Je ne suis rien, mais je le sais

Je viens d’apercevoir un sentier d’existence,

juste entre Socrate et Descartes.

Cela consisterait à dire :

Je ne suis rien,

et pourtant,

de ce fait même,

je suis celui qui existe le plus.

Parce que si tout le monde est rien,

certes, je ne suis pas plus que les autres,

mais moi, je m’en rends compte .

24 réflexions sur “Je ne suis rien, mais je le sais

  1. … ce qui fait ‘notre force’ (notre orgueil) est lié aux ‘codes’ d’une société, d’un groupe, même en s’adhérant pas aux codes normatifs des uns ou des autres, c’est déjà avoir une perception de nous-mêmes (et des autres) en fonction de ces codes …

    … ne plus revendiquer nos ‘qualités’ en fonction de nos codes, oui, c’est n’être rien ni personne vis à vis de ces codes, vis-à-vis des échelles de valeur … et les autres ne sont donc plus vu comme ‘plus ou moins’ que d’autres, que nous… ils ne représentent rien non plus ni personne en fonction de ces codes …

    … c’est le ‘grand vide’ … personnellement, j’ai vécu ce ‘dépouillement de mes échelles de valeur’ (et j’en avais beaucoup, un train peu en cacher un autre et mes échelles de valeurs étaient infiniment imbriquées et insidieuses … ne trouve pas les mots mais c’est comme si en arracher une en faisait sortir d’autres … cachées même à mes propres yeux) j’ai donc vécu (ou plutot revécu) ce ‘dépouillement’ en lisant Guy Corneau (victime des autres et bourreaux de soi-même) et je me suis arrêtée au milieu du livre … en supprimant ces codes, les autres (et nous-mêmes) sont alors des CHEFS D OEUVRES, sans le coté ‘orgueil’ … sans le coté ‘j’ai telle ou telle qualité’ que d’autres n’ont pas … car ce n’est plus l’homme qui est lui-même le concepteur du chef-d’oeuvre qu’il est … l’initiateur, l’inventeur, le créateur mais c’est Dieu. Voir chacun, se voir comme une créature, complète, parfaite, non pas en fonction des ‘résultats’ : je fais ceci et donc, j’ai telle qualité donc j’arrive à tel performance, tel comportement et donc …. mais je suis moi en entier un corps pensant, une personne, et non pas ‘personne’. je suis une créature et j’ai été crée par amour et je suis aimée .,, alors la dimension change .,,, le ‘grand vide’ le gouffre’, la spirale ascendante s’inverse … le vide se comble, la plénitude remplace le sentiment de ‘manque’, d’attente’ d’insatisfaction … c’est agapé …

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      1. … tu ne peux pas être rien … car tu n’étais rien ou presque et tu as grandi, tu as un corps, une intelligence, une mémoire, un certain nombre d’orteils, une couleur d’yeux, des ‘fonctions’ comme la respiration, la digestion, des muscles qui te permettent de faire des mouvements, et le tout fonctionne sans que tu puisses rien y faire. Peux-tu faire pousser un seul cheveu à ta tête en plus des tiens, allonger un de tes os, améliorer la dextérité de tes doigts ? Oui, en exerçant ce corps qui est le tien, tu as une certaine marge de ‘fonctionnement’. Oui, rester recroquevillé des jours dans une même position l’atrophie … il a besoin de mouvements … personne n’arrive à produire l’existence, personne et tout ce qui en découle … nous, mais ‘tout le reste non plus’. Personne n’arrive à ‘faire démarrer’ les rotations, des plus petites ‘particules’ comme des plus grandes’ à créer les forces qui les maintiennent à la distance x les unes des autres … que tu le veuilles ou non, tu ne t’es pas créé tout seul … tu n’as rien pu faire pour ‘avoir des fonctions musculaires’ pour te permettre de te mouvoir … pas plus que tu ne peux agir sur les fonctions qui te permettent de réfléchir … oui, nous avons un acquis, nous avons appris à parler, etc, etc …. et nous ne pouvons pas apprendre sans ‘exemple’ …. mais la base, les facultés qui nous permettent d’acquérir le langage, etc, etc, nous les avons reçues … elles nous ont été données … personne ne peut les produire pour lui-même (ou pour d’autres) …. reconnaitre que l’homme ne peut pas se créer tout seul, ou pas, ne change pas ce fait. (ces faits).

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      2. … maintenant si ce dieu qui n’est ‘rien’ arrive à ‘tout’ créer ….

        A mes yeux c’est le contraire. Il faut beaucoup, beaucoup d’imagination et de ‘savoir faire’ pour créer ‘une chose’. Prenons le cycle de l’eau en exemple, pour que l’eau s’évapore, se purifie dans les montagnes, puis se rassemble … creuse les rochers et entre parenthèse te forme toi, et nous tous !🙂 … pour que cet eau puisse gelé, formé des lacs, des rivières, des étangs, des flocons de neige, il faut derrière un ingénieur bac + 10000000000000000000000000000 doublé d’un artiste au génie et à l’imagination décuplée …………. pour que l’eau dessine des paysages … que les flocons ‘décors’ ‘le monde’ et soudain le fasse paraitre entièrement différent, il faut aussi aimé le monde … les artistes ne peuvent souvent pas se séparé d’une toile, de celle dans laquelle ils ont mis ‘le plus de leur intimité’ ….

        … et le hasard, la nature elle-même à forcement une tête pensante, elle ne pourrait pas imaginer, concevoir, comme l’homme ne peut pas concevoir son propre corps-pensant … il en connait à peine le fonctionnement, il sait juste l’utilisé …

        L’homme sait imiter, reproduire, et même créer des ‘yeux’ (la fonction vue) en super-puissant … mais cette ‘fonction vue’ a besoin d’un créateur ………..

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    1. Je vous conseille « par delà bien et mal » de Nietzsche. La vie est finalement une déconstruction selon moi, je n’entrerai pas dans un débat théologique car ça touche aux croyances et ça fini toujours en conflit de toucher aux croyances, et puis quel intérêt de parler de « croyances » finalement puisque ce sont des croyances. Bref, on nous met au monde déjà chargé de tout un tas d’attentes et de valeurs, puis on nous éduque, mais quelle erreur d’éduquer un enfant… Comment vivre libre avec tout cela ensuite, en portant toute cette merde au monde ? La seule solution est de se déconstruire, je crois que ça prend toute une vie….

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  2. Il passe le temps d’un rien à un autre
    D’une mise en bière en mise à nue
    « Ci gît le 1 69 12 64 445 104 09  »
    Et pis taf sur le rien vers l’inconnue
    Recueuilli dans le silence de l’oeuf
    Originel qui est le notre.

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    1. Je respecte les croyances même si je ne les partage pas, j’ai peut être été « brutale », à l’écrit ce n’est pas toujours facile de retranscrire le « ton ». Désolée si j’ai pu être déplacée. Je voulais dire déconstruire la personnalité qu’on s’est fabriqué par rapport à tout un tas de choses acquises et qui nous limitent ensuite dans nos choix justement, dans notre vie et même nous empêchent de voir la réalité. Le bien et le mal justement. Déconstruire ça. Mais oui finalement ça nous permet de CHOISIR !😉

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  3. Et bien moi il y a des jours où j’aimerais ne pas en avoir conscience…comme ce jour…où y penser constamment me fait souffrir et me fait m’évader dans ma tête hors de ma vie, ma vie pratique j’entends. D’autres jours cette pensée me permet d’être proche des gens, le plus proche qu’on puisse être d’eux, et me fait me sentir vivante. Une contradiction à l’état pure. Mais finalement la contradiction revient au rien n’est ce pas ?…

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      1. Si on prend en considération que ce qui ne souffre pas ne vit pas alors oui, savoir que l’on est rien, fait parfois souffrir donc fait se sentir vivant…

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  4. Si je ne suis rien mais que rien est le néant et que du néant naquit le tout, alors, je ne suis rien du tout mais aussi tout du rien.

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    1. Je tiens le néant pour la destruction, c’est à dire une des formes de rien.
      mieux vaut ne pas le confondre avec des formes plus stables de la contradiction,
      car il est l’anéantissement pur et simple, alors que dans toutes les autres formes,
      la contradiction est plutôt une manière d’exister

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      1. C’est pour ça que j’avais posé une condition « si », n’étant pas persuadée que rien égalait en tout point néant.

        Cependant, il m’arrive de penser que je ne suis rien. Quel sens donné à ce « n’être rien » ? Est-ce que « n’être rien » est lié à notre monde ? à la société et ses diktats ? au sentiment d’inutilité que je ressens ? Est-ce que dans un monde où survivre serait l’urgence, l’homme (ou la femme) penserait-il qu’il n’est rien ou se battrait- il pour ce qu’il est ? Si je ne suis rien et que je le sais alors à quoi me sert-il de vivre ? N’être rien, le savoir et vivre quand même, est-ce là une contradiction ?

        N’ayant jamais pratiqué la philosophie, il est certain que je n’en saisis peut-être pas toutes les subtilités.

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