Quatre alliances pour exister : la connivence des précarités

S’il n’y a rien, tout existe, parce que chaque chose est obligée, comme nous mêmes, d’inventer son existence à partir de sa limite commune avec d’autres riens. Il faut que ma précarité s’allie avec celle des choses. Je suis un vide parmi les vides, mais entre nous, des frôlements s’opèrent. Des tacts, des perceptions. Des limites sensibles et communes se dessinent: ce sont les bords, et l’on peut les suivre, les percevoir, les longer.

L’alliance des existences débute par la connivence des précarités. Je suis jetable, comme un objet. Une solidarité tacite devient possible. La limite entre le monde et moi n’est plus la fin, mais le début de mon existence. C’est exactement où je m’arrête que l’existence commence. Le bord est l’existence à l’état naissant.

4 thoughts on “Quatre alliances pour exister : la connivence des précarités

  1. passionnant ce sujet des bords, des frictions, des alliances et aussi de nos limites temporelles ou autres , ah je ne sais plus que penser , nous voyons si peu :!!

    Like

  2. je veux dire que nous ne voyons pas ce qui se passe dans ces frictions, nous voyons ce que nous voulons voir , l recherche scientifique montre bien que nous vivons dans l’ignorance du vivant

    Liked by 1 person

votre réponse:

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s