Quel objet êtes-vous ? (petite expérience philosophique)

Sans doute vous dites-vous :

« je ne suis pas un objet », « je pense »,

« je mérite le respect » « nul ne me traite comme un objet ».

Et sans doute concluez-vous que vous êtes tellement un sujet

que la question est sans objet.

.

Mais, parmi les questions qui ne se posent pas, celle-ci a ceci d’étrange que,

si on la pose quand même, on trouve une réponse.

.

Si,

par hasard,

ce n’est pas immédiat,

il suffit de décliner la question :

A quel endroit êtes-vous bien ?

Quelles matières préférez-vous ?

Que faites-vous très souvent ?

Que faites-vous le mieux ?

A qui êtes-vous le

plus utile ?

.

Et, tout à coup, va s’imposer à votre esprit,

comme une pure évidence, l’objet que vous êtes.

.

Si ce n’est pas indiscret, vous pouvez écrire ci-dessous l’objet que vous êtes.

Si par hasard rien ne venait, n’hésitez pas à m’écrire ce qui vous arrête, et je vous aiderai.

23 thoughts on “Quel objet êtes-vous ? (petite expérience philosophique)

  1. Personne qui ne vous traite comme un objet ? Que du contraire : nombreuses sont les instrumentalisations, les tentatives. Mais si celles-ci font de vous un objet, de quoi alors leurs auteurs sont-ils eux-mêmes l’objet ? Et quels sont, de manière plus générale, le nom et la conséquence de cet instinct d’objectivation de l’autre? La vidéo de Soundgarden que j’ai postée sous votre articulet précédent, et que vous n’avez publiée à ce jour, pourrait fournir un début de réponse…

    L’humaine société ne sera mature que lorsque bénéficiant également des informations qui lui sont pertinentes à cette fin, chacun de ceux qui en sont pourra, en conscience et en raison, effectuer ses choix propres, sans préjudice pour autrui. C’est la condition de la reconnaissance de l’autre comme autre. Tout le reste n’est que paravent pour mieux intégrer l’autre à soi, branlette pendant l’amour… Entre-temps, ce vil instinct primaire peut amener à influencer des choix qui n’eussent pas été si évidents sans lui. Peut-être, au fond, est-ce là aussi une forme malheureuse d’objectivation.

    Comme l’affirmait Norman Mailer, qu’il me plaît de citer en cette matière, « “one’s condition on marijuana is always existential. […] One becomes aware of the enormous apparatus of nothingness […], one becomes aware of the war between each of us, how the nothingness in each of us seeks to attack the being of others, how our being in turn is attacked by the nothingness in others”. L’on se rend compte, pourrait-on ajouter, de ce futile instinct d’objectivation…

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      1. Votre question inverse la perspective. Il me semble qu’elle avait davantage sa place sous les articles précédents…

        Demeure la question principale : de quoi, outre l’instinct, ceux qui cherchent à instrumentaliser sont-ils l’objet ?

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  2. J’ai aimé la question et comme j’ouvrais un de mes carnets de croquis j’ai recopié tous vos mots découvrant ainsi l(‘invitation à répondre…
    D’où…http://trainsurtrainghv.com/2015/06/20/pour-les-emigres-de-la-chapelle/
    Je travaille déjà.lol GHV

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  3. Parfois je est jouet du corps, parfois je joue avec mon corps. Il doit être rude pour un homme de devenir fourmi, de n’avoir comme outil que le corps d’une fourmi. C’est un peu juste pour réhabiter la forme originelle, et ce qu’elle exprime. Enfin, ça dépend … la fourmi habitant pleinement son corps, tandis que nous, notre déphasage, notre faiblesse constitutionnelle, nous contraint si nous voulons survivre dans ce jeu, à toutes sortes d’artifices, de ruses et subterfuges, pour retrouver un équilibre, ou une adéquation entre le corps et la psyché, selon quelle médiation ? C’est je crois tout ce qui permet le développement du langage, l’entendement, l’art, la pensée, etc. Qui agit nécessairement sur le corps, et le corps perd un peu de sa pesanteur, de son objectivité. Le problème c’est la demeure originelle, son lieu, et le chemin qui s’ouvre ou non.

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  4. Peut-être que je serais une maison pour mes proches. Par contre, je ne sais pas si on peut dire qu’une maison est un objet.

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  5. Une couverture, un plaid tout doux et bien chaud. Pour pouvoir donner de la chaleur et de l’amour aux gens qui comptent, qui en ont besoin. Que ce soit un froid physique ou psychologique.

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