Existe-t-il des imbéciles ? Non : ils font semblant !

Je suis comme vous : j’ai rencontré des imbéciles. Des petits cons, des gros cons. Des crétins. Des abrutis, des ahuris. Des obstinés, des fâcheux, des tâches, des poids. Des bêtes parfois méchants. Des pointilleux, des impérieux, des bornés. Des verbeux, des limités. De vrais connards, parfois.

Et puis j’ai eu un doute étrange, qui a tout fait basculer pour toujours : peut-on vraiment être si con ? et la réponse s’est imposée comme une évidence : non, en aucun cas, il est impossible d’être aussi con que ces gens semblent l’être. Le doute alors est devenu un soupçon vertigineux : se pourrait-il que tout ses gens cachent leur intelligence, qu’ils fassent semblant d’être cons ?

Regardez très attentivement, très précisément un imbécile. C’est un excellent comédien, certes. Mais si vous êtes assez attentif et assez précis, un indice le trahira forcément, et vous aurez la preuve qu’il fait semblant d’être imbécile.

Si vous en doutez, apportez-moi (sans citer de nom de personnes réelles) les exemples réels ou fictifs que vous voudrez, je m’engage à vous répondre pour vous montrer qu’ils font semblant.

57 réflexions sur “Existe-t-il des imbéciles ? Non : ils font semblant !

  1. Bonsoir et merci pour l’invitation à débattre sur un sujet pour lequel vous avez attisez ma curiosité.
    Bon, avant de me fendre d’un commentaire un peu plus sérieux, l’actualité m’oblige à vous poser une question : si tous les imbéciles cachent leur intelligence, qu’en est-il des gens qui se prennent pour intelligent mais qui peuvent sortir des propos aussi imbéciles que ceux-là : https://www.youtube.com/watch?v=BUuvN6eCl5Q ?
    (Ce n’est qu’un exemple parmi des milliers d’autres et aujourd’hui, cela tombe sur lui. Demain, il aura d’autres candidats – toutes étiquettes confondues – pour conquérir le titre du trophée des propos les plus imbéciles qui soient.)

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    1. Vouloir dire trois phrases à la fois,
      cela peut donner une phrase incohérente.
      Je ne vois pas aucune bêtise la dedans.
      C’est comme quelqu’un qui rate une marche .
      Comment croire qu’une personne parvient
      à un poste aussi convoité en étant bête?

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      1. Faut-il être bête pour dire des bêtises ? Faut-il être nécessairement intelligent pour accéder au pouvoir ?
        L’exemple des personnalités aspirant au pouvoir n’était pas anodin même si ma première intervention relevait plutôt de la boutade.
        Pour défendre la thèse de l’égalité des intelligences et prétendre ainsi qu’il n’y a pas d’imbécle, vous reprenez l’argumentation de Descartes qui déclare dans son Discours de la méthode que « le bon sens (la raison) est la chose du monde la mieux partagée ».
        Or, Sur ce point précis, Descartes s’est fourvoyé comme le démontre toutes les études scientifiques récentes concernant ce domaine d’investigation : https://perversionnarcissiqueetpsychopathie.wordpress.com/2013/12/26/empathie-conscience-morale-et-psychopathie-le-developpement-moral-partie-13/ ; et suivant : https://perversionnarcissiqueetpsychopathie.wordpress.com/2014/01/09/empathie-conscience-morale-et-psychopathie-lintelligence-emotionnelle-partie-23/ ; https://perversionnarcissiqueetpsychopathie.wordpress.com/2014/08/21/empathie-conscience-morale-et-psychopathie-une-nouvelle-conscience-pour-un-monde-en-crise-partie-33/

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          1. @ Jean-Paul Galibert,
            Merci pour eux, mais il me semble que c’est déjà fait.
            Je me contenterais de n’en citer que deux, le premier, Antonio Damasio dont les travaux et les ouvrages sur les marqueurs somatiques remettent en cause le paradigme cartésien selon lequel le bon sens serait la chose la mieux partager au monde et dont l’hypothèse est le fondement de toutes les théories sur les émotions en neuroscience ; le second est un psychologue qui a obtenu le prix Nobel… d’économie pour ses travaux sur la prise de décision qui sont à l’origine d’une nouvelle discipline : l’économie comportementale (très peu connu en France, mais qui supplante déjà l’économie « orthodoxe » autre-atlantique). Il s’agit de Daniel Kahneman qui a pu démontrer que nous possédons tous deux systèmes de pensée et que si nous favorisons l’un au détriment de l’autre, nous nous montrons en fait plus bête qu’intelligent… tout en l’ignorant cela va de soi.
            C’est dire le poids des contributions respectives de ces deux chercheurs.
            Le problème, c’est qu’ils ouvrent la voie à de nouveaux paradigmes que notre culture est encore loin de pouvoir assimiler.
            Dès lors, plutôt que de prétendre qu’il n’existe pas d’imbécile, le souci serait en fait de savoir comment sortir de notre imbécillité « naturelle ».
            Je pense que c’est une erreur d’opposer l’intelligence à l’imbécillité, car nous pouvons tous être imbécile et intelligent, mais pas au même moment. La non-prise en compte de l’alternance de ces moments intelligents et imbéciles, que nous pouvons tous avoir, est source de confusion et peut possiblement fausser le débat, car ceux qui pensent que les imbéciles existent ont raison… tout autant que ceux qui peuvent défendre le point de vue opposé.
            En résumé, les choses sont beaucoup plus complexes que la simple opposition entre intelligence et imbécillité. Chacune devrait être considérée comme deux pôles vers lesquels nous pouvons tendre plutôt que comme deux extrêmes qui s’opposent. Dans cette optique, se pose le problème du seuil par lequel nous pouvons discriminer l’intelligent de l’imbécile. C’est là que les choses se compliquent sérieusement en fonction des positions subjectives propres à tout un chacun.
            Ce qui nécessite de définir (la carte et le territoire) ce que nous entendons par intelligence et imbécillité. Cela me semble un préalable indispensable au débat.

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            1. En disant tout cela,
              vous supposez l’idée d’homme,
              dont Descartes est un des inventeurs.
              Ceux qui parlent d’imbéciles sapent cette idée,
              ou ne l’ont jamais comprise et admise, parce qu’elle
              contrarie l’opinion qu’ils se font de leur supériorité.
              Et rares sont ceux qui acceptent que l’on mette de doute leur supériorité
              qu’ils l’imaginent sociale, hiérarchique, religieuse, théorique, scientifique ou raciale…

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    2. Bon jour vergnesphilippe,

      Si je peux me permettre : il y a l’imbécile et la bêtise. Dire une bêtise, cela arrive à tout le monde. Faire l’imbécile aussi. Et joindre,l’imbécile en disant une bêtise les politiques ne sont pas en reste.

      Max-Louis

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      1. Bonjour IOTOP,
        Oui bien sûr… (cf. ma réponse ci-dessus à Jean-Paul Galibert) dire une bêtise ne fait pas forcément de nous un imbécile.
        De même que faire l’imbécile, chose que j’affectionne particulièrement étant plus porté à l’autodérision qu’à toute autre forme d’humour, ne signifie pas que que nous soyons un imbécile pour autant.
        Et l’exemple des hommes politiques est à ce titre éloquent, mais la question de savoir s’ils sont intelligents ou imbéciles est plus que jamais d’actualité. Personnellement, je ne m’étais jamais posé la question en ces termes (intelligents Vs imbéciles), mais à y réfléchir de plus près, je suis plutôt d’avis inverse à celui de Jean-Paul Galibert : « les imbéciles ont pris le pouvoir… et ils iront jusqu’au bout ».
        http://www.economiematin.fr/news-politiciens-catastrophes-evolution-imbeciles
        En fait, si les imbéciles n’existaient pas, le monde ne serait pas dans la panade dans laquelle il se trouve.
        (Je prends ici comme définition d’imbécile, celle qu’en donne le Littré : http://www.littre.org/definition/imb%C3%A9cile)

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        1. Le mot est pris dans des usages
          méprisants, autosuffisants et quasi racistes:
          cet article d’économie matin en est un bon exemple.
          Mais on peut difficilement citer plus d’auteurs hostiles
          à cet usage dominant que l’article du Littré…

          Il est difficile de citer plus d’auteurs

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  2. Nous parlons d’imbéciles mais sans les définir, si l’imbécile était un intelligent qui se cache par manque ou inexistence de conscience alors il serait vraiment imbécile car être intelligent sans conscience c’est imbécile tout court.

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      1. à vous lire, j’imagine que vous avez pensé que je ‘jouais’ à l’imbécile….alors qu’il n’en est rien et que je cherche juste à approfondir ce que je ne comprends pas bien
        en l’occurrence, je me demande ce qui a motivé en vous ce débat sur la bêtise humaine car j’ai l’impression que c’est ‘sans fin’
        est-ce que c’est ‘ça’ la philosophie? débattre sans fin?
        parfois, je vous ai cru (à vous lire) complètement à l’opposé de mes ressentis mais vos réponses à mes interventions me montraient que vous partagiez mes ressentis
        est-ce à dire que vous ‘jouez’ avec nous et avec *les mots*……parfois j’ai ce doute et je continue de lire pour ‘voir’ justement😉

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        1. Vous avez raison sur un point, en ce qui me concerne:
          je n’ai jamais compris la nécessité d’une « victoire »
          qui mettrait fin au jeu.
          Je veux bien que la philosophie en soit un,
          si l’on précise aussitôt, qu’il est dangereux:
          Socrate, par exemple, était mortel,
          le savait et l’a prouvé

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  3. @ Jean-Paul Galibert (jen ne trouve pas votre adresse e-mail) : il me semblait, en réponse à votre « post », vous avoir envoyé un commentaire citant Nadine Morano.

    L’aile de l’imbécillité suposée aurait-elle effleuré cet envoi pour le dézinguer vers la corbeille ?

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  4. La fameuse réplique audiardienne : « les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît » comporte l’ambiguité dont il est question ici. On les reconnaît et c’est sans doute ce qu’ils veulent. Car pour tout oser – pour oser, en général – il faut quelque chose qui est le contraire de la maladresse – disons même une adresse, une habileté, une intelligence en acte. Un fourbe, un roublard sait passer pour ce qu’il n’est pas et en tirer profit. L’intelligence du politicien est parfois de cette sorte : préparer des maladresses, préméditer des énormités ; mais pas pour le plaisir d’être le con de service… L’imbécile calculateur.
    On sait ce que c’est qu’un con, pourtant on ne sait pas pourquoi on emploie ce mot pour parler d’un imbécile (sans béquille).

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  5. J’ai approuvé la première thèse, il n’y a pas d’imbécile, mais la seconde, le faire semblant ou la comédie de l’imbécillité, je ne sais pas. Je pencherais plutôt pour l’intelligence non révélée dans l’imbécillité car le fait de jouer implique un recul que les vrais cons, les mauvais ou pas d’ailleurs (car la connerie n’a pas de limite dans l’échelle des QI), bref les parfaits crétins n’ont pas. Qu’en pensez-vous ?

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  6. sur quelle « critère » définitons : l’imbécile ?
    par rapport à Soi, ses Convictions… encore faut-il comprendre ce qui l’emmène à « singer » ce que nous n’aimons pas…
    ses symptômes peuvent effrayés, mais il nous montre le Revers du Miroir…
    peut être qu’il détient une part de Vérité, en Soi,
    son Existence a bcp d’Importance, tant que nous avons les yeux fermés, mais une fois « éveillé »…
    nous ne ferons mm plus attention à son scénario »,
    car nous continuons le Nôtre… sans se poser de « questions »…
    bref, c’est une réponse très peu « terre à terre », mais qui a une Valeur sûre… l’égo vit tjrs son écorchure face à l’imbécile, et y’a une raison à cela : une excellente tentative pour sourire et surtout cicatriser…🙂

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  7. sur le terre à terre,
    par ailleurs, pourquoi votons-nous, suivons-nous comme des Cons, subissons comme des Moutons, ceux qui ont réussi avec leurs jolis blasons d’hypocrisie,
    au point de nous baigner encore d’Illusions, à « porter » le fruit de leurs Egos, caché derrière un intérêt général, mais en fait cache aussi le nôtre..
    tout simplement, que quelque part, nous nous Imaginons qu’à travers Eux nous Existons
    là est l’erreur ….avec cette peur viscérale, à vouloir Tout contrôler, Tout avoir, les Imbéciles ont « compris » comme des « bouffons » notre faille.. enchainés les uns aux autres, sans « réelle dimension »…

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  8. Bah! J’ai beau me dire qu’on est tous le con de quelqu’un, mais une chose est sûre, c’est que les imbéciles deviennent légions. Je me demande si c’est l’âge qui veut ça….

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  9. Faire l’idiot est parfois salvateur.
    Qui n’a jamais utiliser cette attitude pour se sortir d’une issue quelque peu difficile ? !
    Ma réflexion allait au delà, car lorsqu’il est posé un tel terme sur autrui, cette personne ne nous visionne t-elle pas elle-même de ce même terme, puisque nous allons pas dans le sens de sa réflexion ? !
    Alors oui, nous sommes tous ainsi à nos heures !
    Moralité, avant d’affubler une personne de ce terme, il faut y réfléchir en plusieurs fois…
    Bon week-end à tous !

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  10. Je rencontrai dans mes voyages un vieux bramin, homme fort sage, plein d’esprit et très savant ; de plus, il était riche, et, partant, il en était plus sage encore : car, ne manquant de rien, il n’avait besoin de tromper personne. Sa famille était très bien gouvernée par trois belles femmes qui s’étudiaient à lui plaire ; et, quand il ne s’amusait pas avec ses femmes, il s’occupait à philosopher.

    Près de sa maison, qui était belle, ornée et accompagnée de jardins charmants, demeurait une vieille Indienne, bigote, imbécile, et assez pauvre.

    Le bramin me dit un jour : « Je voudrais n’être jamais né. » Je lui demandai pourquoi. Il me répondit : « J’étudie depuis quarante ans, ce sont quarante années de perdues ; j’enseigne les autres, et j’ignore tout ; cet état porte dans mon âme tant d’humiliation et de dégoût que la vie m’est insupportable. Je suis né, je vis dans le temps, et je ne sais pas ce que c’est que le temps ; je me trouve dans un point entre deux éternités, comme disent nos sages, et je n’ai nulle idée de l’éternité. Je suis composé de matière ; je pense, je n’ai jamais pu m’instruire de ce qui produit la pensée ; j’ignore si mon entendement est en moi une simple faculté, comme celle de marcher, de digérer, et si je pense avec ma tête comme je prends avec mes mains. Non seulement le principe de ma pensée m’est inconnu, mais le principe de mes mouvements m’est également caché : je ne sais pourquoi j’existe. Cependant on me fait chaque jour des questions sur tous ces points ; il faut répondre ; je n’ai rien de bon à dire ; je parle beaucoup, et je demeure confus et honteux de moi-même après avoir parlé. »

    C’est bien pis quand on me demande [si] Brama a été produit par Vitsnou, ou s’ils sont tous deux éternels. Dieu m’est témoin que je n’en sais pas un mot, et il y paraît bien à mes réponses. « Ah ! mon révérend père, me dit-on, apprenez-nous comment le mal inonde toute la terre. » Je suis aussi en peine que ceux qui me font cette question. Je leur dis quelquefois que tout est le mieux du monde ; mais ceux qui ont la gravelle, ceux qui ont été ruinés et mutilés à la guerre n’en croient rien, ni moi non plus ; je me retire chez moi accablé de ma curiosité et de mon ignorance. Je lis nos anciens livres, et ils redoublent mes ténèbres. Je parle à mes compagnons ; les uns me répondent qu’il faut jouir de la vie, et se moquer des hommes ; les autres croient savoir quelque chose, et se perdent dans des idées extravagantes ; tout augmente le sentiment douloureux que j’éprouve. Je suis prêt quelquefois de tomber dans le désespoir, quand je songe qu’après toutes mes recherches je ne sais ni d’où je viens, ni ce que je suis, ni où j’irai, ni ce que je deviendrai. »

    L’état de ce bon homme me fit une vraie pleine : personne n’était ni plus raisonnable ni de meilleure foi que lui. Je conçus que plus il avait de lumières dans son entendement et de sensibilité dans son cœur, plus il était malheureux.

    Je vis le même jour la vieille femme qui demeurait dans son voisinage : je lui demandai si elle avait jamais été affligée de ne savoir pas comment son âme était faite. Elle ne comprit seulement pas ma question : elle n’avait jamais réfléchi un seul moment de sa vie sur un seul des points qui tourmentaient le bramin ; elle croyait aux métamorphoses de Vitsnou de tout son cœur, et pourvu qu’elle pût avoir quelquefois de l’eau du Gange pour se laver, elle se croyait la plus heureuse des femmes.

    Frappé du bonheur de cette pauvre créature, je revins à mon philosophe, et je lui dis : « N’êtes-vous pas honteux d’être malheureux, dans le temps qu’à votre porte il y a un vieil automate qui ne pense à rien, et qui vit content ? – Vous avez raison, me répondit-il ; je me suis dit cent fois que je serais heureux si j’étais aussi sot que ma voisine, et cependant je ne voudrais pas d’un tel bonheur. »

    Cette réponse de mon bramin me fit une plus grande impression que tout le reste ; je m’examinai moi-même, et je vis qu’en effet je n’aurais pas voulu être heureux à condition d’être imbécile.

    Je proposai la chose à des philosophes, et ils furent de mon avis. « Il y a pourtant, disais-je, une furieuse contradiction dans cette façon de penser : car enfin de quoi s’agit-il ? D’êtreS heureux. Qu’importe d’avoir de l’esprit ou d’être sot ? Il y a bien plus : ceux qui sont contents de leur être sont bien sûrs d’être contents ; ceux qui raisonnent ne sont pas si sûrs de bien raisonner. Il est donc clair, disais-je, qu’il faudrait choisir de n’avoir pas le sens commun, pour peu que ce sens commun contribue à notre mal-être. » Tout le monde fut de mon avis, et cependant je ne trouvai personne qui voulût accepter le marché de devenir imbécile pour devenir content. De là je conclus que, si nous faisons cas du bonheur, nous faisons encore plus de cas de la raison.

    Mais, après y avoir réfléchi, il paraît que de préférer la raison à la félicité, c’est être très insensé. Comment donc cette contradiction peut-elle s’expliquer ? Comme toutes les autres. Il y a là de quoi parler beaucoup.
    VOLTAIRE

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  11. Cela s’appelle « faire l’imbécile », non ? Ensuite, tout dépend qui, comment, dans quel contexte et pourquoi ? Au-delà de tout essentialisme, qui bloque la pensée et conduit au racisme, il y a des formes de bêtise qui cachent une sagesse et d’autres qui cachent un désarroi, par exemple. Là encore, je trouve que Robert Musil, dont je relis en ce moment L’Homme sans qualités et dont j’ai tellement aimé sa conférence sur la bêtise, peut nous donner beaucoup à penser.

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