La pensée comme expérience du rien

La

pensée comme

expérience du rien, repose

sur la positivité de la négation.

La positivité de la négation

repose sur le fait que

nier affirme.

Quand on dit ce qu’il n’y a pas, le mot fait bruisser la chose qu’il n’y a pas,

et le sentiment de son absence prend sa couleur, son son ou sa saveur.

Si vous dites qu’il n’y a personne, le rien se nappe d’humanité.

Tous les riens seraient des mots qui disent tout en creux.

Le rien est toujours telle ou telle absence, colorée

point par point par ce dont il est absence.

Saisir ces nuances du rien est le défi

de l’expérience du rien.

La pensée est le

vestige de

l’être.

11 réflexions sur “La pensée comme expérience du rien

  1. Bonjour, « le défi de l’expérience du rien… » L’un d’entre eux est cet iceberg dont on ne perçoit que la parte visible, non celle immergée. Celle cachée est d’une telle immensité, d’une telle profondeur que les troubles causés par les « riens » ne sont pas anodins. Le « rien » prend naissance dans le concret, puis disparaît pour réapparaître sous-jasent, parfois accueillant, d’autres fois effrayant, tellement que ce « rien » nous surprend par sa violence. « Rien » n’est jamais « rien, » lorsqu’on s’attache à cette réflexion. C’est souvent plusieurs sensations qui se rencontrent au secret de nous-mêmes. Comme le fait suggérer, Monsieur Galibert, le « rien » à une saveur, aussi une valeur, « une couleur » et bien d’autres aspects. Je ne m’éloigne plus du « rien, » j’essaie de l’observer. Il y aurait tant à développer sur ce terme, le « rien. » Le « rien » est présent. Il a un certain poids social, puisqu’il existe dans certaines de nos expressions : « le bon à rien, » le »moins que rien. » Le « rien » puissance des absences, des présences souterraines, invisibles, sont parfois palpables par l’intensité, la férocité d’un regard, d’un comportement, qui l’air de rien est dangereux, voir même d’expression criminel…Un « rien » de sympathie, d’intérêt et de désir, les « riens » deviennent tous fous d’amour. Un brin de « rien » sans importance peut apporter beaucoup. N’est-ce pas formidable? Ah! Ce « rien » qui fini par m’étonner, me passionner, cela devient une découverte.

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  2. Certainement est-ce du rien, de l’absence, que naît l’être total, que l’on entend le rayonnement de sa lumière, quand cessent les bruits du monde, les bruissements mêmes du langage. C’est en le vide du soi que s’accueille l’infini de Dieu

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  3. Pourtant l’expérience de Dieu est celle de la plénitude absolue, de l’existence pure, qui investit dans l’abandon du soi, réduit à rien. Dans l’échec de l’ego, le rayonnement pur de l’Amour, plénitude d’un infini de l’Être

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  4. J’avoue avoir toujours préféré les bons à rien,
    car eux seuls peuvent rallumer l’envie du partage !
    Et au plus profond sommeille toujours un petit rien,
    qui fait toujours la différence dans les moments clefs.
    Loin de moi le désir de raviver les blessures du carnage,
    mais un rien d’ironie à vouloir de trop près contempler
    la réalité, la vacuité de trop de positions basées sur rien…

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