La liberté est-elle pouvoir, puissance, ou possible ?

VOIR LE FILM

Pour vous aider dans votre réflexion…

Un petit film de quelques minutes,

un personnage indécidable,  un

collectionneur de possibles :

Olivier Courtemanche

Théatralise Ella

Balaert

VOIR LE FILM

10 réflexions sur “La liberté est-elle pouvoir, puissance, ou possible ?

  1. Je dirais en premier lieu que la liberté n’est jamais liberté à 100%, puisque nous devons répondre à des codes, des règles, des obligations etc…
    Mais à mon sens elle est possible !
    La possibilité de faire ou ne pas faire, de dire ou ne pas dire, de vivre heureux ou pas, etc…
    Elle est donc pouvoir, le pouvoir de choisir et toute puissance par définition. Donc je prends le tout, aie !!🙂
    Et vous Jean-Paul qu’en dites vous ?

    J'aime

      1. Il ne fait penser à un enfermement volontaire pour différentes raisons et donc a la perte de la liberté totale.
        Cette saynète démontre une non liberté ainsi qu’un non pouvoir et donc une impuissance, que c’est triste ! Tournons nous toujours en rond ? ! Et nous donnons nous l’apparence d’être libre afin de mieux vivre ? !
        Cette saynète me dérange aussi😉
        Je reviens donc à ma pensée première nous ne sommes jamais vraiment libre à 100%, ce que j’ai toujours pensé, mais vivons notre vie de façon qui nous convienne le mieux🙂

        J'aime

    1. – Que t’ai-je dérobé ? Qu’as-tu perdu ? Ecris-le ! grogne Anthony à Cuba, dont il a couvert la bouche d’un ruban adhésif et qu’il immobilise de ses bras musclés ?

      Inquiet et agité, le psychiatre griffonne quelques lettres sur une feuille de papier, s’imaginant que son geôlier occasionnel a envie de le voir écrire ce qu’il veut entendre. Sans ménagement, Anthony déchire la feuille.

      – Faux ! Tu n’as jamais eu le contrôle de la situation. Ce n’était qu’un fantasme, une illusion. Qu’es-tu certain de contrôler : le volume de ta chaîne hifi, l’air conditionné dans ta voiture ? Quoi d’autre ? Quoi d’autre ? vocifère le gorille.

      Suffoquant de trouille, le jeune psychothérapeute donne l’impression de ne plus savoir à quel saint se vouer.

      – Très bien, encore une chance : tu es nerveux, sous pression. Quoi d’autre ? insiste le prisonnier fait maton. Qu’as-tu perdu ? Que t’ai-je pris ? Ecris-le ! Ecris-le donc !

      Quasi instantanément et sans trop y penser, vu les circonstances, Cuba couche sur le papier sept nouvelles lettres, en majuscules : « MA LIBER… ». Nouvelle feuille déchirée, avant même que ne soit apparu le mot que l’on devine !

      – Espèce d’idiot, doc ! Tu penses que tu es libre ? Où te rendais-tu aujourd’hui à deux heures ? A la salle de musculation, n’est-ce pas ? Ce matin, la sonnerie habituelle. Au beau milieu de la nuit, ton soudain réveil, haletant. Qu’est-ce donc qui te serre les tripes comme ça, comme un sac de nœuds ? Est-ce l’ambition ? C’est ça, n’est-ce pas ? Tu ne me feras pas la leçon, fiston : j’étais toi, avant.

      D’un revers de main, Anthony jette alors sur le sol tout ce qui se trouvait encore sur la table devant laquelle est assis son presque pubère alter ego. N’y demeure qu’une dernière feuille de papier.

      – Ok, dernière chance, lui lance-t-il. Tu penses que je ne t’étranglerai pas ? Ca ferait un psychiatre de moins sur Terre ! Je suis déjà dans le trou. Que pourraient-ils donc me faire ? Dernière tentative, applique-toi. Qu’as-tu perdu ? Que t’ai-je dérobé ? Ecris-le.

      Revenant lentement à ses esprits, le psy, qui avait gardé en main son feutre rouge, trace, posément à présent, le contour de l’abstraction à laquelle n’avait cessé, durant l’exercice forcé, de se référer l’autre…

      (« Instinct », Jon Turteltaub, 1999)

      J'aime

  2. Très psychanalytique, au fond, que cette courte représentation. On apprend que le personnage a vécu des événements tragiques sur lesquels il revient à plusieurs reprises, des événements qu’il n’a pu influencer et qui semblent l’avoir laissé légèrement groggy. Pour autant, il n’a rien de tragique. Au contraire, il est gai, souriant, enjoué, espiègle, ce qui, en dépit de son caractère terne, dédramatise totalement son indécision.

    Certes, sa situation pourrait être bien meilleure : appliqué dans l’exécution de son travail abrutissant, il est aussi reclus, seul. Or, ai-je lu un jour sans être en mesure, depuis, de retrouver la citation présumée (de Saint-Augustin, si mes souvenirs sont bons), « il devrait être interdit d’être heureux seul ». « But that’s the only way to be », vocaliserait Sandy Denny.

    Quoi qu’il en soit, le cas de l’effigie de l’acteur n’est-il pas quelque peu fantaisiste ? N’eût-elle été plus crédible si la cause de ce qui, dans son interprétation, se conçoit difficilement comme des tourments, avait été l’impression ( ?) d’indigence, de cuistrerie, d’hypocrisie et de bassesse frivole qu’elle aurait tiré de la plupart des multiples rencontres qu’elle aurait effectuées par le passé, lesquelles auraient débouché soit sur le dégoût, le désespoir, l’amalgame sans doute, soit sur une sélectivité très accrue en fonction de critères que des observateurs externes ne pourraient appréhender que par hypothèse ? En ce qui la concerne, Pauline « Poppy » Cross, la principale protagoniste de « Happy-Go-Lucky » de Mike Leigh a plein de contacts, est toujours souriante, trouve toujours le mot d’encouragement qu’il faut…

    La liberté, c’est tout cela à la fois, sans doute ; c’est aussi, paradoxalement, une contrainte…

    J'aime

votre réponse:

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s