Le bonheur rend-il heureux ?

Quand parfois nous avons ce dont nous avions tant rêvé, sommes nous toujours aussi heureux que nous l’aurions cru ? Le bonheur qu’on atteint vaut-il toujours le bonheur qu’on attend ? Pourquoi cette déception au sein même du bonheur ? Peut-être parce que le bonheur ne rend pas toujours heureux.

Ce n’est pas la moue boudeuse, l’insatisfaction perpétuelle, ou l’inaction imprévue qui nous attriste, mais bien une sorte de malheur du bonheur, qui le rendrait incapable de durer et de nous satisfaire.

Or cela est une chance.

Car si le bonheur peut attrister, tout devient possible pour le malheur. Je peux cesser d’être automatiquement malheureux quand tout va mal. Il ne s’agit pas d’aimer souffrir, mais d’aimer vivre, même en souffrant.

Un malheur est il possible sans quelque démission ? Un bonheur est-il possible sans quelque décision ? Mais alors, le bonheur, c’est tout le contraire du bonheur…

20 réflexions sur “Le bonheur rend-il heureux ?

  1. Le bonheur est à attendre, et non à atteindre ; une fois atteint, le bonheur vacille ; il n’a plus la même existence que lorsque nous l’envisageions, et l’attendions… telle est la loi d’évanescence du bonheur qu’il n’est jamais que lorsqu’il n’est pas encore et cesse d’être tout à fait lorsqu’il advient

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  2. Le bonheur tout comme le malheur ne sont pas des etats permanents et heureusement ! Et même dans ces etats la variable est infinie…le bonheur constant : une duperie ! Moi je parle de petits bonheurs, d’épices quotidiennes qui mettent un peu de saveur en notre quotidien.

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  3. Posons que le bonheur est une sensation. Connaissez-vous la loi de Weber-Fletcher ? : La sensation est proportionnelle au logarithme du stimulus (la forme qu’a une courbe de logarithme est grosso modo un quart de cercle « de 9h à 12h »…) Cette loi – physique au départ – peut s’appliquer à moults domaines. La sensation de nouveauté, la sensation de bonheur, le désir sexuel, la saturation rétinienne, ou encore, bien sûr, la douleur (c’est bien connu, ce sont les premiers coups de fouet qui font mal, après on s’habitue…). Etc. La sensation, lorsqu’elle est dans un état stationnaire, tend à disparaître. Donc ce qui est à l’origine de cette sensation doit s’accroître, mieux encore s’accélérer. Ce qui signifie par exemple que plus le nanti est possédant, moins il a de chance de connaître le « bonheur » car la différence entre son état présent de nanti et un échelon de « bonheur » sensiblement supérieur, devra être considérable pour qu’il le ressente…

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