Les choses sont-elles des nuages?

Toute chose a trois états :

– le nuage des causes

– la chose

– le nuage des effets.

La chose n’est qu’une pose, (une phase, un moment) du nuage.

Elle est le trait d’union, la concrétion transitoire, le passage entre deux nuages.

La chose est le passage des nuages.

19 réflexions sur “Les choses sont-elles des nuages?

  1. la chose ce peut-être un coup de couteau ou une rafale de mitraillettes… la chose c’est notre vie ! le nuage c’est le point de vue de Sirius….

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  2. ça mérite réflexion…
    si le nuage des effets est disparu dans le passé, où serait celui des causes😉
    peut-on parler de nuages à propos de la conscience et de ce qui la structure, lui donne une ossature qui soutient l’existant ?
    bon, c’est vrai qu’un nuage n’est pas sans structure , seulement une composition qui s’épanche en tous sens, et semble danser …

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      1. oui, un peu plus que certaines constructions modernes, d’où proviennent les rigidités qui nous oppriment. La mort n’est pas trop nuageuse, elle serait un peu poussiéreuse et nous pousse à trop de bavardages. Sans doute parce que le silence nous révèle l’ampleur des phénomènes, que nous voudrions saisir par la parole, mettre en images, mais chose impossible au demeurant. Les nuages sont des passants et nous, passant sur notre nuage de mots. Plus sérieusement, je me demande pourquoi éprouve -t-on un tel besoin d’exprimer les choses ? comme si nous étions possédés par un manque absolu et maladif, ou bien serions nous simplement à côté de nous-mêmes ? là, en supposant qu’une jonction s’opère nous aurions à la fois retrouvé notre cause et l’ensemble des choses. Évidemment, cela peut paraitre démesuré de vouloir joindre les deux bouts😉

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  3. intuitivement je dirai que de relier les nuages aux choses est en soit une avancée dont je mesure mal les implications mais dont la mise en avant du nuage sur la chose où la situation de cette dernière dans le non situé du premier, me ramène tout droit à la puissance philosophie chinoise débarrassée de Confucius ; dès lors ce que j pressentais depuis des années peut se réaliser , le nuage et son incessante transmutation -transformation )

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  4. Les nuages sont des amas, des condensations, des compacités fuyantes et variables, légères ou lourdes. Impondérables, masses de brumes ou de vapeurs, ils contrarient la stabilité, le fixe et le déterminé. La chose n’est qu’un point qui s’additionnant dans la durée donne l’impression fantaisiste d’une permanence, d’un support entre les limites desquels nous déposerions une vie, et qu’éventuellement et parce que nous n’avons pas d’autres mots, nous appelerons la nôtre. La chose semble solide, alors qu’elle est une ligne évanescente. La chose obscurcit la conscience du monde, elle est l’ombre portée sur le monde car on la croit essentielle. Elle semble inerte, toute en elle-même, être? absence de tension, étouffement. Mais Il vaudrait mieux parler de la chose-temps. C’est ici la question cruciale où elle rencontre le nuage. Car comme le nuage, elle est modification incessante, variations de variations. Comme la ligne, la chose n’existe pas, elle est comme ces « merveilleux nuages, ces merveilleux nuages » qui flottent au loin à l’horizon lointain. La chose nous trompe quand elle veut nous faire croire qu’il y a quelque chose. Ou ce quelque chose croire qu’il y a une chose. Ce quelque chose, c’est peut-être quelqu’un. Mais non, ce quelqu’un n’est jamais personne. Ce quelque chose ou ce quelqu’un est hantise, obsession de l’être, manie du sens construit, cette manie essentielle à la base de toutes fondations humaines. Les nuages ne flottent pas en haut, ils sont l’informe fond. Ni réels ni pures illusions, ils courent sous nos pieds. C’est ainsi qu’admirer leur inouïe beauté, c’est plonger notre regard dans la source de la source. La régression à l’infini n’est pas interdite Pourquoi s’arrêter ou commencer quelque part ? Se poser ? Se figer en tant que chose, ou alors, oui, se poser en tant que nuage-chose, c’est à dire au fait comme refus de la chose.

    Le nuage est suspension fluante, quasi non-être, contemplation de l’être mouvant, quasi-être. Le nuage, c’est le contemplé contemplant.

    Les nuages sont vestiges, vestiges de la chose passante. Le nuage, c’est le passage de la chose à la chose, jusqu’à la fin, l’innommable fin qui jamais ne finit.

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      1. Oui. Car le nuage est aussi nuée ambiguë. Il se refuse à être ce qu’il est (nuage-chose, instable, mobile) sans toutefois jamais échapper à sa nature. Visible qui appelle l’invisible. Le nuage est comme la mer dont il est largement issu : il est ce sur quoi la liberté peut se faire jour, ambiguïté, mélange de sensible et de suprasensible.

        Moi, franchement, les nuages, ils me plaisent (surtout les blancs moutonnés, mamelonnés, courant en bandes sous les cieux, ou solitaires, perdus dans l’azur clair).

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  5. It is not an easy point to make, but very deep in the relevant philosophy, you find that there is some necessary circular logic in definitions and conceptions, including definitions of ‘things.’ We call this defining circularity ‘epistemic self-fulfilling prophecy.’

    Here’s a brief excerpt from my book ‘This Moonless Sky’ that sheds some light on it. The theme is developed further throughout the book. Here, a character says to a group of us:

    « We all know that nothing in nature is truly delineate – the dog as a species is not entirely separable from the wild wolf, the number ‘one’ is only conceptually distinct from one plus an infinitely small number. We all have genes that intersperse and intergrade with those of our neighbours and our enemies, if we have any enemies. All the substances of our bodies replace themselves constantly, so that we are fuzzy processes moving through space, sucking molecules up in one place and sweating them out in another. Well, I am sure you all know the delineation paradox.”

    And yes, we do know, because this is something we’re taught in high school. So then I, as the narrator, explain to the readers:

    « The ‘delineation paradox’ is a diagram … that is a sentence inside a circle. The circle is made of another sentence. The inner sentence says ‘this entity, defined by the delineation around it, is real.’ The outer sentence, the one that wraps around the other, says, ‘this delineation, which defines the entity within it, is not real.’

    In other words, you can’t say the dog as a ‘separate’ entity doesn’t exist, even though in some cases dogs can scarcely be distinguished from
    wolves, and can interbreed with them very easily. The thing is real; its definition leaks. »

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  6. Reblogged this on thismoonlesssky and commented:
    (unofficial translation – marrik)

    Every item or thing has three states:

    – the cloud of causes
    – the thing
    – the cloud of effects

    The thing is only a pose (a phase, a moment) of the cloud.

    It’s the hyphen, the transitory concretion, the transition between two clouds.

    The thing is the passage of clouds.

    ** ** **
    Here is a comment I made to this intriguing and poetic blog post by Jean-Paul Galibert. People have endless trouble with understanding the boundaries of things and classes of things, and I believe one of the concepts from our extraplanetary culture says something essential about this that has not yet been expressed on the planet Earth.

    ** ** **

    It is not an easy point to make, but very deep in the relevant philosophy, you find that there is some necessary circular logic in definitions and conceptions, including definitions of ‘things.’ We call this defining circularity ‘epistemic self-fulfilling prophecy.’

    Here’s a brief excerpt from my book ‘This Moonless Sky’ that sheds some light on it. The theme is developed further throughout the book. Here, a character says to a group of us:

    « We all know that nothing in nature is truly delineate – the dog as a species is not entirely separable from the wild wolf, the number ‘one’ is only conceptually distinct from one plus an infinitely small number. We all have genes that intersperse and intergrade with those of our neighbours and our enemies, if we have any enemies. All the substances of our bodies replace themselves constantly, so that we are fuzzy processes moving through space, sucking molecules up in one place and sweating them out in another. Well, I am sure you all know the delineation paradox.”

    And yes, we do know, because this is something we’re taught in high school. So then I, as the narrator, explain to the readers:

    « The ‘delineation paradox’ is a diagram … that is a sentence inside a circle. The circle is made of another sentence. The inner sentence says ‘this entity, defined by the delineation around it, is real.’ The outer sentence, the one that wraps around the other, says, ‘this delineation, which defines the entity within it, is not real.’

    In other words, you can’t say the dog as a ‘separate’ entity doesn’t exist, even though in some cases dogs can scarcely be distinguished from
    wolves, and can interbreed with them very easily. The thing is real; its definition leaks. »

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