RIRE LIBRE

Le monde, c’est la connivence des imaginations. C’est ce que réclame la politesse : on ne casse pas le monde des autres, on ne doit ni contredire ni se moquer, etc. Mais si cela se produisait toujours, nous ne ririons jamais.
Rire, c’est fomenter, éprouver, partager un plaisir collectif à une sorte d’interruption générale des mondes. C’est jouir, c’est exulter que les mondes soient nus. Car, d’un seul coup, tous nos mondes sont dénudés. Ils apparaissent, à cause d’un réel qui fait intrusion, comme illusoires, comme dérisoires, et dans cet effondrement évident, je rencontre l’autre comme un complice. Comme si nous avions quelque étrange intérêt à penser ensemble, côte à côte, dans une quasi alliance, le caractère illusoire de notre monde par rapport au réel.
Rire, c’est un mouvement de libération. C’est un tremblement à la fois festif, collectif et libérateur. C’est la joie de se libérer, celle par excellence qui ne s’éprouve qu’ensemble. Le rire est communicatif. Il n’est pas simplement contagieux, il est instigateur, propagateur de communauté. Il est la première mise en commun, et la condition des toutes les autres, avant même le langage. Le rire est la contagion de la liberté. Nul ne rira d’une arrestation, et l’on comprend fort bien que Charlot plaise dans le monde entier. Lorsque le rire nous gagne, c’est la liberté qui gagne.

34 réflexions sur “RIRE LIBRE

  1. Es más fácil regalar una estrella que un comentario, porque la estrella se baja jalándole la cola a un roedor electrónico. En cambio, para regalar un comentario, hay que buscar en el fondo de nuestro corazón. Ahí tiene su nido el jilguero de la alegría, y la risa es el canto de esa ave maravillosa que todos llevamos en nuestra esencia humana. Pero no hay que lucir nuestra ave como el albatros de Samuel Taylor Coleridge, sino como un fénix triunfante.
    ¡Paz para todos!

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  2. Rire est aussi une façon de se cacher. Déposer devant l’autre cet espace propice au recul, créer ainsi un lieu d’ interprétation à différents niveaux, plus confortable parfois que le sérieux
    .

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  3. Puisque la fin du monde n’a pas eu lieu (sauf pour les médias devenus ridicules), rions de cet an 01 qui nous vient. Que 2013 vous soit propice, monde nu car neuf et im-prévu. Bonne année qui commence !

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  4. Ce rire de connivence, lorsque l’on rit de concert de nos petites manies respectives, et que soudain elles ne nous semblent plus si détestables, et que l’on se surprend soudain à les aimer, tant elles sont dérisoires, ridicules mais si humaines, ce rire là est sans enfermement, ouvert, joyeux, jubilatoire. Cet article est un petit chef-d’oeuvre. Merci.

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  5. Le rire idiot Et ce rire qui nous transporte pour nous donner cette joie qui réchauffe le coeur..pardon mais le commentaire est parti sans que je puisse le continuer sur la même page.Connaissez vous ces cercles où les gens se mettent en rond et rient..d’abord un peu dans le rire forcé ensuite réellement .Le rire étant communicatif il s’étant alors à tous…

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  6. bonjour,

    I wanted to tell you
    That your writing
    Is beautiful
    Even with google translating it to me!

    But I wonder, is this one titled « Free Laughter »
    Or Laughter Free (as in without laughter)?
    Google gave me « Laughter Free »

    Merci

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    1. Les « contributions » observées ici me laissent perplexe. (arrogantes, swett, lapidaires, dévotes, formelles et laconiques cependant,rarement innovantes) presque toutes attestent du malheur pernicieux des « non-dits ».Peu incitent au débat, moins encore à une correspondance leste au verbe agile.
      Le thème pourtant ne manque pas d’ambitions.Il semble à beaucoup bien plus suffisant à beaucoup d’en féliciter l’auteur que de devoir se risquer inconfortablement à l’émission du premier avis. S’il en vas ainsi de ce billet, il en va de même hélas pour autant d’autres. Que ceux-ci émanent de ce site ou bien d’autres; c’est la même posture frileuse qui restera « observable », un peu comme on observerait une stérilité au microscope. Cela vaut non seulement pour ce site mais aussi pour tous ces sites qui s’engagent et proposent discussions et débats. Le vide y domine en tout, y compris dans les tentatives un peu vaines de « comblement » soutenues par des évidences creuses épaulées par une totale absence d’à-propos. A ceci nous reconnaissons que la pauvreté progresse sans cesse et envahit tout.
      Je reconnais en participer moi-même, que ce soit en me taisant ou en gueulant contre elle, en ne me découvrant pas les moyens susceptibles de m’aider à y remédier.

      C’est là un moment d’ une grande infortune.
      Steph.K

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  7. Ne vous gênez pas, monsieur nosotros, introduisez le débat.
    Dénoncer qu’il n’existe pas est sinon insuffisant, du moins une expression de votre propre insatisfaction.
    Soyez plus accueillant du vide, il vous le rendra bien.
    Le rire me parait juste un bon outil de rechargement des batteries quand celui de la contestation les épuise à fond perdu. Qu’en pensez-vous ? L’autorisation d’être heureux doit-il être réglementé d’une nouvelle loi ?

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  8. Il me semble avoir activé le sujet en soulignant certaines difficultés rencontrées à « rire » quand bien même « rire de tout » serait au nombre des postulats adoptés dans la manière que nous avons ou non d’aborder ce qui est proposer à notre réflexion.
    – » A ceci nous reconnaissons que la pauvreté progresse sans cesse et envahit tout.
    Je reconnais en participer moi-même, que ce soit en me taisant ou en gueulant contre elle, en ne me découvrant pas les moyens susceptibles de m’aider à y remédier. »-..

    .Cependant je ne vois pas bien ce que la formule:
    – » L’autorisation d’être heureux doit-il être réglementé d’une nouvelle loi ? »- vient faire ici, elle est d’ailleurs difficilement compréhensible ainsi rédigée…A moins que l’intention de départ ait été: – » L’autorisation d’être heureux doit-elle être réglementée d’une nouvelle loi ? »-.

    Et bien même de cette manière, la question ne saurait porter autre chose qu’une simple agression/digression pour qui nous connaitrait un peu, nous autres les « nosotros.incontrolados (cf: voir sur nos pages:-« Qui sommes-nous », Mieux encore: en nous lisant un peu chacun, et individuellement et non comme un « tout » homogène. et enfin archi-mieux: en nous fréquentant un tant soit peu.).
    Nous traitons « le rire » avec tout « le sérieux » qui convient en presque toutes les occurrences.
    Inversement et proportionnellement, nous traitons par « le plus grand sérieux » ce qui nous apparait comme gravement « risible ».

    Steph.K (pour les nosotros/AZA).

    http://nosotros.incontrolados.over-blog.comme

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  9. Je relaie, n’ayant fait aucun commentaire à ce sujet et n’ayant même pas pris le temps de le relayer. Car je n’avais rien à dire. Néanmoins, mon avis rejoint celui de Nosotros, ne vous en déplaise, Monsieur Verdelune.

    Votre commentaire est en attente de modération
    nosotros.incontrolados
    26 janvier 2013 à 10:52

    Il me semble avoir activé le sujet en soulignant certaines difficultés rencontrées à « rire » quand bien même « rire de tout » serait au nombre des postulats adoptés dans la manière que nous avons ou non d’aborder ce qui est proposé à notre réflexion.
    – » A ceci nous reconnaissons que la pauvreté progresse sans cesse et envahit tout.
    Je reconnais en participer moi-même, que ce soit en me taisant ou en gueulant contre elle, en ne me découvrant pas les moyens susceptibles de m’aider à y remédier. »-..
    .Cependant je ne vois pas bien ce que la formule:
    – » L’autorisation d’être heureux doit-il être réglementé d’une nouvelle loi ? »- vient faire ici, elle est d’ailleurs difficilement compréhensible ainsi rédigée…A moins que l’intention de départ ait été: – » L’autorisation d’être heureux doit-elle être réglementée d’une nouvelle loi ? »-.
    Et bien même de cette manière, la question ne saurait porter autre chose qu’une simple agression/digression pour qui nous connaitraît un peu, nous autres les « nosotros.incontrolados (cf: voir sur nos pages:- »Qui sommes-nous », Mieux encore: en nous lisant un peu chacun, et individuellement et non comme un « tout » homogène. et enfin archi-mieux: en nous fréquentant un tant soit peu.).
    Nous traitons « le rire » avec tout « le sérieux » qui convient en presque toutes les occurrences.
    Inversement et proportionnellement, nous traitons par « le plus grand sérieux » ce qui nous apparaît comme gravement « risible ».
    Steph.K (pour les nosotros/AZA).
    http://nosotros.incontrolados.over-blog.comme

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