Art plastique : écrire la lumière : le contre jour

Le contre-jour omet tout détail. Il omet aussi toute couleur. Tout et rien que l’essentiel. Noir et blanc, ombre et lumière se partagent le visuel. L’abstraction est une omission. La connaissance n’est pas un ajout mais une déduction. Connaître, c’est ôter. Il faut toujours émincer, alléger, et pour tout dire oublier. Et si telle était la plus grande des erreurs de Platon, d’avoir mis le connaître du coté de la mémoire, alors qu’apprendre et comprendre sont d’abord des oublis?

Pourtant, quoi de plus idéel? Il enlève tout sauf la forme. Platon lui-même n’aurait pu le récuser, car qu’oublie-t-il au fond, lui qui oublie presque tout? Et quel est ce rien qui demeure? uniquement le pourtour, la seule silhouette, la chose enfin ramenée à sa plus simple expression, le fin du fin, dont tout le grain fuit, la chose enfin réduite à son inexistence. Et si c’était cela, l’idée d’une chose; la claire notion de son inexistence?

Une réflexion sur “Art plastique : écrire la lumière : le contre jour

  1. à contre joues ou tout simplement à fleur de peau… l’oeil s’habitue, se pose et s’interroge sur ces contours…. et clic

    Merci de votre visite et commentaires…. je suis touchée… c’est pas mal ici aussi les mots s’entremêlent et me parlent… je reviendrais

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