Peut-on voyager sans disparaître ?

Le voyage lie les lieux

mais oublie les milieux.

Il nous suspend

entre deux points de l’espace

qu’il montre et qu’il efface.

Il est la gomme et le trait,

le lien qui nous délie.

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23 réflexions sur “Peut-on voyager sans disparaître ?

      1. Bonjour, dans ce voyage, s’agit-il de l’enveloppe humaine? Parce que l’esprit, lui, se déplace où il veut, à n’importe quel moment. Vous ouvrez une bonne réflexion, vers la grande inconnue… L’homme n’a aucun pouvoir sur le temps. Seul dans l’imagination d’une fiction, celui-ci, pourrait se déplacer à la vitesse approchant de celle de la lumière et être peut-être un lien.

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  1. Si l’on voyage en avion, on est suspendu entre deux lieux, oubliant les paysages traversés, cachés tout là-bas sous les nuages, en transit entre deux mondes.
    En vélo ou à pied, chaque point parcouru trace le trait, chaque tour de roue dessine le parcours comme la mine d’un compas invente le cercle à mesure qu’elle tourne autour de la terre. Impossible d’oublier les détails du paysage, ni les sourires croisés, ce sont eux qui feront d’une toile vierge, une esquisse puis un chef d’œuvre.
    Au retour, la mémoire sélectionnera les souvenirs, gommant les imperfections pour ne garder que l’essentiel, un petit carnet et un album de photos enlacés d’un ruban multicolore.
    Ce sont ces souvenirs qui nous empêchent de disparaître.

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  2. Les indiens d’Amazonie (je crois) disent que lorsqu’on voyage
    notre âme met toujours quelques temps à nous rejoindre

    Je crois que c’est une autre manière d’évoquer ton interrogation.

    ____
    [Je ne peux écrire un (…) poème que très longtemps après m’être installé en un lieu
    … le temps que tout aie eu … le temps de réapparaître ?]

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      1. voyagez c’est voir la vie, mais non étriquée. C’est découvrir et s’ouvrir à d’autres vies, d’autres paysages et,ainsi enrichir la notre. Naître et mourir en un même lieu c’est peut-être la sagesse ? Alors je ne suis pas sage ..le rêve n’est pas la vie car ce n’est qu’une projection de notre imagination qui cherche un idéal qu’il ne trouvera sans doute jamais..
        La vie est souvent heureuse ou malheureuse par les endroits qu’on ne voit pas(Lamotte-Houdar) et
        cela autant dans l’immobilité que dans les voyages.

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  3. Ne me prenez pas pour une illuminée cher Jean Paul mais qui vous dit que nous ne voyageons pas dans le temps et que le présent peut être le passé et le passé le présent ? Sommes nous dans tout l’univers les seuls êtres pensants? J’ai l’impression que tout est un éternel recommencement.

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  4. Un des plus beaux textes que j’ai lus sur une rue est le liminaire du premier roman de Sabatier (la suite d’Olivier), « Les allumettes suédoises », cela date déjà. Cela commence par « Eblouissante était ma rue… » – Je l’utilisais pour le donner à mes élèves. Et puis, il y a pour les rues de Bruxelles, du moins, celles du passé, « Le Citadin » d’Odilon-jean Périer……………. (Bruxelles, 1901-1928).

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