CONFINEMENT – CONSENTEMENT

Faut-il décrire le confinement comme un isolement et en profiter pour observer le grain de nos mutations ? Ou bien le prendre comme un laboratoire d’observation des égoïsmes et altruismes ?

Faut-il l’endurer et l’étudier comme une flopée de peurs et angoisses, ou bien le voir comme un oubli, quitte à s’étonner que l’habitude nous rende si vite n’importe quoi si familier, et donc si acceptable ?

Est-il à penser comme un temps libre, un temps prisonnier, ou un temps sans espace ?

On peut aussi se demander ce qui restera de nos récents changements ; nous laverons-nous plus souvent les mains ? Éviterons-nous un peu plus les autres ? Aurons-nous encore des pièces et des billets ? Conserverons-nous notre sympathie envers les plus indispensables et les plus aidants ?

Hélas, le plus probable est qu’à la fin du confinement, les guerres, les profits, les pouvoirs, et les ponctions de nos vies qui les permettent, reprennent comme si de rien n’était.

Et ce rien c’est nous, qui sommes si peu, et qui comptons si peu. Suffit-il que le néant nous menace pour que nous acceptions encore plus volontiers d’être rien et de compter pour rien ?

<Suite à lire prochainement :

Penser le confinement II : CONFINEMENT – DICTATURE>

 

42 thoughts on “CONFINEMENT – CONSENTEMENT

  1. Ce confinement est un pas de plus vers la dérogation permanente du statut d’adulte.
    Dérogation qui a été initialisée par le port obligatoire de la ceinture de sécurité…
    Interdiction de prendre un supplément STATISTIQUE de risque.
    Statistique parce qu’il résulte de l’évaluation comparée des risques induits par le port ou l’absence du port de la dite ceinture.
    Ici aussi, le confinement résulte d’une évaluation comparée des risques induits par
    – la libre circulation assortie de mesures barrages
    – la restriction maximale de la circulation des personnes.
    Cette comparaison étant à ce jour innaccessible au quidam.
    Peut on consentir au “Règne de la quantité” ?
    Est une question qui mérite d’être traitée (Autrement que par la “mesure et le nombre) en rapport avec celle du CONSENTEMENT

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  2. Bonnes question !
    Faut-il continuer à croire en l’homme, est à sa capacité à s’améliorer, ou faut-il croire que tout est définitivement perdu ?
    Personnellement, j’ai tendance à choisir la première solution, croire encore à l’homme.
    Certes si cette crise, totalement inédite pour les gens de nos générations, mais pas du tout inédite à l’échelle de l’humanité, révèle le côté sombre de certains (le côté obscur), il révèle aussi des trésors de solidarité et de générosité chez d’autres.
    Et c’est de cela que je veux me souvenir.
    Et c’est de cela qu’il faudra se souvenir, notamment aux prochaines élections, devant les politiques qui se présenteront devant nous pour nous représenter, pour que nous leur confions le soin de gérer nos affaires, notre santé. J’ose espérer que la santé publique, qui est un devoir régalien, cessera d’être un centre de coûts (comme on dit chez les contrôleurs de gestion) que l’on peut gérer à l’aide de froides statistiques issues de tableurs anonymes.
    Bonne journée confinée, Jean-Paul.

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  3. Esprit construit

    Texte philosophique de JAM

    Avril 2020

    Je dois remercier mon amie Andrée pour la constance répétitive de ses arguments en faveur de sa logique de pensée. Cela m’a permis de découvrir à travers plusieurs années de confrontation de point de vue sur des sujets de discussion que nous avons eu, qu’il existait dans l’être humain des décisions qui sont prise individuellement et non en fonction d’une équation partagée avec les autres.

    Pour ma part je crois que les individus ont le choix de laisser entrer dans leur fonctionnement mental une part des réflexions produites par les autres afin de s’ajuster aux autres sous forme de reconnaissance envers les autres points de vue. Selon la version d’Andrée cela ne fonctionne pas comme ça. Il y a des individus qui sont convaincus de détenir la vérité et par conséquent toutes les autres affirmations ne comptent pas dans leur réflexion. Ce que ces individus retirent de la pensée des autres c’est une confirmation de leur jugement erroné.

    Par exemple, j’ai constaté que moi je défends un point de vue artistique dans la masse humaine et qu’Andrée défend un point de vue bourgeois, c’est à dire qui reflète le pouvoir de ceux qui détiennent le pouvoir dans une société. Cette position mentale d’Andrée est sur évalué par un autre processus mental qui la place au dessus des humains dans son rapport avec Dieu. En effet elle est convaincue qu’il existe plusieurs niveaux de vie consciente et plusieurs niveaux de vie spirituelle et elle a choisi de vivre dans la recherche d’un niveau spirituelle supérieur qui lui permettrait de passer de son niveau réel présent par un niveau spirituel supérieur dans une autre dimension consciente après la mort de son existence actuelle.

    Moi je pense qu’il existe une seule, une unique forme de vie, qui contient en elle une dimension réelle et une dimension spirituelle qui s’équilibre dans une constance d’analyse par l’individu qui en est propriétaire et que c’est dans cet équilibre que la raison peut intervenir et que les émotions et les sentiments peuvent trouver leur fonctionnement individuel pour accomplir des taches individuelles qui permettent de garder cet équilibre fragile en stabilité conforme à apporter à la raison son propre équilibre de gestion de la vie de l’individu. Cette perception de la vie émerge de ma pensée artistique qui agit comme censeur des opinions des autres. Je crois aussi que c’est la folie c’est à dire le manque de cet équilibre qui amène les gens à penser qu’ils sont uniques et que par conséquent ils peuvent prendre des décisions qui les réconforte individuellement dans leur folie.

    L’esprit des individus est construit par la naissance de l’individu. C’est l’héritage de ses multiples gènes qui lui ont permis de faire des choix pendant sa gestation. Il s’est construit une identité par collage. Bien entendu il y a des gènes très vieux qui remontent pour ainsi dire à la création de la vie sur terre et peut être même au delà car on ne sait pas d’où vient la vie. Ces vieux gènes sont délaissés par les individus qui désirent généralement avoir ce qui est le plus récent pour s’identifier. Les individus choisissent généralement les gènes des parents, père et mère, mais certains individus vont plus lopin dans la génétique et on peut constater que certains individus sont allé dans un lointain passé chercher des gènes appartenant à des gens qui ne font plus partie de leur famille proche. Vous comprendrez que ce que j’écris sur la génétique n’est pas issu d’une recherche scientifique. Ce que je dis est issu de mon imagination tout simplement. Je crois en mon imagination et cette croyance n’a pas à être approuvée par les autres. Vous prenez ce qui vous convient comme vous l’avez fait lorsque vous étiez en gestation dans le ventre de votre mère. Vous continuez dans la vie à faire des choix. C’est comme ça qu’on est fait nous les êtres humains.

    On est des esprits construits.

    Il y a certains observateurs de la race humaine qui en sont venu à certaines conclusions qui semble être une vérité mais qui n’en est pas une.

    Je vous donne un exemple.

    Ces observateurs sont généralement soit des scientifiques soit sont attachés au niveau des choix qu’ils font, aux principes scientifiques ou tout au moins aux révélations scientifiques. Ils considèrent ces donnés comme des vérités. Une donné qui semble être établie comme un genre de pattern humain est celle de croire que tout ce répète dans le temps. On refait sans cesse les mêmes choses en changeant des petites choses ici et là pour nous donner l’impression qu’on est vivant et qu’on maîtrise le monde dans lequel on vit. Félix Leclerc racontait qu’un jour il était tombé sur un livre qui racontait le quotidien d’un père qui ne savait pas quoi faire avec son adolescent qui faisait la fête tous les jours au lieu d’étudier pour se créer un avenir normal. Le père considérait que le normal était d’avoir une maison, une épouse, un travail au ministère et des amis avec qui il formait un groupe un peu bourgeois parce que le samedi après-midi, ils se réunissaient dans le jardin pour un barbecue. qu’ils allaient en croisière ensemble et qu’ils se réunissaient pour fêter les anniversaires des uns et des autres. Ce père ne comprenait pas que cela n’intéressait pas son fils qui avait d’autres idées à lui et que celles de son père ne l’intéressaient pas. En fait Félix était convaincu que le livre qu’il lisait peignait un comportement de son époque, lorsqu’il s’est rendu compte que le livre avait été écrit plusieurs centaines d’année avant Jésus-Christ dans le temps d’Aristote. C’est sans dire que lorsqu’on se compare aux anciens on est souvent perturbé de constater qu’ils étaient exactement comme on est actuellement. Bien sur certaines choses sont différentes mais si on regarde l’âme humaine elle est exactement pareil à elle-même et l’est depuis le commencement des temps. Cette donné est compris par tous les individus et elle semble être une vérité. Mais en fait cette donné est tout simplement une fausse donné qui est véhiculée par ceux qui ne veulent pas que les gens évoluent.

    Comprenons nous bien comme il faut ici parce que cela est important dans la compréhension de l’esprit construit.

    L’esprit se construit sur des faits et non sur des rêves ou des imaginations. Un fait est une chose ou un ensemble de choses qui sont réels. Lorsqu’on construit sa personnalité on le fait avec des faits. Les rêveurs eux ne font pas partie de cette logique mathématique. L’humain est un rêveur qu’on oblige à ne pas rêver pour accomplir des taches de rentabilité qui permettent aux individus de l’élite de former un groupe dominant qui restreint les humains aux travaux forcés. Autrement dit, l’esprit humain est perçu comme étant un ange avec des ailes qu’on a coupé. Un peu comme les poules domestiques qui ne peuvent pas s’envoler. On met ces individus dans des poulaillers et on les nourri à la moulé. On en utilise un certain nombre pour les travaux nécessaires à la survie de l’élite et ainsi la donné de tourner en rond semble vrai. En fait nous ne recommençons pas, nous progressons mais c’est si peu que ça semble ne pas avancer. L’humanité a progressé et ces derniers 200 ans à la vitesse grand V.

    Nos enfants viennent au monde en sachant des choses qu’on ne savait pas donc qu’on a pas pu leur laissé sous forme de génétique.

    Un exemple actuel de notre évolution commune, le Corona virus.

    Normalement si nous vivions à une époque antérieure, ce virus nous aurait tout simplement exterminé. Au lieu de ça on s’est reviré sur un dix cents on a cantonné tous les individus dans leurs logis et on attend que ça passe. Ainsi au lieu d’une pandémie on a bien entendu des morts et des souffrances mais on n’est pas exterminé.

    On doit cet exploit à la communication entre les individus sur la planète. Les gens ce sont disciplinés pour la plupart et on consentis à ne pas sortir de chez eux tant que le virus circule en espérant qu’il meurt de sa belle mort n’ayant plus personne à contaminer.

    Si cela n’est pas une évolution je me demande bien qu’est-ce que c’est?

    On s’est donné des moyens techniques de communication pour notre survie et cela porte fruit.

    Nous, nous sommes construit une pensée planétaire commune. Notre raison a dominée notre peur. Nous avons écouté le raisonnement qui suggère de nous cacher devant un ennemi invisible. Cela ne s’était jamais produit avant notre époque. Donc nous ne tournons pas en rond, nous avançons.

    Nous avons mis de côté notre avidité en espérant reconstruire notre économie un jour prochain enfin on l’espère tous mais ce n’est pas assuré.

    Nous espérons en ce moment que les choses qui étaient mauvaises ne reviendront pas mais encore là ce n’est pas certain.

    Nous sommes en train de nous construire un nouvel esprit à partir de ces nouvelles donnés.

    >

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  4. .. Et si l’on cherchait juste à qe reconnecter.. À. Nous-même, aux autres, au rôle de la société, jusqu’où l’acceptation, à la nature, à notre vraie nature..
    Petite goutte qui aidera à une plus juste rivière, qui sait ?!

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  5. Ne plus jamais laisser les “chefs” répondre.
    De plus en plus je crains que tout ne redevienne comme avant, et forcément pire…juste parce que c’est la voie de la facilité

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  6. c’Est le Temps de la Pleine Conscience
    Ou Plus Précisément
    Celui de la Repentance…
    @men…
    C’Est l’Heure de Voir
    Au-delà
    ce Qui Vous Attend
    en Mettant dans la Balance
    les Actes Bienveillants et Malveillants
    Sachant que les Derniers
    Ont été Plus Importants
    Imaginez ne Serait-Ce
    qu’Un Instant
    si, Chacun Avait Fait Autrement
    Mais, une Chose est Sûre,
    ce Confinement Ôte les Privilèges
    et, Permet à Certains
    disons de Modifier leur Chemin de Vie
    quant Aux Autres
    d’Affirmer
    que le Terrestre et le Céleste
    ne Font qu’Un
    Puisque les Trois-Quarts de l’Humanité
    l’a Juste
    Oublié…
    @men…

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          1. Ne Reprochez Pas Aux Autres
            Ce Que Vous Faites
            Voyez Vous
            Sans Être Prophète
            je Vois Bien Au-delà
            du Verbe
            ÊTRE
            et, Bien Trop Souvent
            Plutôt le MAL-ETRE
            de Ceux qui ne Se Voient
            ou ne S’entendent
            Pas
            comme Autrefois…
            @men…

            qui Vous Est Cher

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  7. C’est l’après confinement que je crains le plus. nous risquons de vouloir VITE retourner à “comme avant”, et par impatience et peur, être près à accepter un prix bien pire que ce que nous avons subit en matière d’ultra-libéralisme, sans voir le néant qui est au bout.
    Deux néants nous pourchassent et je ne sais pas si nous aurons la sagesse collective de nous ouvrir à d’autres possibles.
    Comme avant !
    Comme avant !
    Comme avant ?

    à suivre

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  8. Une plongée dans les abysses… Se confronter aux ombres, aux faces les plus sombres de notre être, côtoyer la peur, les menaces, la mort… Expulsion de mal-être, de cauchemars… Étouffements. Manque d’air. Alors, d’un coup de pied “ressort” remonter à la surface et respirer enfin ! Lumière aveuglante. Et malgré l’épuisement, nager, nager encore et encore. Espoir d’atteindre le rivage, cette plage au loin… Nudité. N’avoir plus rien… Tout est possible, le meilleur peut enfin se dessiner.

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  9. Bonjour Monsieur Galibert
    Vous m’avez manqué… C’est toujours un plaisir d’avancer avec vous, merci.

    Nous nous posons beaucoup de questions qui resteront sans doute sans réponse ou toujours aussi stagnante.
    Par chance, nous avancerons et peut être même que nous serons plus nombreux dans cet état de faits.
    Ceux qui ne le feront pas, on les connait ! Inutile de s’attarder ! Ceux-là même qui par manquent d’empathie, de respect envers ceux qui traversent de plein fouet cette horreur et pour lequel on ne jette pas un œil par gêne, par égoïsme, par le refus d’affronter la réalité.
    Nous, les êtres humains, nous sommes pitoyables. Il nous faut souvent une vie entière pour la résumer en quelques minutes avant la fin. C’est triste, mais pour la majorité, la vie est ainsi.
    La philosophie, nous amène à une compréhension sur nous-mêmes, et sur tout le reste…
    Mais sans Amour, on ne vaut plus rien. Sans partage, on n’est pas grand chose. Et seul, on ne fait rien, on est inutile aux autres.
    Je stagne depuis un bon moment maintenant, par dépit, par déception, par incompréhension… Tout cela par ce que ma vie est dans une solitude totale.
    Parce que mon corps a dit stop! Qu’écrire derrière un ordinateur m’est devenue très difficile. Que mon évolution constante doit agir autrement. Qu’il est temps de vivre, de revivre, d’aimer, d’éblouir de nouveau! Que le changement, c’est nous et nous seulement.
    Qu’on y arrivera, car nous sommes pleins de ressource. Que l’exemplarité reste la meilleur option pour tous.
    Le monde a besoin d’étoiles dans les yeux et il nous faut tous briller puissamment pour trouver notre propre voie.

    Une très bonne journée à tous ❤
    Avec tout mon Amour
    Valérie
    Merci Jean Paul

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  10. Cette période d’incertitude est un révélateur de nos erreurs collectives. C’est un mode de réveil plutôt brutal, nous renvoyant à nos plus grandes peurs, la souffrance, l’abandon de ceux que nous aimons, notre propre mort. Cela fait du bien de vous lire, mettre des mots sur l’effroi le rend moins écrasant. Y réfléchir ensemble soulage. Je fais partie de ceux que cette crise rend muets, peut-être pour mieux rassembler mes forces et affronter le quotidien plus difficile que jamais et donner à ceux qui en ont besoin. Il m’en manque encore pour pouvoir chasser les nuages et me focaliser sur les étoiles qu’ils cachent..
    Merci à vous pour vos partages et prenez bien soin de vous. M Christine

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    1. Merci à vous, pour vos encouragements.
      C’est l’heure de se serrer les coudes
      avant celle peut-être, de serrer les rangs,
      ou de serrer les points. J’ai un peu de mal
      à envisager que nous puissions tout
      reprendre comme si de rien n’était

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      1. Nous ne pourrons pas reprendre comme si de rien n’était, notre vie sera profondément modifiée ainsi que notre manière de se conduire les uns vis à vis des autres. Je crois qu’il faudra modifier notre perception du monde qui nous entoure et notre attitude vis à vis de lui, des animaux en particulier. Il faudra aussi nous focaliser sur l’essentiel et réduire nos besoins en conséquence, retrouver notre autonomie agricole et industrielle dans de nombreux domaines. Il y a du travail…

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  11. Oui bien sûr !
    Et comme première avancée sociale, je propose que l’on rémunère les agriculteurs et les soignants au tarif qui correspond à leur compétence et à leur caractère indispensable pour la survie de la communauté. Les éboueurs et les pompiers aussi …
    Belle avancée, non ?
    Il y a en tant d’autres.

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    1. C’est très bien, mais il faudrait que chacun y gagne,
      sauf les riches et les puissants, qui ont failli,
      et nous ont mis en danger, les uns par leur souci du gain
      et les autres par leur soumission aux premiers (“de cordée”).

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