Le jeu de l’existence

D’abord, il brula son lit. Il filma tout, y compris les projections d’eau pour éviter que le feu se transmette. Il transféra la carte sur son ordinateur, et posta le film sur le site du jeu. Les organisateurs répondirent au bout de deux jours. La somme numérique qui lui était allouée permettait d’acheter pour son personnage un lit tout à fait suffisant.
Rassuré sur ce point, il consacra le lendemain à bruler tout ce dont le personnage aurait plus besoin que lui : sa cuisine, depuis les appareils électro ménagers jusqu’aux éléments, avec tout leur contenu. Le film était assez net pout permettre l’homologation, en sorte que son personnage disposa bientôt de tout ce dont il s’était passé.
Le lendemain, il s’occupa des finances. Son banquier lui expliqua que le transfert de son compte en argent virtuel était imprudent, mais légal, et très facile. L’opération ne prendrait que quelques heures. Le notaire refusa que son personnage devint son héritier, mais il accepta comme héritier le jeu lui-même comme personnalité morale, et les organisateurs se sont engagés a verser l’intégralité des avoirs sur le compte du personnage.
Puis il brula son chien, pour s’entrainer. D’ailleurs, il n’avait plus vraiment besoin de ses parents, et il pouvait se passer de sa copine. Son personnage serait heureux.

4 thoughts on “Le jeu de l’existence

  1. La morale de l’histoire : il finira bien par brûler vif ! Je me souviens d’un proverbe entendu petite fille : “creuse, creuse le trou, tu finiras par tomber dedans”. Bonne journée.

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