RIEN EXCLURE 4 : Peut-on faire à la fois de toutes les manières ?

Quoi que vous fassiez, avec qui que se soit, c’est toujours pareil : l’autre prétend savoir mieux que vous comment faire. Comme on ne peut pas tuer chacun des autres avant chacune de nos actions, l’on est bien obligé d’accepter non seulement leur aide mais surtout, avec elle, leur propre stratégie.

Car sommes-nous si sûrs que toute action réclame que l’on s’entende pour adopter tous une seule et même stratégie ? N’arrive-t-il pas souvent, que l’action la plus efficace soit celle qui coordonne des actions différentes de groupes différents ? Lorsqu’on ne sait au juste quelle stratégie est la meilleure, ni même si l’une est la meilleure, autant se rendre à l’évidence qui a permis toutes les grandes révolutions : toutes les stratégies valent mieux qu’une.

« Soyons unis » ne signifie pas « soyons uniques ». S’unir est un acte d’intelligence, au sens d’entrelien : il s’agit d’allier des différences pour qu’elles se libèrent d’une même chose par une action concertée. Les groupes, les projets et les buts peuvent être différents, et même, ils doivent l’être : il suffit que soient communs l’ennemi et les services à se rendre. Une seule libération pour de nombreux idéaux, voila la règle de base pour l’unité d’action. C’est quand rien n’est commun que tout peut le devenir.

6 réflexions sur “RIEN EXCLURE 4 : Peut-on faire à la fois de toutes les manières ?

  1. le dernier paragraphe m’intéresse beaucoup
    il est évident que c’est ce qui s’est vécu pendant la seconde guerre mondiale où, entre autres, les différents partis politiques français ont fait cause *commune* face à un ‘ennemi’…..et ont ‘gagné’ (donc oui, on sait, on voit que ça ‘fonctionne’)
    réfléchissons…….
    allier des ‘différences’ pourrait être se sentir ‘solidaires’ de toutes les personnes porteuses de handicaps (car nous en portons tous plus ou moins) pour se libérer de l’exclusion qui est liée aux handicaps…….?
    sans parler des flux migratoires qui occupent les esprits à l’heure actuelle et où il devient ‘délicat’ d’en ‘débattre’, y compris avec des amis, tant ce qui s’en dégage est ‘inattendu’ (du genre: il faudrait accueillir ‘uniquement’ des chrétiens……)

    aussi *s’allier* semble ne devenir ‘possible’ que si sa propre vie est directement concernée………et j’imagine, par exemple, que la solidarité et l’entraide, entre les migrants eux-mêmes, sont liées aux risques qu’ils prennent ‘tous’….sinon, ils ne seraient peut-être jamais adressé la parole…..

    or l’être humain oublie sans doute qu’il est lié à TOUT ce qui l’entoure……et chacun fait souvent ‘comme si’ ça ne le concernait pas….jusqu’au moment où *ça* l’atteint (accident, maladie, perte d’emploi ou de proche, catastrophe climatique……….)

    alors « C’est quand rien n’est commun que tout peut le devenir » oui, quand tous se sentent concernés
    et là il n’est pas vraiment question d’intelligence, me semble-t-il?

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    1. Quand notre vie est menacée, nous avons une soudaine bouffée d’intelligence.
      C’est ce qui est arrivé à la résistance.
      Il suffit de comprendre que l’hypercapitalisme est un mode de destruction,
      ce qu’il montre de plus en plus clairement lui-même

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