui résulte de nos expériences, ou de nos souvenirs. On craint, en la posant, de retourner un masque, qui en inverserait le sens. Merci de m’avoir permis d’en soupconner la profondeur, et peut-être aussi le péril…
      Bonne soirée, et à bientôt, j’espère…

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    2. Vous vous êtes apparemment éloigné du sujet, mais, je connais un autre poly amoureux formidablement gentil,,, Serait-il plus facile d’être gentil quand on est aimé (en mettant ses oeufs dans plusieurs paniers, si vous me permettez cette métaphore)
      ou le partage sexuel n’est-il pas un piment qui empêche le désir de se fatiguer (piment qui manque au gentil, car il est bien avéré que les méchants ont un potentiel érotique). La non exclusivité étant une forme de « méchanceté » (compensée par une gentillesse sans fond)
      Et bien sûr je ne peux pas passer à coté de votre petite phrase : Que ferais-je si la femme que j’aime aimait passer de bons moments avec d’autres hommes rencontrés par hasard ?
      Ne vous interdisez-vous pas d’aimer pour ne pas prendre ce risque, ou le risque d’être fidèle, et abandonné encore une fois car trop gentil…???

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  14. Mais ils ne sont pas très gentils tous ces commentaires. Un Gentil est donc un méchant qui s’ignore, un calculateur, un infidèle, un manipulateur, un faible, … Puéril et tout. Sniff. Je vais consulter. Mais probablement, je ne suis pas un vrai gentil. Je fais semblant. Pour tromper mes adversaires. Ou de la gentillesse mercantile, c’est ça. Et puis hier j’ai vraiment été méchant avec Marco, … Heu enfin pas vraiment, vraiment. En tous les cas, c’est fini d’être Gentil. D’ailleurs, si j’écris ce commentaire c’était pour faire plaisir à Jean-Paul qui me l’a demandé. Voilà. J’ai encore voulu être gentil. Trop bon trop con ! (Bacri dans Une affaire de famille). Ah, si j’avais su, je n’aurais jamais écrit ce foutu commentaire de merde. Je culpabilise. Ils vont tous se moquer de moi. Incrédules. « C’est un faux gentil qui joue au vrai gentil » qu’ils vont commenter. Jean-Paul, pourquoi as-tu écrit ce commentaire sur mon blog? Sale type, va ! T’es vraiment qu’une grosse m…. Ca y’est ça marche. D’abord les insultes puis si je force un peu … La violence. Je suis en phase de guérison. Au chiotte, les gentils!

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    1. Magnifique
      mouvement d’ironie!
      Sur le fond, je suis d’accord
      avec ce que vous sous entendez:
      la véritable gentillesse est possible.
      J’ajouterai que ce qui lui évite la niaiserie,
      c’est que le vrai gentil fait semblant d’être un imbécile,
      et, le plus souvent, avec un vrai talent…

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    1. Superbe! Voilà qui m’évoque les premiers mots de Socrate dans le Phédon de Platon.
      Alors qu’il vient deboire la cigue, qu’il va donc mourir d’ici peu,
      et que tout les disciples assemblés attendent impatiemment le début de se dernière leçon,
      il se masse longuement les mollets…
      (là où l’on vient de lui ôter les chaînes)
      Puis il dit que c’est merveille de voir
      comment
      toujours
      là où était la douleur, vient le plaisir,
      ou l’inverse
      comme s’ils étaient deux corps…
      nantis d’une seule tête…

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  15. Le témoignage d’une Vraie Gentille…

    Préférer prendre sur soi pour ne pas voir souffrir les autres, préférer prendre à son compte les difficultés pour préserver son entourage.

    Créer de la magie dans le quotidien pour faire sourire ceux qu’on aime, les surprendre, leur donner de la joie, toute simple…

    Etre faible dans l’esprit commun.

    Cette faiblesse, c’est ma force, ma drogue à moi.

    Et ce que j’y gagne en retours, c’est un trésor, le seul trésor qui me soit essentiel.

    Je ne me retrouve ni dans les « bêtes », ni dans les « manipulateurs », ni dans les « cyniques ».

    N’aurait-on pas inventé le mot gentil car sa définition est toute singulière ?

    Je ne revendique rien d’autre que de pouvoir être gentille, Gentille… en toute intelliigence.

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    1. Merci beaucoup! Car c’est bien plus qu’un témoignage…

      D’une part, je m’interroge sur le sens de vos infinitifs:
      Décisions personnelles, ne concernant que vous?
      Conseils à suivre par les autres?
      Rêgles à suivre pour être gentil?
      Commandements moraux?

      D’autre part,
      on aimerait en savoir plus,
      bien plus, sur ce trésor essentiel…
      (Une idée me vient tout à coup: ) Serait-ce l’intelligence?

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  16. La gentillesse est souvent associée à la faiblesse, et pourtant ne serait ce pas plutôt la méchanceté qui prendrait naissance dans le nid de l’impuissance ?
    Pourquoi est il tellement si simple d’associer « le gentil » à la mièvrerie, à la crédulité, au profit…
    Moi, je crois qu’au contraire, il est plus compliqué d’être gentil que de se laisser aller à une pulsion de méchanceté…Juste une qualité qu’il n’est pas toujours simple à employer…Une association à la douceur, au réconfort…enfin une qualité non ?
    Mais au fait…l’Homme nait il gentil ou méchant ?

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  17. Pourquoi diable ce procès de la gentillesse ? Si on l’ampute d’une certaine connotation de niaiserie, dont on veut bien l’affubler de nos jours, la gentillesse demeure une qualité qui peut avoir valeur de vertu.
    Et pourquoi donc la psychologie peut-elle y chercher un travers tordu, comme si « être gentil » pouvait ne pas être un acte gratuit ? Du pur amour, du pur plaisir …
    Utopique ? Peut-être, pas sûr ; idéaliste ? Certainement ! Faiblesse ? Caractère des forts !
    Comme vous Jean-Paul, je me range du côté des faibles et des « trop » gentils (l’est-on jamais assez ?) au risque de passer pour un ringard.
    Mais la gentillesse non feinte est aussi un fruit délicieux de l’Amour !

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  18. Pour répondre à votre question, je vais reprendre chacune de vos hypothèses :

    – « Charles est gentil : il est tellement bête qu’il est vraiment gentil (J’avoue ma faiblesse pour cette hypothèse, quitte à plaider l’intelligence de l’imbécile). »

    Sur cette possibilité, nous pourrions évoquer le « faux-self » Winnicottien. Le vrai self, non pathologique, résulterait d’une distinction du moi et du non-moi chez le bébé. Le petit d’homme se construit en tant que personne à part entière à la suite d’une co-construction avec la mère suffisamment bonne, lui permettant, au fur et à mesure de faire l’expérience d’une illusion de l’omnipotence de cette dernière, amenant aux phénomènes transitionnels (l’espace, le jeu, l’objet…).
    Tandis que le faux-self répond à la soumission de l’enfant aux désirs de la mère non suffisamment bonne. La construction de se faux-self permet la dissimulation du vrai-self.
    La personne ne peut exister en tant que tel, elle n’existe qu’à travers l’autre et que pour l’autre. L’individu n’est plus une fin en soi mais l’objet d’un tiers. Il ne s’organise psychiquement qu’à travers ce dernier.
    S’avoir gérer ces deux facettes, et amener l’expression du vrai-self amènera également au dépassement de la mauvaise foi sartrienne et à rendre le sujet libre et créatif.
    (excusez moi de commencer par des concepts psychanalytiques pour partir dans la phénoménologie, l’association libre amène à partir dans tous les sens🙂 ).

    – « Charles se sent confusément coupable : il est parfois infidèle, et cherche inconsciemment à se faire pardonner. »

    Cette hypothèse renvoie à la notion de culpabilité. Winnicott avait également écrit un texte « Agressivité, Culpabilité et Réparation » amenant à concevoir la culpabilité comme la réponse à une agressivité latente ou à des désirs refoulés. La culpabilité est une des caractéristiques de la névrose. Freud avait également évoqué ce concept dans son cas « l’homme aux loups » décrivant la névrose obsessionnelle : cet individu culpabilise d’un acte qu’il n’a pas encore fait mais qu’il aurait pu faire : l’obsessionnel effectue des rituels, de l’ordre de l’annulation rétroactive, mécanisme de défense consistant à annuler un acte à l’origine d’un conflit psychique (plus concrètement : l’individu à des pensées morbides envers une personne et il va effectuer des rituels pour annuler ces pensées. En passant, la religion a également des liens avec la névrose obsessionnelle, mais nous aurons peut-être l’occasion d’en reparler🙂 ).
    Ainsi, si Charles est gentil, ce n’est peut être que la réparation dû à la culpabilité de pensées agressives (ou d’actes?).

    – « Charles est hypocrite, et calculateur : il sait que sa femme n’est pas dupe, mais veut apparaître malgré tout aux yeux de tous les autres comme un mari aimant. Sa gentillesse est un fond de commerce. »
    – « Charles est pervers : il est gentil seulement pour que Sophie se sente coupable de lui devoir tant. Sa gentillesse est au fond la pire méchanceté. »

    Sur ces deux derniers points, nous partons vers la non-structure état limite, perverse. L’individu considérant l’autre comme objet et non comme sujet. Comme l’objet de sa jouissance personnelle. Cependant, ne serait-ce pas du côté de Sophie une manière de se déculpabiliser de penser que Charles est manipulateur? Ou bien encore de projeter inconsciemment ce qu’elle peut penser d’elle-même sur Charles?
    Sophie pourrait très bien se penser manipulatrice en utilisant Charles comme son objet. Cependant, cette simple pensée pourrait être tellement culpabilisante qu’elle préfère considérer que Charles est le manipulateur?

    Sur ces derniers hypothèses théoriques,
    A bientôt!

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    1. Merci, c’est pasionnant, et j’ai beaucoup appris.
      J’ai le sentiment qu’à la fin, vous brulez
      et pourtant je ne pensais pas l’analyse possible
      en l’absence des mots du patient
      (je n’en ai donné aucun,
      mais il y en a dans le livre)

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  19. bon je me lance : une personne gentille est souvent prise pour une idiote, ou une hypocrite dans l’ensemble de la socièté donc difficile de nos jours d’être gentils ! Pourtant c’est si agréable la gentille : un mot gentil pour réconforter un ami, un geste d’affection, un simple sourire peuvent améliorer un moment de la journée. Merci à vous pour vos passages chez moi à bientôt

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  20. être méchant c’est prendre le risque de ne pas être aimé, vouloir vérifier qu’on l’est (aimé) , être fidèle à un désir qui ne concorde pas avec celui de l’autre (être égoïste)
    être gentil c’est facile quand les désirs concordent, et c’est gratifiant, tellement gratifiant qu’on est prêt à un petit mensonge avec soi-même…
    c’est l’intention qui compte mais l’enfer est pavé de bonnes intentions… alors le même geste (offrir des fleurs) peut être gentil (il n’attend rien en retour car le plaisir d’être un bon objet satisfait le sujet que nous sommes, autrement dit le plaisir de faire plaisir) ou égoiste, voire pervers (il met l’autre en dette)
    L’homme est méchant quand il est blessé – dans son être, son narcissisme, frustré dans son désir de toute puissance, quand il n’a pas appris l’existence de l’autre (trop malheureux ou trop gâté) est-il possible d’échapper à toutes ces circonstances ??

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  21. Charles peut être gentil pour l’une des quatre hypothèses soulevées, mais il existe une autre possibilité, Charles peut être simplement gentil de nature, sans calcul et sans arrière pensée.
    Cela existe

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    1. Mais depuis quand avons-nous une nature? Et laquelle?
      Je crains fort que la seul nature possible pour l’homme soit de n’en point avoir.
      Par ailleurs, je crains que la « nature » et les « astres » ne fassent pas bon ménage:
      Comment préciser le sens de ces mots sans qu’ils se contredisent?

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  22. Merci pour votre aimable invitation à réfléchir, voici une tentative d’exprimer ma pensée (j’espère que ce ne sera pas trop confus)!

    Je crois que tout dépend de la définition que l’on donne à la gentillesse. Si on ne parle que d’un acte jugé par les autres, alors il est vrai que la gentillesse pose problème: dans les quatre hypothèses, Charles agit gentiment, et pourtant dans les trois dernières… c’est sacrément louche.
    A mon avis, c’est l’intention du « gentil » qui définit les limites de la gentillesse: quand on n’est gentil que par ambition de recevoir une gratification extérieure (endettement d’autrui, réputation de sainteté…), je pense qu’il vaut mieux parler d’hypocrisie et de manipulation, comme on le voit dans les trois dernières solutions.
    Après, on peut être gentil selon des principes qui nous ont été inculqués, ou que l’on a choisi d’appliquer. On agit avec gentillesse sans rien chercher en retour, car on estime que c’est « normal », que cela fait partie de l’attitude à avoir pour que le monde fonctionne de manière plus plaisante. Je crois qu’il peut y avoir aussi une part d’égoïsme inconscient dans la gentillesse. Quand je vois que mes actes donnent le sourire à quelqu’un, je souris aussi. Cela me fait plaisir de faire plaisir. La gratification vient de ma propre conscience. Dans ce cas, au-delà d’agir pour autrui, j’agis pour moi, mais dans les faits mon acte apparaît désintéressé, car à part me faire plaisir à moi-même intérieurement, je n’ai pas d’autres intérêts extérieurs que de faire plaisir à autrui.
    En fait je ne crois pas que la gentillesse soit quelque chose de naturel. Je pense que la gentillesse s’apprend et se choisit, qu’elle canalise les pulsions de l’ego pour aider à mieux vivre avec les autres. Mais il faut être prudent, et arriver à discerner les simulacres de gentillesse qui cherchent un profit concret découlant de l’acte, et les comportements gentils déterminés par l’éducation et des choix qui, même s’ils peuvent se rapporter au final à l’ego, restent focalisés sur le bien d’autrui.
    En ce qui me concerne, j’agis dès que je peux « avec gentillesse » sans rien attendre en retour, parce que tout de suite ça rend les relations humaines plus agréables et le monde un peu plus beau… rien qu’un sourire donné gratuitement à quelqu’un de mauvaise humeur peut lui remonter le moral, et ça remonte le mien par la même occasion… (j’ai une mentalité de bisounours, je sais, mais j’en suis très contente!!)
    Mais c’est ma conception du monde… tous les gens ne pensent pas forcément que le bonheur, c’est être entouré de gens en harmonie. Si pour eux le but de la vie est de surpasser les autres, alors ils utilisent l’apparence de la gentillesse pour flatter ou impressionner la galerie… résultat, les vrais gentils font les frais: combien de fois on a cru que j’étais hypocrite ou faible… mais quoi qu’il arrive, je ne changerai pour rien au monde, car je veux toujours être là pour les autres, et vivre avec eux dans l’harmonie et la confiance.

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  23. A lire votre article – je n’ai en revanche pas pris le temps de lire les commentaires, long fil d’échange, je m’en excuse -, il me semble important de (se) rappeler que l’autre est aussi et surtout celui dont je ne peux pas avoir la connaissance des intentions ; l’autre, c’est la limite de ma connaissance, je peux penser « bien » le connaitre, je n’ai pas accès à sa pensée en simultanée, pas plus que je ne peux avoir accès à sa pensée totale en différé… En somme, envisager de définir la visée d’un comportement – cette « gentillesse » – ne peut se faire que soit par égocentrisme – « il » pense, « il » agit ainsi que je peux soit le faire, soit l’envisager, soit encore comme je l’envisage – ou par généralisation normative… Je n’ai pas accès en première personne aux réflexions, intentions et pensées d’un autre : ainsi peut-être se caractérise notre individualité, juridique et politique, sociale et sensible. Voici pour un bref point d’intentionnalité qui pourrait trouver ses développements dans la philosophie de l’esprit, la phénoménologie passée et les sciences cognitives contemporaines.

    En vous souhaitant une bonne soirée, au plaisir.

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    1. Voulez-vous dire que
      nous ne saurons jamais,
      faute d’être à sa place,
      si l’autre est vraiment gentil?
      La début évoquait Levinas,
      mais la fin décoit nos espérances
      a la manière de Kant:
      la gentillesse serait-elle une chose en soi?

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  24. Bonsoir,

    Vous me demandez mon avis sur la gentillesse (suite à un article paru dans mon blog http://www.chronique-libre.com) … Vaste sujet, comme l’attestent les nombreux commentaires que vous avez reçus.

    Mon expérience personnelle, ainsi que celle des nombreuses personnes que j’ai pu recevoir dans mon cabinet (en tant qu’Astrologue-Psychothérapeute), me font penser que la gentillesse existe et -surtout- qu’il y a des personnes plus gentilles que d’autres. Non pas que les « autres » soient méchantes mais elles n’ont pas le goût de la gentillesse.

    Je me demande même si la gentillesse ne serait pas innée ? Il y a, par exemple, des thèmes astrologiques qui indiquent une personnalité « gentille », répondant à a définition du Petit Larousse : « Agréable, qui plaît, aimable et complaisant ». Certaines personnes naissent avec des configurations astrales où la gentillesse est omniprésente : serait-ce le cas de Cath, dont je viens de lire le témoignage ci-dessus ? Merci, Cath, pour la fierté dont vous faites preuve envers votre goût pour la gentillesse !

    Et … je ne pense pas que la gentillesse soit un signe de faiblesse. Bien au contraire, il faut se sentir fort pour être gentil. D’ailleurs, comme l’on écrit plusieurs personnes, nous savons très bien que les gens « méchants » sont des personnes mal dans leur peau, des gens qui souffrent. Ce qui prouvent bien que la gentillesse est une force : malgré les vicissitudes de la vie, nous pouvons être gentils avec les autres, et même se guérir en offrant cette gentillesse qui correspond au meilleur de nous-mêmes.

    La gentillesse est donc un don, un don d’amour et plus nous l’offrons plus nous nous sentons forts.

    Maintenant, sommes-nous spontanément gentils ou bien notre gentillesse cacherait-elle de la perversité, ou tout simplement un intérêt quelconque ? Je dirais, avec un certain pragmatisme, quelle importance ? La vie est de toute façon tellement plus agréable quand nous sommes gentils et que les autres le sont avec nous !

    Cordialement.

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    1. Je ne pense pas que la vie soit plus agréable en ignorant ce que cache l’apparente gentillesse de autres.
      Quant aux signes du zodiaque, j’accepterai qau’ils nous déterminent
      lorsqu’on m’aura expliqué ce qu’ils sont,
      puisque nous savons tous
      qu’ils ne sont pas des
      constellations

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  25. Bonjour Jean-Paul,

    Vous souhaitiez avoir mon point de vue de psychologue alors je viens vous rendre visite🙂

    En psychologie clinique, je dirais : prudence.
    D’abord parce que nous ne sommes pas dans la généralité, nous faisons cas de la subjectivité et donc de la particularité de chacun.
    Ensuite, nous ne statuons pas non plus sur le bien ou le mal d’un comportement. En posant un jugement sur la gentillesse de Charles, nous passerions strictement à côté de ce qui doit être vu.

    Car des logiques de fonctionnement qui pourraient paraître a priori bizarres ou paradoxales, pourraient a posteriori, se révéler intelligibles et cohérentes à la lumière de ce qu’expriment Charles et Sophie. Charles montre de la gentillesse, en revanche, Sophie le vit comme étant un levier de pouvoir ou de manipulation qui la fait se sentir piégée, redevable et coupable. Le bien ou le mal de qui fait quoi, ou qui ressent quoi, n’est pas la question en psychologie.
    Il peut être très possible que l’un et l’autre soient authentiques et sincères et donc qu’aucun des deux n’ait « tort » dans ses sentiments, malgré cet apparent paradoxe. Ben oui, la gentillesse de Charles ne produit pas les effets escomptés chez Sophie, à savoir qu’elle devrait être ravie !
    Or, chacun agit selon ses motivations, de façon légitime. Derrière la scène qui se joue, quels sont les rouages en fonctionnement ?

    Du reste, je n’ai lu les commentaires qu’en diagonal mais il me semble que pour tenter de comprendre, des explications étayées sur des théories psy sont amorcées. Et pour cause, il faut opérer un focus et donc à mon sens, extraire cette situation de la généralisation philosophique.

    Maintenant, la première question qui me vient en lisant votre billet est : à qui profite le plus la gentillesse de Charles, pour quelles raisons a-t-elle été mis en place ? Mais il me faudrait lire le livre pour y voir plus clair😉

    Et merci pour cette invitation😉

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    1. Grand merci pour ce commentaire, votre expertise, et vos questions, si utiles. Chacun de nous va y réfléchir, je crois, en liaison avec tant de remarques suggestives apportées par tel ou telle dans ce débat. Sinon, quant aux relations entre psychologie et philosophie, je vous dirais bien que si la seconde s’affranchit, peut-être trop vite, des précautions de la première, c’est parce qu’en dehors du cabinet où l’on ne juge pas, il vaut bien vivre, et donc savoir avec qui, à quel prix, etc. Si nous pouvions vivre sans méchant ni méchanceté, il n’y aurait plus de philosophie que pour la curiosité de l’esprit. Et puis, au fond, est-il prudent de vivre?

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  26. Un tel déluge de gentillesse (du moins vécu tel quel par un conjoint) peut s’expliquer par de multiples causes parfois totalement opposées.

    Une à laquelle vous n’avez pas pensé et qui reste à envisager :
    Il pourrait s’agir de dépendance affective avec peur du rejet ou de l’abandon pour ne pas avoir été à la hauteur du conjoint. Terrorisé par un sentiment d’infériorité, le mari adopterait ainsi un comportement de soumission, les cadeaux multiples constituant ainsi une sorte de protection contre l’abandon. Nous sommes donc face à un comportement manipulatoire mais certainement pas sadique ou pervers puisqu’il ne vise pas à dominer sans empathie.

    1. Pour votre hypothèse associant la « bêtise » et la gentillesse, je n’y crois pas. Ce deux notions sont à mon sens indépendantes. On peut notamment être « bête et méchant ».

    2. La culpabilité de l’infidélité est une piste statistiquement probable, mais nous sommes encore et toujours dans la spéculation, et surtout dans l’à priori négatif. Il faut noter qu’un à priori positif est nettement préférable à adopter si l’on vise la sérénité.

    3. Pourquoi ce mari voudrait-il apparaître en mari aimant aux yeux de tous, sauf à ceux de sa propre femme?

    4. Quant à la « perversité », j’ai également du mal à y croire pour la bonne raison qu’elle est souvent associée au narcissisme et que ce narcissisme pousse plutôt à renverser les rapport de réciprocité et donc à recevoir sans donner. On doit toujours plus au narcissique que le narcissique doit au autres. L’effort du pervers viserait selon moi à rabaisser le conjoint de façon plus directe et économique.

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  27. Je viens de voir votre question :
    « LES GENTILS SONT-ILS GENTILS ? » (Ou bien ont-ils en fait d’autres motivations ?).
    Immédiatement elle me fait penser à la phrase de Nietzsche, de mémoire :
    « Quand ils disent je suis juste, cela résonne toujours comme je suis vengé. »
    Ce qui pose le problème (du rachat) de la mauvaise conscience.
    Il ne faut toutefois pas oublier l’empathie, une des facettes (complexe aussi) de la personnalité.
    Je lirai votre billet.
    Je l’ai lu : Sophie me parait assez bien comprendre la situation.
    « Que l’homme redoute la femme lorsqu’elle hait : car au fond de son cœur l’homme n’est que méchant, mais au fond de son cœur la femme est mauvaise. »
    Ainsi parlait Zarathoustra – Des femmes jeunes et vieilles.
    Francis Vanet.

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    1. J’entends bien votre position, ses attendus, et ses sources, aussi fameuses que soupconneuses.
      et je veux bien partir de toutes les hypothèses, mais la question demeure: pouvons-nous en être certain?
      Avons-nous quelque expérience de l’homme ou de la femme en général pour en décider?
      Connaissons-nous, et comment, quelque nature humaine immuable où serait inscrite à jamais le caractère méchant ou mauvais?

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  28. Ce dont il faut se méfier, c’est l’excès ( en tout). Les normes culturelles fabriquent des limites à nos comportements.La gentillesse en Afrique, en Indonésie, au Québec ou en France n’est pas définie de la même façon, de même que son excès…
    Oui, l’excès de gentillesse peut cacher autre chose, ne serait-ce que l’oubli de soi.Ce comportement n’est pas nécessairement mal intentionné. A l’occasion, il peut être pervers.

    Je trouve les propos de Sophie particulièrement cyniques, c’est peut-être chez elle qu’il faut chercher la perversion…

    Je n’arrive pas à choisir une de vos hypothèses.

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  29. Contrairement à vous, je pense que nous avons une nature individuelle, sinon que sommes-nous?
    Pour ce qui est des gentils, à mon avis, il y a les vrais gentils, les faux gentils et les trop gentils. Je pense aussi qu’être vraiment gentil ne signifie pas être toujours gentil.

    Parmi les quatre réponses sur le gentillesse de Charles, je choisirais la deuxième qui m’apparaît être le genre de gentillesse que la plupart des hommes « utilisent ». Sauf, peut-être, celle qui sert à amener une femme au lit.
    Voilà mon humble avis.

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  30. gentil , pas gentil , je ne sais pas , des représentation et le désir d’être aimé mènent souvent à la gentillesse apparente , évidemment , cela serait lié à l’enfance et à une représentation sociale convenable , le gentilhomme pas si gentil que cela finalement au niveau moral mais c’est socialement et culturellement que le mot a son importance si on s’en remet à l’étymologie , bien né donc ayant des valeurs morales supposées et apparentes
    du coup la question qui au départ m’était flou l’est encore plus ,
    ces valeurs ont elle encore une pertinence , l’agressivité ayant gagné du terrain dans un monde concurrentiel ou la moralité supposé n’est plus gage de qualité, l’important étant de gagner
    je demeure attaché aux valeurs de paix que je vois attachées à la gentillesse

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  31. cet homme n’est pas gentil !! il est simplement amoureux.. quand on aime on essaye d’apporter toujours plus à l’autre.. sans rien attendre en retour.. et ce n’est en rien un mensonge avec soi même !!!
    Quand même, moi, je ne suis pas trop pensante comme vous tous.. mais je me dis : pauvre homme.. on lui prête tout un tas de vices cachés.. tout un tas de travers. des desseins pourris, du style : « je t’ai porté des fleurs alors du me dois de l’amour.. »
    Et bien j’ai envie de dire que c’est comme de la « confiture au cochon ».. pardon pour l’expression..
    elle peut se contenter de recevoir et ne rien dire, mais non, elle en rajoute.. et dit n’importe quoi.. pourquoi ?? parce que tut simplement elle ne l’aime pas.. mais alors pas du tout;. sinon elle aurait été ravie de recevoir des fleurs de la personne qu’elle aime………

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  32. Quand on aime, on est gentil avec la personne qu’on aime.. on donne de l’amour.. c’est pourtant pas compliqué !! pourquoi devenir machiavélique ???

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