Douceur de la caresse

Une courbe peut-elle s’empêcher d’en épouser une autre ? Peut-on cesser de suivre une courbe ? C’est peut-être cela, toucher. Car comment épouser sans éprouver, et comment éprouver sans épouser? Comment toucher sans suivre des doigts, sentir sans ressentir, laisser la courbe guider la main vers le plaisir ?

La caresse palpe. Elle se repaît de formes. C’est un banquet de profils, un bouquet de silhouettes. Mais c’est aussi le tact des textures, une palpation des tissus. La douce pression de la main pénètre dans la mollesse, teste la résistance de la chair, tâte bien au-delà de la peau, comme une âme du corps même.

L’amant est amoureux : il veut tout savoir. Il veut tout toucher et ne se lasse d’aucune forme. Il a sous la main toutes les connaissances possibles, il les sait toutes par  cœur sans qu’aucune jamais ne le dissuade de faire à nouveau le geste entrepris des milliers de fois. C’est peut-être cela, la paix : un éternel retour émerveillé.

29 réflexions sur “Douceur de la caresse

  1. Merci des mots déposés…

    J’arrive en curieuse, …………je suis comblée,
    avant d’aller dormir j’ai rencontré une parole que je fais mienne.

    Bien cordialement
    Marie

    J'aime

  2. C’est là toute l’intelligence de la courbe. Empilez des cercles, ils se toucheront mais ils garderont aussi toujours un espace entre-eux, un espace à découvrir ou à remplir.

    J'aime

  3. j’y vois comme une insistance , une nécessité de la courbe avec tout ce qu’elle emporte avec elle, d’aimant , la caresse se serait cet abandon ou une fête irrésistible ou tout devient mouvement ou le corps ou la couleur, oui la couleur et la texture , texte ou texture ,connaissance oui , émerveillée ,
    merci, pour un peu vous me redonneriez envie d’écrire !

    J'aime

  4. La caresse… la courbe… douceur ou fermeté. Tout ça me ramène à la création, plaisir de laisser courir une trace réelle sur la toile… ou une trace imaginaire sur le corps… Un moment de plénitude!

    J'aime

  5. ce que j’aime dans la caresse c’est sentir le grain, la texture de la peau, tour à tour fin, granuleux, lisse, craquant…
    hum…
    longtemps que je n’ai pas senti une courbe se dévoiler sous le bout de mes doigts….

    J'aime

  6. Merci pour ce joli billet !
    « Lorsque je caresse son corps, je sens frémir son âme, et tandis que s’échappe une douce mélodie de ses lèvres, elle me regarde droit dans les yeux… » An Hopeless Romantic.

    J'aime

votre réponse:

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s