Indécidable 1 : Faut-il vraiment décider ?

Toute décision suppose une comparaison entre deux sommes d’avantages et d’inconvénients.

Or le plus souvent ces avantages et inconvénients sont si divers qu’ils ne sont pas totalisables.

Si nul ne peut décider sans comparer l’incomparable, nul ne peut décider.

Tout, au fond, est indécidable, car même si l’on peut trouver une raison qui en surpasse une autre sur un certain plan, on ne peut presque jamais en trouver qui surpasse toutes les autres sur tous les plans à la fois. C’est pourquoi toute décision est une erreur, une interruption volontaire de pensée. Car toute décision consiste à trancher ce que l’on n’a pas su dénouer.

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36 réflexions sur “Indécidable 1 : Faut-il vraiment décider ?

      1. alors cessons de respirer … j’ai entendu une fois Sogyal Rinpoché dire  » no brain, no pain …  » … et là je viens d’écouter une interview de Kudsi Ergüner qui parle de l’inconscience de l’homme relevant ce défi absurde d’où a jailli le monde … ce monde dont nous commençons à éprouver les limites péniblement… à hauteur de notre sentiment d’impuissance… pourquoi nous sommes-nous tant éloignés de la contemplation du jardin ? … il est possible que l’écho d’une réponse se fasse entendre dans le souffle d’un ney … peut-être un nouveau ney si tout est appelé à disparaitre

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  1. Mais une vie sans jamais rien décider ne serait-elle pas insupportable?

    Seule la mort, à mon sens, est la décision « d’une interruption volontaire de pensée ». Décision qui consisterait en effet à trancher la vie « que l’on a pas su dénouer ».

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      1. Il n’y a donc aucun « point d’équilibre » entre la nécessité et l’impossibilité?
        Nous sommes voués à l’erreur de la décision sans pour autant pouvoir la prendre…

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  2. Je suis surprise de votre conclusion car la décision peut aussi être de dénouer plutôt que de trancher me semble-t-il…à moins que la savoir dénouer relève d’une forme de révélation involontaire ?

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  3. Bonjour, il faut simplement se demander si, en ne décidant rien, cela va avoir des conséquences préjudiciables. Dans le monde du travail, on a des décisions à prendre, on ne peut pas rester sans rien faire. Et c’est là qu’on fait le point du Pour et du Contre. Bonne journée.

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  4. Je serais un peu d’accord avec Freud – et Aline Angoustures 🙂 – Il me semble « sentir » vers où je veux aller et au fond, parfois sans consciemment décider, je mets en place les éléments pour que « ça » se passe… Et pour les décisions plus anecdotiques, oui… on « pèse le pour et le contre » en sachant malgré tout qu’on ne connaît pas vraiment le pour ni le contre, pas plus que la façon dont ils se manifesteront!

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  5. Ne pas décider, laisser aller et laisser faire … , jusqu’à le poser en philosophie de vie… Je me suis demandé s’il ne s’agissait pas d’une lâcheté inavouée de ma part, pour préférer au final considérer que, ne pas décider en conscience, est une réelle décision. Mais voilà, sur le vif, dans l’action ou l’inaction, jusqu’à quel point perdure l’honnêteté de la conscience ?

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  6. Si ton parcours de vie est comme tout a chacun « auto-guidé » entre des murs de civilités, croyances, éducation et savoirs, formant un théorique couloir t’obligeant à toujours avancer en excluant toutes marches arrières, le jour ou un mur se dressera se présentant comme, sans issue possible, tu cherchera pourtant une solution et certain la trouveront.

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            1. Athées comme croyants, les morts sont morts.
              Etre dehors, mais mort, cela n’a pas de sens,
              et ne peut être choisi sans erreur.
              C’est un peu comme si vous demandiez:
              préférez-vous vivre dans le pays où tout le monde est vivant,
              ou dans le pays où tout le monde est mort?

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                  1. L’âme n’est-il pas qu’une expression et interprétation personnelle issue d’un amas culturel acquit aux fils des années ? Dans ce cas l’âme disparaît avec l’enveloppe et comme déjà dis l’héritage de l’âme disparue n’est qu’une part de l’amas culturel du passeurs de vies.

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