La ville et le livre: existe-t-il des objets infinis ?

Un livre, évidemment, n’est pas une ville, à moins qu’il en soit une.

Tous deux sont des masses de temps coexistant dans l’espace. Des nasses de temps, consistantes et persistantes. Des nappes de temps, tassées, tissées. Des phases, des phrases, mais toujours des « plus que plans ». Car jamais ville ou livre ne se résumeront sans perte au plat quadrillage d’un plan. La foule des passes et des passages inonde, innerve et déborde toute carte. C’est par la prolifération des plans qu’un objet se trouve prolixe au point  d’être infini. Par circonvolution. Une chose est portée à l’infini quand chacun peut y entrer et y tourner comme dans un cerveau. L’inépuisable, en un sens, est une fête. Chaque dé, pour la patience, est aussi grand qu’internet. C’est pourquoi je parie que Dieu joue aux dés, un peu comme il doit lire nos villes : avec une certaine envie.

Je parie que Dieu, s’il avait eu le choix, aurait été un lecteur, ou un promeneur.

32 réflexions sur “La ville et le livre: existe-t-il des objets infinis ?

  1. Vous aimez donc lire et vous promener!🙂

    Le titre a de suite titillé ma curiosité. Après votre phrase: citation de votre article: « c’est par la prolifération des plans qu’un objet se trouve prolixe au point d’être infini », je me suis précipitée pour commenter mais … il m’a semblé que premièrement terminer de lire votre article était « raisonnable ». Depuis, je ne sais plus ce que je souhaitais dire! Ha si,évidement, je souhaitais parler « mon » livre, évidement! Celui qui est infini, et qui comme vous le dites si bien, ne peux se « vivre », dont on ne peut se délecter et en voir quelques unes de ses facette au travers d’un plan … Vous pariez beaucoup de chose à propos de Dieu! De mon coté, je pense que nos villes fassent envie à Dieu. J’imagine bien que vous provoquiez un peu les réactions de vos lecteurs!🙂 J’aime mieux votre autre « réponse », je vous cite: La foule des passes et des passages inonde, innerve et déborde toute carte, bien que j’avoue la comprendre « instinctivement » car je ne suis pas habituée à l’utilisation d’innerve, Après avoir lu la fin, (les dès), je me suis représentée des cartes à jouer. Votre phrase en elle-même est infinie à lire, infinie en suggestions directes et indirectes (délibérées, ou/et à la guise du lecteur) ….. vous ouvrez de grandes portes ………….aussi, je relèverais votre pari, pour croire que Dieu regarde nos villes avec une infinité de « regards » … mais pas celui de l’envie! Quand à Dieu qui n’a pas le choix ….. je vous écrirais bien un chapitre entier en commentaire!!!

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          1. Vous posez des questions déroutantes. J’espère ne pas donner cette impression! Vous posez de très bonnes questions qui vont au fond des choses et connaissant votre sens « de la philosophie » … que vous répondre? Entre ce dont je suis persuadée et … je réfléchis … le plus loin que je suis allée est de penser que Dieu se trompait. (Ou s’était trompé) (et de lui avoir dit « en face »). Je me situe en grain de sable par rapport à Dieu, réellement. Pour revenir au coté plaisant, je pense que nous vivons de minuscules échantillons de ce plaisir là. Bien que … c’est comme s’ils étaient « englobés » … hum, je cherche mes mots… peut-être une illustration, lorsque nous nous retrouvons en vacances, après une période difficile, à supposé que nous soyons en mode « réceptifs et bien disposés » ou mieux, amoureux, nous passerons de super vacances. Mais dans les faits, concrètement, heure par heure, qu’avons-nous réellement fait de particulier? Ce sont quelques petites instants « magiques » qui ont colorés l’ensemble de notre temps de vacances. Et si nous les disséquions, nous constaterions qu’ils ne reposent sur (presque) … rien.

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                1. L’infini de Dieu, oui trois fois oui. L’infinité du rôle plaisant de Dieu, l’infinité des « échantillons vécus », oui encore! (Je suis tellement surprise d’avoir cette conversation avec vous, philosophe). Je crois profondément que le but de Dieu est de bénir l’homme, de lui faire du bien, de le rendre heureux, réellement heureux. L’homme sait-il toujours ce qui est bien pour lui-même? (Je vous remercie de votre ouverture).

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                    1. En vous lisant, je me retrouve à mon adolescence. Puis, je me suis tournée vers la Bible uniquement. Pourquoi? Les résultats de la croyance de chacun dans un groupe sur une génération …

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                    1. C’est ce qui est sous tout ce qui est fini.
                      Donc c’est le monde, mais sans les limites du langage.
                      On peut aussi l’appeler le réel ou le rien.
                      Il est le plus souvent supposé,
                      parfois comme chaos,
                      à l’origine du monde,
                      avant même la création.

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                    2. … avant la création. (Je suis quelque peu surprise de vos termes!) L’homme part souvent dans des conjectures de l’infiniment grand et l’infiniment petit, etc. Jésus s’adressait à chacun, partant de ce qui pouvait se voir « à l’oeil nu ». Vous pensez réellement, que le monde a pour origine un « chaos »?

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      1. Je croyais qu’Il vivait en chacun de nous… Et que par là-même nous étions son expression la plus tangible ? Fichtre ! J’ai encore pris des vessies pour des lanternes😉

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