Pourquoi Socrate souriait-il ?

Rien ne paraît si simple que de sourire. Mais c’est peut-être un art, à la fois d’accueil et d’esquive, où il est malaisé de demeurer pour vivre. J’imagine le sourire de Socrate comme ce subtil entre-deux, cette lisière fugace séparant le sérieux, qui alourdit nos crédulités, du rire gros et gras, qui les ridiculise en en supposant d’autres. Entre croire et se moquer, le sourire serait l’interstice d’ironie où l’on peut se déprendre. Entre farce et gravité, la douceur de plaisanter, cette politesse amusée qui permettrait d’accueillir toute phrase selon le respect qui lui est dû, avant de la placer à la bonne distance. Sourire serait le propre de l’ironie qui rendrait la pensée socratique à jamais insondable, comme une liberté.

8 réflexions sur “Pourquoi Socrate souriait-il ?

  1. Le sourire n’est-il pas le début de la convivialité et du partage, mais aussi la réaction face au sentiment de plaisir, donc positif à son origine.
    Par contre je vais dans votre sens, lorsque celui-ci est mal utilisé, il est alors négatif, lorsqu’il est ironie, esquive et peut même être déstabilisant.
    Seul le propriétaire peut définir son action, cela sur son instant. Socrate était peut-être tout simplement Heureux !

    J'aime

votre réponse:

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s