Acceptez-vous le définitif ? L’expérience d’Ella Balaert (Sur Placement libre)

Faut-il toujours laisser flotter les possibles ? Et s’ils flottent dans l’indécis, pourquoi préférer tel ou tel ? Que puis-je gagner, au fond, à décider, si je sens bien que je perdrais ce si doux flottement des possibles ? Faut-il laisser le définitif nous définir, ou préférer la vacance de l’indécision ? Telle est l’expérience, troublante, d’Ella Balaert :

« Comment choisir, comment font-ils les autres, comment, ayant choisi une rue où s’engager, ou une place où s’asseoir, dans un bar, comment font-ils pour ne pas faire demi-tour ou se lever et changer d’endroit, comment font-ils, ayant posé leur sac à terre, comment font-ils pour ne pas le reprendre aussitôt et repousser la chaise, à un carrefour tu restes interdite, face aux trois voies qui s’offrent à toi, celle-ci ou celle-là, comment savoir — tu sens une faiblesse dans tes jambes, on commence à te regarder bizarrement de haut en bas, ne reste pas là adossée à ce mur, c’est bizarre une femme contre un mur qui attend sans rien faire »

 Ella Balaert : Placement libre    (Editions Des femmes)

4 réflexions sur “Acceptez-vous le définitif ? L’expérience d’Ella Balaert (Sur Placement libre)

  1. Le texte est très beau. Cependant, et je vous prie de bien vouloir excuser la trivialité de mes propos, il me fait penser à l’histoire de cet âne qui est mort de faim et de soif devant sa gamelle car il ne savait pas s’il devait commencer par boire ou par manger. Je pense que le cerveau est conçu pour nous faire agir et non pour penser, même si ça peut sembler paradoxal.

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  2. Le texte est très bien écrit. Cependant, et je vous prie de bien vouloir excuser la trivialité de mes propos, mais il me fait penser à l’histoire de cet âne qui est mort de faim et de soif devant sa gamelle pleine pour ne pas avoir su s’il devait commencer par boire ou par manger. Je pense que le cerveau sert avant tout à agir, non à penser, même si ça peut paraître curieux au premier abord.

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  3. Joliment écrit, mais au risque de paraître trivial dans mes propos, ce texte me fait penser à l’histoire de cet âne qui meurt de faim et de soif devant sa gamelle pleine sans avoir pu choisir s’il devait commencer par boire ou par manger. A mon avis le cerveau sert avant tout à agir, contrairement à ce que beaucoup pensent.

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