Qu’est-ce qu’une rue?

Où va-t-elle, la rue? Ou bien est-elle cette sagesse de n’aller nulle part? Règne-t-elle, toute altière, dans son indifférence à ceux qui passent, ou dans le pur plaisir de passer, comme le temps? Est-elle, comme la vie, une ligne entre deux points, ou bien est-elle, comme la vie, un labyrinthe? Car chaque adresse est dans la rue, avec ses escaliers, ses paliers, et toutes ses pièces. La rue va-t-elle jusqu’au fourbi de chaque tiroir? Se donne-telle comme ouverte en ses deux bouts, ou comme fermée par toutes ses portes? Est-elle dans tout ce qu’elle affiche, ou dans les secrets qu’elle multiplie à chaque étage? Peut-être est-elle comme ces fenêtres qu’elle multiplie, qui se réfléchissent à chaque mouvement, et qui sont aussi transparentes qu’opaques. Chaque rue a-t-elle une âme, qui survit à chacun de ses bâtiments, et qui lui donne l’aspect, l’odeur, l’humeur qui lui est propre?

Publicités

14 réflexions sur “Qu’est-ce qu’une rue?

  1. La rue raconte autant d’histoires que de reflets sur ses fenêtres. De quoi nourrir les pages de romans entiers. Mais la vie de chacun de ses habitants est un peu conditionnée par le reflet des fenêtres voisines, par la couleur des feuilles des arbres de la rue. Autant d’interactions occultes même si personne ne semble se connaître, même si tous se croisent sans se voir dans la rue qui les porte tous.

    J'aime

  2. Moi, ce qui me fascine, ce sont les rues absolument silencieuses et vides que l’on trouve dans Lyon, dès qu’on s’éloigne du centre ( et dans toutes les villes , il doit y en avoir de similaires) . On tourne un coin de rue et soudain on se retrouve dans une sorte d e musée à ciel ouvert, mais la rue persiste néanmoins avec ses paliers déserts et ses fenêtres aveugles…

    J'aime

    1. Bonjour, La rue, les rues, sont comme les veines, les artères de l’immense corps matériel, d’habitations, de communications, de commerces, etc., qu’est une Cité, telle qu’elle soit.
      La rue… est comme l’air que nous respirons, elle est vitale. Nous ne pourrions pas, sans elle, nous déplacer, nous approvisionner, communiquer, nous visiter, nous distraire et découvrir d’un point à un autre les curiosités multiples…
      Avant, il a longtemps il existait les « sentiers, » les voies dallées… Maintenant, chacun tente de tracer sa rue intérieure…
      Chaque rue est un trait de jonction tracé par l’homme.

      Aimé par 2 people

    1. Plus les rues sont larges, moins nous nous regardons. J’aime les régions où les rues ne sont plus, que des passages où chacun est obligé de faire attention à l’autre. Mais la modernité, la technologie, a besoin de grands espaces. Cela rend aussi service, tout de même. A quand le passage humain par la fibre optique, pour qu’en une fraction de seconde, l’être passe de la rue au canal informatique?

      Aimé par 1 personne

  3. Coucou… Que c’est beau une rue
    Au levé du soleil
    Que c’est beau l’Avenue
    Au couché du soleil
    Que c’est beau une rue
    Quand tombe la nuit
    Ou bien avant minuit
    Quand tous les réverbères
    Attirent sous leur lumière
    Les insectes éphémères
    Qui voltigent en colère
    Avant de disparaître

    Aimé par 2 people

votre réponse:

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s