Penser, c’est tabler sur les contraires

Puisque

chaque chose est contradictoire

puisque qu’une pensée ne s’éveille que par une contradiction

Penser, c’est tabler sur les contraires

choisir et prendre comme axes les deux paires de contraires

les plus cruciales et les croiser

comme les dimensions

de cet espace

où la chose se déploye

comme un jeu de contraires

comme une algue qui s’étendrait

dans l’espace de ces phases et de ces phrases

qui sont tendues, tendues, toujours tendues par les contraires.

Penser

c’est croiser les contraires

pour faire de la chose un grand tableau

La pensée est toujours cruciale.

10 réflexions sur “Penser, c’est tabler sur les contraires

  1. Une pensée sage, ne serait-ce pas de trouver un équilibre entre ces contradictions, entre le bien et le mal, le jour et la nuit, l´homme et la femme, la vie et la mort, le beau et l´horrible ( « le réel et l´irréel ») etc…
    J´y pense enpermanance sans y penser vraiment.
    Une pensée Irréaliste à vous !

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  2. Penser c’est pour moi chercher à me mettre en équilibre avec mes convictions. Celui qui pense aujourd’hui différemment du groupe auquel il appartient socialement, est souvent considéré comme un contradicteur. Il peut lui arriver d’être soupçonné de trahison. L’être seul s’il se contredit ne s’en rend pas compte tout de suite, mais dès qu’il y a un dialogue avec autrui, un échange entre personnes adultes sur n’importe quel sujet, là les discours peuvent être contraires. C’est souvent le phénomène de la »bouteille à moitié pleine ou à moitié vide  » qui, ne permet pas de toujours être d’accord. Les personnes qui veulent réfléchir peuvent tabler sur les contraires pour enrichir leurs réflexions, par les remarques bien venues des interlocuteurs, mais dans la vie, dans la société ou au travail, c’est tout autre chose… Là, penser c’est observer l’autre, les autres, leurs défaillances ou leurs brillances du paraître. Il n’y a qu’en philosophie qu’un individu peut tabler sur les contraires lors d’un discours. (Ce sujet serait à développer de vive voix.) bonsoir et merci.

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  3. Bien « au contraire »😉 ils créent une dynamique nécéssaire à l´évolution. Le beau ne serait pas beau sans comparaison du vilain.
    Une vue globale périphérique pour mieux cerner, cibler son centre.
    Thèse et antithèse pour enfin en tirer une synthèse. Ouverture d´esprit peut-être.
    Une energie positive et négative donc qui devrait être nécéssaire…
    si je ne me trompe pas et sans vouloir être contradictoire…

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  4. Plusieurs interrogations et plusieurs associations d’idées me viennent à l’esprit en lisant ceci, et, en l’occurrence, j’ai envie de les laisser se décanter plutôt que de me risquer à tenter de les structurer prématurément.

    Tout d’abord, si votre texte/représentation était un test de Rorschach, j’y verrais spontanément le concept de dyade et la dialectique hégélienne. Peut-être n’avez-vous pas rédigé ceci en pensant à des références d’auteurs précises, mais, si vous le relisiez comme si ce n’était pas vous qui l’aviez écrit, quelles autres références (conscientes ou non) y décèleriez-vous ? Si je vous pose la question, c’est parce que si philosopher en Candide est sans doute moins rébarbatif pour le profane, tant est imposante l’histoire des idées, pouvoir se référer à telle ou telle branche de l’arbre du savoir fournit des repères utiles.

    Quant à mes interrogations, les voici :

    – Le distinct est-il forcément contraire ?

    – Quelle latitude pour l’interprétation individuelle dans l’appréhension de ce qui est présenté comme des contraires ? Par exemple, le virtuel est-il, de nos jours, le contraire du réel, ou l’intermédiaire entre le réel et ce qu’il faudrait, faute de terme plus adéquat, dénommer le non-réel ? Autre exemple : culture est-il le contraire de nature, une fois que l’homme s’est extirpé de l’état de nature ?

    – Si la pensée est pensée des contraires, faut-il aussi penser la destruction à venir ?

    – Chose publique et chose privée, intimité et extériorité, ne sont-ils, à notre époque, comme pris dans un chiasme inédit, qui aurait fait basculer exclusivement l’obscurité dans le spectre de la première, la lumière dans le prisme de la seconde, contre le gré du plus grand nombre ? Ce n’est pas à ce que l’on poste volontairement sur Facebook ou ailleurs que je songe ici; ma question est indissociable de celle de l’action de l’Etat oligarchique, qui est en mesure de savoir tout de nous mais qui, lorsqu’il s’agit de négocier, par exemple, des traités transatlantiques néfastes, verse dans l’opacité la plus totale.

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    1. Pour ma part, je réserve le mot « contraire » pour les choses qui se détruisent mutuellement.
      les opposés, inverses et autres termes de contrastes jouent ensemble,
      se supposent et le plus souvent s’entretiennent.
      Quant aux auteurs, je tente de sortir de Hegel et de sa solution à chaque fois unique:
      quand il y a des contraires tout est possible
      c’est même un infini de possibilités,
      analogue à la liberté, par exemple.

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  5. Les synonymes pour contraire proposés par Mediadico: opposé, différent, autre, distinct, dissemblable, divergent, hétérogène, discordant, inégal, contradictoire, divers, hostile, ennemi, défavorable, antagonique, inverse, incompatible, inconciliable, antinomique, adverse, opposant. opposé, contre-pied, antithèse, opposition, contradiction, antinomie, antithétique, adversaire, antonyme, aux antipodes, à contre-courant.

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