Etes-vous un ou plusieurs? (un= multiple, 2)

Mais les deux, bien sûr ! Pourquoi choisir ? Je suis tout ce que je suis. Non seulement tous mes organes, mes neurones, mes cellules, mais aussi tous mes noms, pseudos, codes et avatars. Je suis tous mes défauts, tous les mots dont on me dit, et entre les deux tout un lacis de jeux. Car je joue tout le temps tel ou tel de mes rôles, selon mes casquettes sociales, amicales, familiales, intimes. Je suis des jeux. Je suis des jes. Et ce pluriel au mot je ne m’empêche pas plus d’être unique, d’être moi, que la pluralité ludique des mes rôles. Vous êtes fait de tout cela, comme un nuage est fait de gouttes. Vous êtes vos objets.

14 réflexions sur “Etes-vous un ou plusieurs? (un= multiple, 2)

  1. J’ai toujours pensé que l’homme portait en lui l’enfant qu’il était. Une enfance abandonnée qui remonte à la surface au moment de nos rêves les plus invraisemblables en état de sommeil.

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  2. Pourquoi sommes-nous nos objets et pas nos sujets ? Sujets ne veut-il pas dire que nous avons un recul sur nous-mêmes pour nous objectiver ? Je n’écris pas souvent sur votre blog car je me sens totalement bête face à vos commentaires mais aujourd’hui, c’est mon jour d’audace !

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    1. Vous avez bien raison d’oser
      et de parler de ce recul.
      Sartre a écrit de bien belles pages
      sur la conscience toujours dehors.
      Si elle est dehors, si je suis dehors,
      la question sujet ou objet se pose moins,
      voire se résorbe

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  3. Jouer tout le temps tel ou tel de ses rôles n’est pas un jeu. C’est la tragédie de l’inexistence. C’est avec cette fausse ludique-là qu’il importe de rompre pour être.

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    1. Deux faux, cela fait un vrai. Parce qu’il y a une limite entre les deux qui permet à chacun de se mettre à exister, surtout s’ils jouent ensemble. Prenez le manège: les enfant font semblant de s’amuser, et les parents de regarder. Mais les deux à la fois font un merveilleux souvenir…

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  4. Je n’ai pas d’enfant, je ne saurais vous dire. Ce que je suppute, c’est que ce « vrai »-là n’est pas limite mais liant, et que son jeu est celui du malin. Or, que le ciel point ne m’accable, j’ai toujours considéré le malin d’un commun…

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