PETIT SONDAGE : dans quelles circonstances doutez-vous de votre existence ?

Notre chère existence ! Les philosophes, l’un après l’autre, nous l’assurent et nous rassurent: l’être est, les Idées sont très réelles, je pense donc je suis; Dieu, c’est-à-dire la nature, ne peut être conçu sinon comme existant, il y a quelque chose  plutôt que rien, tout le rationnel est réel, nous existons d’abord, nous nous définissons ensuite… Mais une telle complicité, si rassurante, entre des penseurs par ailleurs aussi opposés, n’est elle pas suspecte ?

Au fond, sommes-nous si sûrs d’exister ? Consultez votre vécu, vos sentiments, votre expérience : dans quelles circonstances doutez-vous de votre existence ?

70 réflexions sur “PETIT SONDAGE : dans quelles circonstances doutez-vous de votre existence ?

      1. à chaque fois que je suis dans le mental, c’est-à-dire, à chaque fois que je ne suis pas conscient de vivre : moments de stress (émotionnel), de préoccupation, etc,…

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        1. J’aime bien cette expression: être dans le mental..
          Dans quelle situation, par exemple, cela se produit-il?
          et das cette situation précise, une autre réaction,
          (agir par exemple) nous aurait-elle dispensé
          de ce doute sur notre propre existence?
          ces situations sont-elles déclenchées
          par quelqu’un, un geste, un propos?
          Je manque d’exemple
          pour me représenter…

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  1. Aunque me siento parte de una existencia colectiva, continuamente dudo de mi existencia individual.
    Por eso escribo este comentario, para que los lectores de este blog
    piensen: « Remigio Sol sí existe, puesto que opinó ».

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  2. Quand je rêve si fort, ou quand je suis prise dans la danse, je ne doute pas de mon existence, je doute d’en n’avoir qu’une.
    La vie existe à travers « moi », mais comme elle existe partout ailleurs en même temps je doute que mon existence ne soit que « la mienne ».
    Parfois elle prend des chemins autonomes, elle me dépasse complètement… et c’est un soulagement !

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      1. Dissolution : sans aucun doute.
        Cela se vit comme une libération.
        Dans le mouvement j’existe partout et nulle part, car je vais. Je me laisse porter dans une «going line» : une ligne dansante qui vient de l’infini et qui y retourne. Finalement, la chorégraphie n’est pas un art d’écriture mais de lecture : le corps suit une ligne qui existe déjà. La danse me fait l’honneur de me laisser passer à travers elle. La vie, aussi.
        A vrai dire, je ne connais pas d’autre expérience que la danse qui puisse concentrer le corps et l’esprit en entier dans le temps présent au point d’en ressentir une autre manière d’exister. Celle où l’on se soustrait et se multiplie à la fois…

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    1. Ce que vous décrivez en deuxième partie me semble familier. Toutefois, je le ressens dans de profondes réflexions sur moi-même, il m’arrive de le voir comme un soulagement, mais d’autres fois plutôt comme un vertige ou une légère angoisse. Tout dépend de mon état d’esprit de l’instant.

      En revanche, les profondes réflexions dans la création de quelque chose (seul ou en groupe) me font sentir que j’existe pour quelque chose de plus grand, un gigantesque ensemble. Alors, je me sens libéré et soulagé.

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  3. Oui, j’ai toujours aimé la théorie du rêve, ou bien je compare la vie comme une séance de cinéma, il est rare que l’on se mette à pleurer quand on quitte une salle de cinéma, alors pourquoi s’angoisser devant la fin de la vie. Mais de toute façon l’existence nous laisse suffisamment de temps pour penser un jour ceci et le lendemain cela face à un tel sujet.

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  4. Je n’existe pas. Tel est mon soupçon. « Je » fais semblant d’accorder de la valeur à ce Je. Votre fond d’écran est-il un quidam, avec ses petites icônes, ses petits boutons ? Imaginez le jour où une machine sera, pour la première fois, consciente d’elle. Vous saurez alors quelle légèreté, quelle fragilité se cache derrière ce beau « Je » artificiel qui réclamera les mêmes droits qu’un être humain. J’ai l’inquiétant soupçon que « Je » est une construction ; à partir de là, je doute de mon « existence » TOUT LE TEMPS tandis que celle d’un champignon ne me met pas dans ces transes-là.

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  5. Mia figlia 16 anni,risponde sicura:quando dormo, perché sono incosciente.
    Io condivido però aggiungo che mi sento di non esistere ogni volta che non mi sento riconosciuta dalle persone che dicono di volermi bene (talvolta anche semplicemente da persone che conosco). Ad esempio, se cerco di condividere un pensiero un’azione e chi mi sta accanto non risponde -volutamente – perdo coscienza e mi sento di non esistere. Scrivendo mi viene in mente che probabilmente questo sentimento che provo spesso anche nel quotidiano, accade perché nella società non veniamo riconosciuti per ciò che siamo: persone.
    p.s. ho ripreso ad andare al cinema e ad apprezzare registi francesi che non conoscevo, mi è nata una nuova passione.

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  6. Il y a des moments ou je sais que je n’existe pas : ces moments sont ceux, remplis de vide, remplis d’inutile…et il y en a trop, par exemple, regarder un programme idiot à la télé, savoir que c’est idiot, et rester quand même. …ou dans un groupe, participer à une conversation sans s’impliquer, juste pour dire quelque chose….tous ces moments d’agitation qui ne laissent rien sont des moments ou je n’existe pas. je les vis, mais n’existe pas.

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  7. Excellent blog, source de réflexion – et d’intranquillité – constante. Mon début de commentaire est en commentaire avec le sujet : lorsque je suis tranquille, qu’aucun de mes organes ne se signale, que je suis en équilibre avec le monde extérieur ou en ignorance de ce qui s’y passe, je ne me sens pas vivre. Si je sens une palpitation, externe ou interne, si j’entends un chien aboyer, une nouvelle qu’un ministre démissionne, ou mon coeur qui bat plus vite, je sais et je sens que je vis.

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  8. Je doute de mon existence lorsque je doute de celle des autres c’est-à-dire de mon propre « moi »
    mon existence me « doute » tous les jours car tous les jours je fais comme ci, comme ceci comme cela alors que je sais au plus profond de moi qu’un jour je vais mourir. C’est tellement irréel néanmoins je ne peux m’empêcher de faire « comme si », comme si la mort n’existait pas (et donc que « je » n’existe pas). Elle n’existe d’ailleurs peut-être pas pour nous mais pour les autres, ceux qui n’y sont pas encore, en sursis, et moi, qui me pense mort, alors que je suis vivant, et quand je serai mort, je ne pourrai plus y penser (donc je suis comme les autres). Ni à moi, ni à la mort, ni au doute, reste – des autres. La mort ne m’appartient pas et pourtant elle est le lot de tous. A quelle occasion douter que j’existe, aucune si ce n’est toutes à la fois, comment savoir si je doute sans l’expérimenter tous les jours dans le non-doute… ce n’est pas « je ne doute pas que je doute » ni « je doute que je doute » mais quelque chose entre les deux, je ne me serais pas mis à douter s’il n’y avait le doute du doute, du « ne pas savoir » qui nous attend tranquillement au coin de la porte, à n’importe quelle situation bénigne où je me rends compte que moi, je suis, mais sans moi (sinon je ne pourrai pas « me » penser)… Si mon existence dépend du doute, il se peut que je ne puisse m’y résoudre qu’à la condition d’une hypothèse folle, que je n’existe pas (et si moi, pour une fois, j’existais? A refaire encore et toujours les « et si », les « comme si » les « peut-être »… Le doute et l’existence conjoints nous fondent comme des êtres manquants, avec toute la liberté que cela engage (condamnés à être libres). Finalement, je suis heureux non pas de douter de mon existence, ni de douter que je ne doute pas mais de ne pas savoir quand, réellement, cela m’arrivera: quoi, la mort, la disparition, la dissolution dans l’autre qui était en moi mais que je ne suis plus et ne serai jamais, sauf à douter.
    ((c’est un peu long je m’excuse))

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    1. Je suis désolé pour vous, monsieur Galibert, mais cette réponse m’est trop délicieusement étrange pour ne pas en interpeller l’auteur… Je suis intrigué par cette dualité que vous semblez mettre en toute chose… Il m’a toujours semblé qu’il existait en moi un autre, tout comme vous avez l’air de le décrire. Une question toutefois : croyez vous réellement que si la mort n’existait pas, vous cesseriez d’exister ? La mort est-elle à ce point un conditionnement à la jouissance de notre propre existence ? Je ne crois pas que quoique ce soit m’attende quelque part, mais cela seul l’avenir pourra nous le dire… Et si nous voulons y arriver, il nous faudra d’abord braver le présent… Je serais intéressé par un éclaircissement de votre part sur cette dualité, si ce n’est pas le cas et bien soit, je resterai dans le doute.

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  9. Je ne doute plus de mon existence, après un gros travail sur l’ancrage dans la matière, dans les moments de « nuit noire de l’âme » juste de son sens…
    Mais c’est un passage obligé pour tous les êtes en chemin😀

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  10. Je ne doute pas de mon existence en tant qu’existence objective. Par ailleurs, je constate la non-existence qui m’est imposée. Vous allez me demander de préciser. Je vous donne un exemple :: J’ai 65 ans et je suis discriminée en fonction de mon grand âge (sic) dans l’univers du travail … alors que c’est maintenant que je suis en pleine possession de mes moyens professionnels. Vous voyez ?

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  11. Je doute de mon existence quand je ne retrouve plus mon centre. Quand je me trompe, que je me perds, que je ne sais plus très bien vers quoi tendre. Il m’arrive de me sentir diluée, comme une aquarelle trop mouillée, de ne plus sentir vibrer l’espoir fou du mieux encore, de l’idéal espéré. Souvent dans des moments de fatigue, d’épuisement. Dans des moments où encore touchée de la brutalité, mon coeur se remet à saigner. Alors je me retire encore dans le repos, loin de tout, et je laisse la nature reprendre ses droits.

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      1. Le centre est en moi, c’est un positionnement, une façon d’être, de sentir, de percevoir, de vibrer au monde. C’est un état d’être qui se rejoint sans trop savoir pourquoi ni comment mais qui fait se sentir complet, vivant. Un sentiment de plénitude, en quelque sorte.

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  12. douter de son existence ? tout le temps …
    puisque il faut être conscient de son existence pour la faire être.
    puis je douter de mon existence dans la douleur ? non, un des moments où la chair relie la pensée et l’être, dans la douleur je ne doute pas.
    résumons : est ce que j’existe , là et maintenant ? si je suis seul à le constater ? est ce que je construit mon existence par l’acte ou la pensée ?
    l’existence a t elle un avenir ? ne serait ce qu’une seconde après , maintenant ? et qui m’aura prouvé que j’existe ? l’existence n’est elle pas définit par le concret que la société exige de nous ?
    est ce que j’existe ? pour qui ? pour quoi ? ou le fait d’être me suffit il à me dire « exister » ? pourquoi affirmer l’existence ? effectivement n’y a t il pas un but donné à cette conscientisation, pour être là dans le tourbillon social et la matière, le réel, le positif, manipulable, disponible, producteur, consommateur, agent …
    seul je puis affirmer que j’existe pour … pour ce que ma pensée m’aura donné comme valeur à coller à l’idée d’existence , cette idée , ce mythe peut être qui me fait et fera être ici, maintenant, la seconde d’après… mais cette idée n’est elle pas vacillante et fragile, ténue, enfouie, si bien que ma pensée à peine à me le rappeler dans mon quotidien scandé par le fait d’être disponible à la marée du temps, de l’évènementiel, du programme que je me suis ou qu’on m’a « fixé » , l’idée fixe de croire qu’on existe alors que le fait de l’action me fait justement oublier que j’existe autrement…

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    1. Votre texte me fait penser à Cioran qui expliquait si bien que l’homme ne pouvait se retrouver que dans la maladie ou la douleur, seules celles-ci semblent capables de le transfigurer au point qu’il se dépasse et rejoigne par là la voie de la sainteté…

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  13. J’existe quand je me sens faire un avec l’univers tôt le matin dans un parc, j’existe quand me penchant sur le buisson, l’espace d’une seconde, je suis la mouche qui y est posée, j’existe quand un arbre me donne la force de ravaler mes larmes et la force de continuer, j’existe à plein d’autres moments qui exigent présence, abandon, disponibilité. L’inexistence est à côté

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  14. Je ne sais pas si j’existe ou si je n’existe pas et je vis en parallèle ou plutôt en fusion ces deux états. Je ne peux nommer les moments où un doute s’installe, car ces moments ne sont qu’un et ne sont pas. Ils balancent entre réel et irréel.

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  15. Je doute de mon existence lorsque je me mets à penser à l’origine du monde. J’essaie tour à tour de trouver une explication à une matière qui n’aurait pas eu de début d’une part, et une explication à une matière issue du vide d’autre part. Ni l’une, ni l’autre hypothèse ne me satisfaisant, je ne comprends plus rien et doute de tout. En général, j’évite de penser à l’origine du monde.

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  16. Io esisto: mi scappa la pipì, ho fame, cammino, sento il sole sulle guance e la pioggia mi bagna. Starnutisco: io esisto; se « mi sento » mi ascolto, mi tasto, mi odoro, mi vedo io esisto. Quando provo sentimenti io esisto.Ma se perdo i sensi, se non sono presente a me stessa io non esisto per me stessa. Ma quando non esisto per altri? Quando non ho un’identità. Quando non ho un documento che attesta la mia identità io non esisto.Anche se odoro:non esisto. Devo avere un pezzo di carta che attesta la mia esistenza, con tanto di nome cognome e luogo di nascita -oltre che il sesso-.La mia voce, i miei perché non esisteranno più. E’ un mondo complicato e non basta più l’autocoscienza anzi, talvolta è questa che, per questo mondo, non esisto.

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  17. I doubt my existence when under extreme torture and brought to unconsciousness in great pain without ability to move or speak.

    En francaise avec Google Translate:
    Je doute que mon existence Lorsque Sous la torture extrême et une perte de connaissance Présenté dans une grande douleur sans capacité de bouger ou de parler.

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  18. J’éprouve le sentiment d’exister quand je pense ce que je fais. Autrement dit quand je suis conscient.

    Ce qui est différent du sens littérale de la phrase « Je pense donc je suis ». Car pour simple exemple, quand je dors j’existe, quand une personne est dans le coma elle existe.

    Nous ne pouvons penser sans exister, or nous pouvons exister sans penser.

    Je rejoins ce que Guy Veyer écrit, le doute (de l’existence) est conséquence de l’activité mentale/intellectuelle.

    A la question « Qu’est ce qu’être dans le mental? » Je réponds « penser pour penser », sans lien avec une activité, sans conséquence palpable.

    Vivre avec la philosophie que « nous vivons parce que nous pensons » c’est tendre à interpréter, contrôler, calculer, filter la réalité, avec des conséquences désagréables pour notre vie. Etre libre c’est une part d’insouciance qui n’est pas « penser ».

    Et c’est bien dans cette insouciance que nous sommes à même de faire des découvertes heureuses, surprenantes, inimaginables, qui donnent un charme incontestable à notre vie.

    Autrement dit, Douter de l’existence est un serpent qui se mort la queue car cette activité coupe de ce qui pourrait nous surprendre et maintenir le sentiment bienheureux d’exister.

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    1. Mais quand pouvez-vous affirmer que vous êtes conscient ? C’est bien là une question qui brusque… Suis-je bien moi lorsque j’écris ces mots ou suis-je la marionnette d’une Volonté qui m’échappe ? Après tout la pensée n’est rien d’autre que le résultat d’un organe et ce qui fait fonctionner l’organe ne lui appartient pas en propre… Pour résumer mes paroles : suis-je mon cerveau ou mon cerveau est-il moi ? L’ « ego » présumé de Descartes n’est-il pas finalement qu’une sécrétion au même titre que… la salive par exemple…, et dans ce cas je ne suis moi-même qu’une substance sans essence. Quant à cette liberté, ne nous permet-elle pas d’être libre parce que contraignant ? Comme disait je ne sais plus qui « pas de liberté sans loi »… Mais votre dernière phrase me semble intéressante car à mon avis douter c’est déjà exister.

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      1. Je peux affirmer d’être conscient chaque moment, car chaque moment il se passe quelque chose.

        Dans l’hypothèse où je suis une marionette, ne suis-je pas malgré tout observateur?

        Je vois au moins deux sens que nous donnons au mot exister. Exister au sens d’être libre de faire, et Exister au sens premier de « vivre »/ »voir »/ »sentir »/etc.

        De plus en plus de chercheurs et docteurs s’accordent pour dire que le cerveau est comme une télévision, c’est un grand récepteur d’informations qui existent hors de nous. Des preuves témoignent aujourd’hui que la conscience est « hors du cerveau ». Et du fait d’une expérience EMI je confirme ses observations. J’utilise consciemment et inconsciement mon cerveau sans que mon existence soit limité à cet organe. (Cf Docteur Raymond Moody, Docteur Jean-Jacques Charbonnier, et plus)

        Descartes est matérialiste, c’est difficile pour moi de m’accorder sur ce qu’il a écrit. La liberté est « la liberté de faire tout ce qui ne nuit pas ». Donc si des personnes ne parviennent pas à percevoir ce qui est nuisible, les lois sont nécessaires. La nature elle-même obéït à des lois.

        A propos de ses lois, ne peut-on pas exister avec elle? Notre vie, notre corps obéit aux lois de la nature et pourtant nous existons. Quant à la question: Est-ce que les lois sont nécessaires pour exister? Je crois que nous contribuons à l’existence de telle loi pour nous épanouir, ce ne sont pas des lois pour des lois ou pour la contrainte, ce soit des lois consenties pour construire. Telles les pierres d’une maison.

        Sans loi nous ne pouvons parler de vie physique. Et là je manque de mot, d’information, et mon cerveau peine à aller plus loin!😉

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        1. Vous dites que le cerveau fonctionne comme un énorme poste de télévision, mais chaque poste nécessite une antenne. Et vous parlez de scientifiques qui traitent la conscience comme quelque chose d’externe, mais si elle est externe comment peuvent-ils même la traiter sachant qu’elle manque alors de la matérialité nécessaire à l’approche scientifique. La science n’est-elle pas la première à exiger qu’une chose soit démontrable pour qu’elle soit exacte, mais elle est indémontrable dans le cas d’une externalité matérielle : elle ne peut donc être scientifique. Je vous rejoins toutefois sur ce point qui veut qu’une part au moins de la conscience soit à l’extérieur, mais cela exige encore d’être vérifié… et je ne fais pas entièrement confiance en la science pour y parvenir. Après tout la métaphysique n’est-elle pas tout à fait morte et a-t-elle de beaux jours encore… quant à la physique sa partie quantique réserve à mon sens encore beaucoup de surprises en terme de philosophie. Pour ce qui est des expériences EMI, je serais ravi que vous m’en disiez plus car je n’y connais strictement rien… merci en tout les cas pour cet échange très constructif.

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      2. Rapidement Christophe, je mets ici le lien vers ce documentaire complet sur le sujet des EMIs: http://www.youtube.com/watch?v=2CLH0QGQ5Wg&feature=youtu.be

        Hélas les scientifiques ont eux aussi des barrières qui empêchent des changements de paradigme. Il y a en ce moment comme une guéguerre entre eux pour déterminer qui a raison mais du coup, beaucoup semble oublier l’approche scientifique.

        En fait, il est démontré que « Mort clinique » équivalent à la mort admise scientifiquement d’une personne n’est plus vrai. Des personnes sont mortes cliniquement et vivent toujours. Simplement ici il y a un trou dans le paradigme qui continue d’être enseigné. Ce n’est donc plus de la science mais une croyance.

        Il n’est pas prouvé que la vie continue après la mort et donc la conscience. Mais retenons bien qu’il n’est pas prouvé n’ont plus qu’il y a rien après la mort! C’est une croyance dans les deux cas à l’exception des personnes qui en ont déjà fait l’expérience.

        Je vais finir par ceci, des médecins (scientifiques donc) ont la preuve de personnes pourtant sur leur table d’opération qui ont vu et entendu des choses qu’ils n’auraient pas pu voir si leur conscience était restée dans leur corps… Tout un champs d’étude s’ouvre à eux et ceux qui souhaitent.
        😉

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        1. Je confirme:
          il y a même des gens qui pensent
          qu’après la mort, on est mort.
          Tout le monde, en fait,
          si on est un peu attentif,
          honnête et rigoureux.
          Y compris toutes les religions,
          très claires sur ce point
          dans leurs rites mortuaires

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        1. Je regarderai avec intérêt ce que vous me proposez… Mais il m’apparaît que ce genre d’études relève davantage de la théologie que de la science exacte. Je n’affirme rien de péjoratif ici mais comme vous le dites les barrières des paradigmes sont difficiles à passer : peut-être n’existe-t-il tout simplement pas de paradigme. Comment en effet user d’un vocabulaire limité, de théories pragmatiques, de points de vue somme toute étroits dans des domaines qui semblent dépasser de loin le champ des sciences exactes? La science n’outrepasse-t-elle pas ses capacités voire, pour parler plus sèchement, ses droits en s’appropriant des domaines indémontrables par le simple biais de la mesure… Il est difficile de parler d’expérience lorsque la(les) sensation(s) disparaît(aissent), et sans expérience existe-t-il une science apte à saisir le réel. (En excluant les mathématiques de cette réflexion, mais les mathématiques n’ont pas vocation à ce genre d’études) Pour résumer, je dirais qu’il n’existe pas plus de réponses satisfaisantes à Dieu qu’à la Mort (les deux étant d’ailleurs intimement liés) et que si réponse il y a elle relèvera de la Métaphysique, or la science a sciemment mis hors jeu la métaphysique, elle ne peut jouer sur plusieurs tableaux en s’organisant une sorte de menu à la carte qui prendrait ponctuellement ce qu’elle rejetterait plus tard…

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      3. Jean Paul, je ne comprends pas votre intervention.

        Mettez-vous en cause l’honnêteté et la rigueur de personnes qui s’intéressent au sujet depuis longtemps, expériences à l’appui?

        Est-ce un exemple d’honnêteté et de rigueur en retour. L’honnêteté et la rigueur peuvent-ils exister sans l’écoute?

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      4. Christophe, je suis d’accord que la science ne peut peut-être pas apporter de réponses sur cette question. D’ailleurs j’en suis plutôt ravi. Ceci laisse une plus grande liberté à notre subjectivité🙂

        Pour être revenu d’une expérience similaire, j’accorde une grande importance au témoignage des personnes. Ce n’est pas toujours probant mais il y a là une richesse humaine en laquelle je ne doute pas.

        Je suis simplement heureux que de telles témoignages puissent s’exprimer (sans être brutalement censurés).

        Des personnes comme moi y trouvent une résonance de leur vécu, d’autres un espoir, d’autres encore font leur propre enquête, …

        Où je veux en venir ici, c’est que nous sommes loin d’avoir fait le tour de la conscience (même pour les scientifiques). Le doute est omniprésent mais ne veut pas dire que les choses existent ou n’existent pas, à mon sens le doute est une opportunité pour grandir, apprendre, et découvrir.
        Quand le doute renferme la personne plutôt que l’ouvrir, il témoigne davantage d’une baisse de morale que d’un monde dramatique. Ne serait ce que parce que nous ne pouvons avoir conscience en même temps de tout ce qui se passe dans le monde. Inévitablement, il y a des choses que nous ignorons et qui sont Belles…😉

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  19. En vérité la question pour moi semble s’inverser : quand suis-je sûr d’exister ? Nous n’avons que très peu de preuve d’exister, et la seule représentation que nous avons de nous-mêmes nous apporte une certitude à ce sujet bien peu satisfaisante. Nous ne ressentons notre existence que lorsque nous ressentons tout court, tout ce qui sort du champ de nos sensations ne peut être assurément tiré du domaine de l’être. Ainsi c’est lorsque je cesse de sentir que je cesse d’exister, car je fais alors partie d’un Tout qui semble aspirer la moindre particule qui me constitue. Là où j’existe le plus c’est lorsque je fais l’Amour, car c’est dans ces instants que s’amplifient les sens au point de devenir le centre de l’être.

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    1. Se fondre serait cesser d’exister? J’ai lu l’inverse, plus haut,
      dans un texte aussi beau, et aussi intimement vécu que le votre…
      Comment pouvons nous avoir des sentiments aussi opposés
      sur des expériences sans doute aussi voisines?

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      1. Les expériences s’opposent, ainsi s’opposent également les sentiments car ils se forgent sur nos expériences. Chaque sensation s’inscrit en nous et nous délivre un secret que nous seuls connaissons, comment alors ne pas voir s’opposer autant de sentiments. Je crois que c’était Breton qui écrivait « Le monde devrait se déchiffrer comme un cryptogramme », je ne le cite pas je me souviens seulement. Les hommes sont autant de « phénomènes », comme se plairait à dire Schopenhauer, qu’ils ne peuvent transcrire que pris séparément. Aussi l’homme est à l’image du Monde : un cryptogramme à déchiffrer;

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  20. Salut!
    C’est une question très intéressante celle que tu demandes.

    J’en doute très souvent.
    La dernière fois était lorsque je réfléchissais par rapport à un nouveau conte que j’écrivais. C’est une sorte de lettre qui arrive à un monsieur, Anibal, dans laquelle on lui dit qu’il n’est plus qu’un personnage littéraire. J’ai conçu cette idée en imaginant que ça m’arrivait à moi-même. On pourrait parfaitement être que personnages dans un conte, notre passé n’étant qu’un effet secondaire du cont.

    J’adore votre blog.
    félicitations, monsieur!

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  21. Je ne doute pas forcément de mon existence en soi. Parfois je doute de mon existence telle que je la vis au jour le jour. Et si tout cela n’était que le reflet de mon inconscient et pas vraiment la réalité. Je ne me pose pas vraiment cette question en fait. C’est juste qu’à certains moments je ne fais plus partie de ce monde-ci. Je vis à côté du monde, comme un observateur extérieur. Je peux alors me demander en quoi le fait que je sois là prouve mon existence, puisque que j’ai une existence matériel dans le monde mais mon esprit navigue dans un espace parallèle. Je sais que ce n’est pas forcément claire, mais c’est un état un peu dur à expliquer. On pourrait dire que dans ces moments je peux me fondre dans les murs, je deviens invisible aux yeux des autres et pourtant je suis là. Alors est-ce que j’existe encore vraiment, ou est-ce à cet instant que j’existe vraiment ?

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  22. Je doute à deux moments aussi précis que paradoxales :
    le premier est quand je réfléchis à l’univers (planètes, galaxies etc), je doute alors du fait que moi aussi je peux apporter ma pierre à l’édifice, je doute de mon utilité et me demande à quoi mon existence peut-elle bien servir. Dans un deuxième je doute lorsque je dois franchir une étape (examen, recherche d’un travail), ma vie prend alors une ampleur incroyable et je me demande si cela, c’est réellement moi

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  23. Je ne me suis jamais posé la question de ma non-existence. J’existe. Je n’ai pas besoin de savoir si c’est vrai, si c’est faux. Je n’en trouve nullement l’utilité. Par contre, qu’un philosophe pose la question me semble intéressant. Le Philosophe existe-t-il ? Doute-t-il de son existence, donc de son intérêt dans cette société en perte de repères ? Cette question ne peut pas être posée en l’air, comme cela, juste pour réfléchir. Mais elle doit déboucher sur quelque chose qui donnera du sens à notre société. Car douter de son existence, c’est encore allez dans le sens de destruction des certitudes. Et depuis quelques années, les certitudes, il n’en reste plus beaucoup. Vous voyez-vous comme un « destructeur » ou comme un « constructeur de sens » ?

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    1. J’aime beaucoup ta question Esangeles <>

      Encore c’est bipolaire mais bon! Je comprends ce que tu veux dire😉

      Il y a aussi « destabiliser » ou « donner de la confiance »🙂 Et la philosophie est essentiel en cela qu’elle peut donner du sens, lier nos sentiments/nos aspirations aux autres par les mots.

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      1. Je ne ressens pas la philosophie comme bâtisseuse de sens, je la ressens même plutôt comme l’empêcheuse de tourner en rond et ce dés l’instant où elle s’appuie sur le sens critique: chaque philosophie contemporaine n’est finalement que l’approche critique d’une autre et n’apporte des solutions qu’en se fondant sur ce qui précède. Par contre il me semble possible de baser ses propres certitudes sur les fils qui s’échappent de ces corps compacts que sont les théories… il est indubitable par exemple que nos sociétés sont basés sur une vision égalitariste qui était l’aboutissement d’une critique de la philosophie grecque dont le paroxysme selon moi se situe chez Kant. Je suis assez convaincu du fait que chaque certitude doit se fonder sur un doute, sans quoi toute société est vouée à l’immobilisme… et c’est bien là le défaut de nos sociétés qui se ruent sur des preuves scientifiques qui ne sont pourtant rien d’autre que des illusions mesurées…

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  24. Répondre à cette question n’implique-t-il pas de définir d’abord le mot lui-même, la portée que vous lui accordez et le contexte dans lequel vous l’utilisez ? Qu’est-ce que l’existence, en somme ? Objectivement, l’inertie distingue, d’une manière ou d’une autre, ce qui est animé de ce qui ne l’est pas. Or, penser n’est pas une forme d’inertie. D’où le cogito. Mais peut-être est-ce insuffisant… Le ressenti, alors, aux manifestations aussi diverses que la pléiade humaine elle-même. Sauf, bien sûr, si vous vous situez dans une perspective d’observateur omniscient, « supérieur », auquel cas vous pourriez, en effet, être tenté de conclure que la diversité est organisée, donc factice, donc apparence. Si nous sommes tous ou tous appelés à être des rouages, selon une mécanique même diffuse, en effet nous n’existons pas. Mais pourquoi sommes-nous en mesure de prendre conscience d’une telle réalité, et pourquoi une telle prise de conscience suscite-t-elle le mécontentement, voire la révolte ? Et ces derniers, de quoi sont-ils la manifestation ? De manière basique, il peut s’agir souvent d’une frustration devant les limites sociales imposées à l’ego. Celles-ci peuvent être injustes, iniques, voire même asociales (sans que cela ne constitue un paradoxe), dans le cas de ce que vous nommez l’hypercapitalisme. Beaucoup ne dépend-il, ici aussi, de la définition de l’ego ? Celui-ci peut être celui qui ne se connaît aucune limite, comme il peut être celui, civilisé, qui juge les limites imposées contraires à une évolution sociale harmonieuse. Ce qui amène, me semble-t-il, à poser la question de l’obéissance : pourquoi, malgré la conscience susévoquée, tout le monde est-il, en surface, si obéissant ? Pourquoi les frustrations se concentrent-elles généralement, de nos jours, dans les cercles immédiats et dans la zone d’ombre des individus ? Bernard Stiegler, lorsqu’il parle de télécratie et évoque à demi-mot, dernièrement (sur Médiapart) face à un Todd comme toujours très terre à terre par exemple, l’influence de la technique, dont il incombe encore de développer dans des discours scientifiques publics (càd affranchis de la sphère militaire et propagés savamment du sommet de la montagne savante vers sa base) les tenants et aboutissants, ainsi que les modes d’action et les types d’influence, s’approche-t-il sans doute des causes les plus pertinentes à même, moyennant développement (et développement intelligible !), d’étayer ces évolutions phénoménologiques. Mais si ces causes-là sont les seules, n’est-ce pas à se dégoûter de la condition humaine ? Par ailleurs, si le corps est périssable et la pensée diffusément infuse et interchangeable, ceci suffit-il à déclarer notre inexistence, comme vous semblez le proposer ? Et si nous n’existons pas, est-ce dû au cadre de domination politique (au sens large, donc non limité aux écrans de polichinelles dont vous traitiez par ailleurs ce même mois), ou est-ce le fait d’une (ir)réalité absolue, d’un « néant donné », d’une détermination indéterminée ? Sans m’étendre sur le paradoxe que pourrait susciter cette dernière hypothèse, serait-il présomptueux de ma part de vous inviter à conclure avec moi que si cette inexistence n’est que le produit de la première, elle est relative, donc réversible, sans qu’une telle conclusion n’implique en quoi que ce soit de faire l’économie de la question de l’obéissance. Or, si elle est réversible, elle peut être supplantée par un « sum » global, dont la conscience d’y appartenir ne suppose en rien l’atrophie, a fortiori, l’annihilation de l’ego civilisé, bien au contraire leur complémentarité, certes parfois psychologiquement douloureuse en l’absence d’outils d’obectivation publics, et parfois antichronique ou simplement asynchronique en raison d’une évolution humaine qui en est à ses balbutiements. Or, dans ce cas, cet être nouveau, celle nouvelle phénoménologie de l’existence (nouvelle en tout cas quant à son appropriation potentielle par le nombre) ne constitue-t-elle pas la menace essentielle de la pseudo-élite rapace de la mondialisation, bien plus qu’un nouveau danger fasciste ? Quoi qu’il en soit, si la philosophie a bel et bien pour horizon la quête de la vérité, tout philosophe qui se respecte (ce qui exclut de facto ceux qui s’écoutent parler, en ce compris bon nombre de créatures médiatiques) devrait, une fois au moins, par respect de soi, goûter par l’expérience shamanique à l’allégresse du Dasein tout en n’y étant pas… Bien des partis pris égotistes, bien des sophismes, bien des tabous puérils, bien de pseudo-maturités, bien des murailles de convictions, s’en trouveraient instantanément pulvérisés, au bénéfice du mysticisme rousseauiste (cf. Terence Mc Kenna) comme de la science (pour tous)…

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    1. Quand bien-même je ne réponds pas à ce prénom, en quoi votre ligne constitue-t-elle un argument ? Entre Leary, le clown bestial, et McKenna, le mystique raisonné, tous deux issus de l’UC, n’y a-t-il pas un monde ? Et ce monde, précisément (celui d’Huxley aussi), n’appartient-il pas au philosophe (en priorité) de l’explorer, hors mode, tabous et fausses pudeurs bourgeoises ? La raison raisonnante a son jusqu’au-boutisme elle aussi. L’alimenter peut de temps à autre lui être bénéfique. LOL

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  25. Question du « doute d’exister » :

    Pour ma part je ne doute d’être qu’en dormant, en revanche, exister c’est être intermittent. J’existe quand les autres me perçoivent, quand ils m’accordent un rien d’attention. Mais à vrai dire, je n’ai aucune envie d’exister, j’aime être seul comme un ermite. Je me cache derrière toutes sortes de voiles de fumée, de pseudos, etc… en attendant de mourir, d’être délivré, de redevenir cendre d’étoiles.
    En revanche j’adore me parler à moi-même par feuille de papier interposée et je me tutoie souvent.
    D’une certaine façon, c’est exister en autarcie !
    Tout le reste est fiction, et peut disparaître n’importe QUAND.

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  26. Je ne doute pas que j’existe puisque je suis certain qu’un jour je n’existerai plus.
    Par contre il m’arrive de douter du sens de mon existence.

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