L’humanisme est-il une utopie?

L’utopie part du principe que le point le plus digne est l’homme, défini comme liberté. En cela, nul arbitraire, car elle trouve en l’homme la clef des fins, leur nœud, le point focal d’où divergent toutes les visées possibles. Nul ne peut dire le contraire sans poser comme un bien pour tous qu’il n’y a pas de bien pour tous. Or poser comme un bien pour tous qu’il n’y a pas de bien pour tous, c’est effectuer l’utopie elle-même, puisqu’elle pose la liberté comme essence de l’homme, et n’a d’autre ambition que son déploiement réel.

L’utopie affirme qu’il n’y a rien au dessus de l’homme. Du fait de sa liberté, chaque homme peut toujours poser d’autres fins que lui-même, voire imaginer des fins plus hautes. Mais ce faisant il doit bien reconnaître que l’homme est la condition de position de toute fin, en sorte que l’homme est la fin des fins, ce sans quoi aucune autre ne pourrait être ni visée ni atteinte. Poser la nature ou Dieu au dessus de l’homme, c’est un libre choix d’homme. Mais vouloir une nature « purifiée » de l’espèce humaine, ou un dieu auquel l’espèce humaine devrait être sacrifiée, serait anéantir le principe même d’un tel choix. Rien ne vaut pour l’homme qu’en étant pour l’homme. Toute fin suppose donc ce parti pris de l’homme que l’utopie assume dans sa radicalité.

13 réflexions sur “L’humanisme est-il une utopie?

  1. La liberté de choix est elle-même une utopie, puisqu’elle se réduit pour chacun à mesure que d’autres imposent leurs propres choix. Que l’homme soit le centre du monde pour l’homme, est une évidence, ce qui nous mène à tous les bonheurs et à toutes les catastrophes…
    L’humanisme ne serait-il pas le fait de rendre à l’homme sa vraie place des l’univers, celle d’un atome parmi les atomes, et par la même occasion, la modestie aidant, de n’en garder que le meilleur ?

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  2. L’imaginaire peut promouvoir des milliers d’événements dans l’esprit d’un individu, mais il reste impuissant à corriger, ce qui n’existe pas chez l’homme : « le parfait. »

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  3. Sans doute a-t-il eu un changement, parce que je vous suis Monsieur Galibert, depuis, quelques mois… Correction du message précédent : « C’est l’imparfait qui entoure l’être humain, celui-ci ne peut pas toujours corriger certaines failles.  » Je vais remettre mes identifiant, effectivement la page me le réclame. Pourtant, je reçois vos e mails…

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  4. « L’utopia afferma che non c’è nulla sopra l’uomo. A causa della sua libertà, ogni uomo può sempre avere altri scopi oltre a se stesso, persino immaginare fini più alti. Ma così facendo deve riconoscere che l’uomo è la condizione di posizione per qualsiasi scopo, così che l’uomo è il fine dei fini, senza il quale nessun altro non potrebbe né essere inteso né raggiunto. Porre la natura o Dio al di sopra dell’uomo è una libera scelta dell’uomo. Ma volere una natura « purificata » della specie umana, o un dio a cui la specie umana dovrebbe essere sacrificata, distruggerebbe il principio stesso di tale scelta. Niente è buono per l’uomo e per l’uomo. Qualsiasi fine suppone quindi questo pregiudizio dell’uomo che l’utopia assume nella sua radicalità. »

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  5. L’homme n’a aucune liberté véritable il a qu’une autonomie et des choix à faire parmis des situations. Malheureusement chacun de ses choix réduit son champs de choix à un nombre bien précis. On parle ici de cause et conséquences chaque choix est suivi de conséquences limitant les possibilités à un nombre défini de choix. Il y’a pas de liberté quand on ne peut contrôler son quotidien. Attention! Soyons réaliste, personne ne décide de quand le jour commence ni de quand il se termine. Si quelqu’un peut faire de telle prouesse que cette personne s’attèle à fixer le climat c’est urgent la … manteaux en pleins printemps… maintenant pour revenir à la liberté dépendante de celle d’autrui, c’est dans le cas de la société. Une société qui dite faite pour tous se doit de minimiser injustice, le but n’a jamais été l’égalité mais minimiser voire eradiquer l’injustice maintenant l’invention de l’economie ou encore le maître argent à détourner la société de son véritable but. Comment concevoir qu’une société et maintenue par les deux sexes se veut favaorable à un sexe et délaissé l’autre. Tout simplement il est possible d’assumer son autonomie ( liberté) En reconnaissant les limites de cette dernière, que tout acte comis aura des conséquences bonnes ou mauvaises et que la vie a des facteurs dont on aura jamais le contrôle…

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  6. Vous mettez l’homme au singulier pour en exprimer le pluriel. Et vous n’évoquez l’espèce humaine que dans sa totalité. A vous lire stricto sensu, une utopie qui affirmerait la nécessité de se débarrasser de 80 % de celle-ci afin de garantir aux 20 % restants un Lebensraum plus confortable ressortirait ainsi à la liberté de l’homme, au même titre qu’une utopie libertaire…

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