ALL FREE

« All free !», Avant d’être un idéal mondial, cette formule est un jeu de mot en anglais, qui reste intraduisible, parce que cela veut dire à la fois : « Tous libres !» et « Tout gratuit !», comme si la liberté et la gratuité étaient les deux faces d’un même idéal. Évidemment, ces deux possibilités en deviennent quatre, puisqu’on peut aussi vouloir que tout soit libre et que tous soient gratuits, c’est-à-dire que la libération aille jusqu’aux choses, fondamentalement inappropriables, tandis que tous les actes demeureraient gratuits. On arrive alors au point où le des-intéressement de Levinas retrouve le commun de Nancy et des présocratiques. Deux sens donc, puis quatre, autant dire les dix mille êtres, le fond sans fin des avenirs possibles. Nous n’aurons pas la liberté tant que nous n’aurons pas la gratuité : elles sont une seule et même essence : comprenons-le et faisons-la.

37 réflexions sur “ALL FREE

  1. Freedom is not free, of course, also as matter of course there is a price for all and all must pay or or none are free to choose what freedoms will exist if any.

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              1. Oui, mais en vivant dans un système de récompense (je ne parle pas de la conséquence positive d’un acte), il est aussi difficile de faire les choses sans attendre la-dite récompense. Alors, on agit plus gratuitement. Et on n’est plus vraiment libre! Trop d’interférences dans nos choix et notre manière de les poser! Et nous voilà reparti sur le fond de votre excellent article!

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  2. Ce qu’a de réel cette utopie c’est qu’elle nous tenaille. Nous sommes topiquement des u-. Mieux vaut souffrir et jusqu’à faire sourire cette tenaille que toutes les autres qui la dénient parce qu’elles ne supportent pas d’être tenaillées par elle.

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  3. La gratuité ne semble pas faire partie des valeurs de la  »bonne société » de ce monde…quoique personnellement, je crois qu’il y a, et aura toujours, des gens en qui croire…donc, un espoir, parfois fragile j’en conviens, que tout n’est pas perdu! Ce sera un plaisir de te suivre et te lire! Bonne fin de journée.

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  4. Liberté et gratuité : deux faces d’un même idéal ?! égotique ?!

    Notre liberté intérieure n’est-elle pas la plus importante ? Une connaissance profonde de nous-mêmes, dans le pire et le meilleur, ouvre à la liberté extérieure… au monde… aux autres… à l’acte gratuit… à l’altruisme sincère…

    Pas de réelle liberté sans libre-arbitre ? sans la volonté de changer nos comportements, de dénouer nos multiples dépendances…

    Sommes-nous vraiment libres ?

    Selon l’article 6 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen du 24 juin 1793 : « La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui; elle a pour principe la nature; pour règle la justice; pour sauvegarde la loi; sa limite morale est dans cette maxime: Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait. »

    Engager son être, en pleine conscience et respect, est le véritable chemin vers la liberté… une volonté d’harmonie…

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      1. Payer ? Liberté et économie font-elles bon ménage ? La question d’argent ne devrait-elle pas être secondaire ?

        Dans notre système capitaliste, où la surconsommation joue le rôle principal, le matérialisme primaire souffre un peu… Et c’est bien ! Le travail est une action positive, reconnue par notre société. Soit, mais l’appât du gain ne devrait pas être le but de notre humanité… Malheureusement, les systèmes bancaires (et politiques qui en découlent) sont les piliers de notre monde ! Tout tourne autour de l’argent… le pouvoir ultime ! Alors que la solidarité devrait nourrir notre quotidien… L’acte gratuit (loin de la Bible et d’autres fondements religieux) reste l’altruisme… L’ultime richesse d’un homme est son intelligence de coeur. Pas de routine, de vacances, de téléphone portable dernier cri etc… sans argent mais le bonheur n’est pas systématiquement dans des besoins éphémères… Seuls, des hommes « plus libres » (car libérés de nombreuses dépendances) peuvent offrir un nouveau regard sur une vie plus saine et plus sereine… même si parfois la liberté doit passer par des révolutions !

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  5. Belle matrice verbale, [tous libres, tout libre, tout gratuit, tous gratuits]. Je ne sais en voir les limites, seul. Peut-être avec [management, ménagement, mangement, manègement], à condition que la valeur argent ne soit pas l’unique objet de transition, de transaction ?!

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  6. Les choses qui sont vendus ne sont pas accessibles à tout le monde.
    Mais nous sommes nés libres, alors: pourquoi devraient-ils emporter quelque chose qui ne nous donnes pas?

    Le problème est le suivant: vraiment nous naissons libres?

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  7. La liberté est l’essentiel de l’être. Sans liberté nous ne sommes rien, nous sommes morts. Combien d »êtres sont-ils vraiment vivants ? La pauvreté, la peur de manquer est le plus puissant outil de contrôle et d’emprisonnement. Seule la gratuité peut conduire à la vraie liberté pour tous.

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  8. On peut essayer de penser un intérêt à la gratuité. Imaginons une vie où tout soit fonctionnel, y compris les plages les plus ouvertes de jeu et de plaisir. On a alors besoin d’être organisés de l’extérieur pour vivre notre gratuité. Appelons ça gratuité de l’intérêt, au sens où ce sont des intérêts divers qui nous ménagent des plages de gratuité. Ne sommes-nous pas alors profondément lésés dans notre aspiration et notre aptitude à une gratuité produite par chacun d’entre nous et avec d’autres, sans dépendance d’accès et d’organisation à l’égard de divers intérêts? Se pourrait-il que nous ayons un intérêt vital à une gratuité libre ?
    Les intérêts archidominants n’en étouffent-ils pas d’autres dont l’insatisfaction attentent à nos vies, au-delà de toute satisfaction permise ou
    promise ? De plus, la liberté et la gratuité arrachées à un fond social, mondial, mental, où dictent leur loi des intérêts mesquins (leur liberté, leur gratuité), ne saurait être comparées à ce qu’il en serait d’elles (et qu’on ignore) si devenait possible en sens contraire une transformation ou seulement un amendement réels de ce fond. Liberté et gratuité sont des questions de  » fond  » et pas seulement de personnes.

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  9. Il y a tellement de motifs à nos actions, à nos gestes, à nos sourires ou à nos grimaces, qu’il devient difficile dans tout cela d’imager et de faire place a un principe même de gratuité. Et quand les motifs ne sont pas palpables, entre ceux qui nous sont cachés à nous-mêmes et ceux que nous nous inventons, cela réduit encore de l’espace. Je ne suis pas certain qu’il faille chercher la gratuité, si ce n’est peut être justement, en ne la cherchant pas.

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  10. Je ne sais…

    The free man who made a purchase of freedom with sanguine currency said:

    « Please take this cup from me. »

    It is not grudgingly purchased by soldiers who enjoy killing or martyrs who like dying.

    Freedom. It grows more sanguine, yet still free. One lays down a will out of love. Love is all-free, not one-free always. Love looks for volunteers, persuasive, never shoving.

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  11. Freedom is a lazy whinning mistress. Pay up. Freedom is an overworked pissy wife. For free- ah, sure!- You will die 20 years early from her dirty looks.

    Free, pay- but is it good? Is it good, is it nice, is it right? Combine love with freedom,willing sacrifice, not the purchase- take it! Persuade and do not rake it.

    This would be timing. Take the laundry out of the hands of the one you love and throw it, throw it down. Tie her with silk to the refrigerator. If her body quivers,

    « Oui »

    Then its love, and its free.

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  12. À noter que la vie n’est pas,à mon sens, gratuite. Le prix diffère selon le destin, certains la paieront du sang de leur mère ,d’autre nécessiteront le sacrifice d’autrui.
    La liberté elle aussi se paie au prix du sang ou de l’exclusion.
    La seule chose qui soit gratuit dans ce monde,c est notre mort

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      1. Sans aucun doute ! Certaine Traditions vont jusqu’à arguer que « pour une nouvelle vie ,il faut une mort  » . Mais l’ont peu poussé le raisonnement a un stade plus concret que la métaphysique :
        Prenons ,par exemple ,le fait que chaque personne qui naît sur cette terre est débiteur de celle ci de part notre empreinte écologique… le prix de la vie .

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  13. @ Moonath, à l’ auteur et à touTEs

    Moonath a écrit: « Selon l’article 6 de la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen du 24 juin 1793 : « La liberté est le pouvoir qui appartient à l’homme de faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d’autrui; elle a pour principe la nature; pour règle la justice; pour sauvegarde la loi; sa limite morale est dans cette maxime: Ne fais pas à un autre ce que tu ne veux pas qu’il te soit fait. »

    Engager son être, en pleine conscience et respect, est le véritable chemin vers la liberté… une volonté d’harmonie… »

    Désolé, mais ça ne suffit pas , cette définition est BOURGEOISE dans son essence et ne décrit donc que le point de vue du PROPRIETAIRE de l’ espace comme de l’ outil de travail. Ce qui la rend non-universelle et non apodictique.

    Si nous désirons nous rapprocher un peu plus de l’ Universel et de l’ Apodictique, je propose de méditer :  » La Liberté n ‘existe que si elle étend celle de l’ Autre à l’ Infini ». Vous aurez certainement reconnu l’ Auteur de cet aphorisme..

    Néanmoins l’ injonction de la DDHC est un pas en avant vers la Gratuité, mais ce n ‘est pas le Pas décisif, le Giant Step de John Coltrane qui en connaissait un bout du « Free at last »….

    Pour les interressés par le concept de Gratuité, je conseillerais le superbe livre d’ Anne Vernet: « La deuxième chance » où elle explore un monde de gratuité….précision, je n’ ai aucun intérêt chez l’ éditeur, d’ ailleurs j’ ai emprunté ce bouquin en bibliothèque….il a le mérite de debroussailler nos utopies et de nous faire penser par nous-mêmes et non sous la forme d’ un essai, ou d’ une thèse mais d’ un roman dont elle envisageait la suite aux dernières nouvelles…

    La Gratuité est l’ Avenir de l’ Humain, mais est-ce celle décrite dans l’ « enfant de la fortune » de Spinrad?……it’ s up to us, Citi-zens!!!!!!

    Sam T

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