SUICIDE ET SACRIFICE, de J.P. Galibert, à paraître en novembre, éditions LIGNES

il ya beaucoup trop de suicides en France. Douleur, culpabilité des proches… et en face? rien, ou si peu de réaction de nos autorités. Pourquoi ?

Et si la société avait intérêt à nos suicides ? Si elle les organisait comme un spectacle ? Comme un modèle sacrificiel ? Pire : si elle nous incitait au suicide ? Non pour nous faire mourir, mais pour nous maintenir dans l’état,si paradoxal si lucratif, du suicidaire… celui qui voue son existence à la consommation compulsive et à la production imaginaire.

Et si nous étions passés de l’ère du capitalisme, comme mode de production, à celle de l’hypercapitalisme, comme mode de destruction ?

37 réflexions sur “SUICIDE ET SACRIFICE, de J.P. Galibert, à paraître en novembre, éditions LIGNES

  1. Un tour de force : nous avons intériorisé la dictature, la soumission, le contrôle et. nous n’avons plus besoin de dictateurs, de gardes-chiourme et de contrôleurs. Heureusement il existe toujours des désobéissants des artistes et des libres-penseurs.
    Le capitalisme vit ses derniers instants et le suicide n’est rien d’autre qu’une aspiration désespérée à vivre autre chose. Mourir n’est rien, seul le mourir est terrifiant. Le suicide est peut-être l’ultime liberté.
    .

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      1. Nous parlons de la même chose : la banalisation du mal.
        Le nazisme n’a pas disparu après Nuremberg.en 1945, il diffuse et prend de nouvelles formes. Il récupère et recycle les corps et les esprits, les aspirations et les peurs. et le suicide qui alimente ces peurs est sans cesse recyclé . Il n’empêche que la mort d’un « produit » dans ces conditions est toujours un échec pour le capital (profits et pertes) quand bien même le stock semble inépuisable et les esclaves étrangement soumis..

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  2. Le propos annoncé est impressionnant et, malheureusement très vraisemblable : une façon très convaincante de montrer la continuité des politiques d’extermination diagnostiquées par Hannah Arendt et Sven Lindquvist ?

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  3. 😉 je ne peux pas mettre que j’aime… cet ultime acte de liberté qu’est le suicide est bien souvent irréversible. La pression que nous subissons tous en permanence n’est pas anodine, les problèmes de la dérive de notre société qui ne connaît plus les vraies valeurs de la vie non plus…
    La vérité est-elle entre le cynisme d’une poignée de décideurs et la fin d’une époque, ou une troisième hypothèse est-elle possible ?

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  4. est-ce l’hypercapitalisme ou le néocapitalisme, ou même le capitalisme tout court qui provoque tous les maux du monde ??
    et si l’anticapitalisme était encore plus destructeur que le capitalisme ??

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      1. tuer les capitaux, ce serait tuer dans l’oeuf les possibilités d’investissement et tuer la relance économique potentielle……
        rejeter complètement la possibilité de capitaliser revient à annuler l’émulation, l’envie d’avoir envie…… c’est tuer l’ambition, et ne pas chercher à s’élever dans la société.. c’est aussi tuer le rêve d’une vie meilleure par le travail… c’est le rejet de l’envie d’acquérir des biens par le travail et le don de soi…..
        il ne faut pas voir l’envie de capitaliser comme le mal absolu.. ce n’est pas forcément l’arrêt du travail et l’oisiveté.. bien au contraire………..

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  5. Je ne suis pas sur d’avoir bien compris votre article !? Mais, je n’ai pas lu votre livre…
    Où le Capitalisme pourrait-il trouver un intérêt économique à pousser des travailleurs au suicide… sans finalement saper sa propre base : la compétitivité ? Un travailleur déprimé est  » contre-productif  » pour une société, mais son remplacement par un autre travailleur plus  » productif  » n’est pas une solution, si le cycle infernal  » pression morale-surmenage-suicide  » se répète indéfiniment !?
    Qui en tirerait du profit ? Les fabriquants d’anti-dépresseurs ? Les psys, les sectes, les leaders politiques, les églises en tout genres ? C’est vrai que si le monde était parfait, on aurait vraiment plus besoins d’eux, ni de Dieu, ni de philosophe d’ailleurs😉
    La consommation compulsive d’un individu traduit un immense vide existentiel à combler par des illusions matérielles, quand l’AVOIR et le PARAITRE deviennent le moteur de son existence.
    Un créateur (au sens d’artiste) est justement un individu qui préfère d’abord ETRE et qui met ses connaissances et son talent au service d’un Art. Il essaye d’en tirer un profit matériel pour en (sur) vivre, mais pas toujours dans le but d’accumuler des richesses ou d’acquérir du pouvoir.
    Dans une logique purement capitaliste, cela voudrait-il dire qu’un  » créateur de l’imaginaire » n’aurait d’utilité sociale et économique que si sa création peut engendrer un profit pour des intermédiaires? Ou que s’il ne produit que des oeuvres divertissantes pour un large public ?
    Pour faire oublier aux travailleurs leur  » aliénation par le travail  » ? Et, finalement, les empêcher de se révolter ? Ou de se suicider ? Maintenir un équilibre social précaire dans la société capitaliste?
    En poussant le raisonnement à l’extrême, il ne pourrait donc y avoir, un jour, que de la  » création commerciale  » et tout autre création artistique serait vouée à disparaître, à rester confidentielle et réservée à des initiés (« Underground ») ou à devenir commerciale ? Vous allez me foutre le Blues😉
    Constat correct ou erreur d’interprétation de votre article de ma part ?

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    1. L’exemple des suicides permet de maintenir un grand nombre de personnes dans l’état de suicidaire,
      qui est hautement rentable, car le plus favorable à l’hypertravail,
      ce travail de l’imagination qui double aux yeux du consommateur la valeur apparente du produit.

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  6. Je ne pense pas que l’on puisse définir le suicide que de cette façon-là. Il faut faire très attention car c’est un terrain miné.

    En Suisse, nous avons le plus haut taux de suicides des ados du monde…peut-on dire qu’un ado souffre déjà de l’hyper-capitalisme? Je pense que là, c’est glisser sur un terrain méconnu…

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      1. Est-ce vraiment par l’alcool que ces jeunes se suicident. Rien n’est moins sûr. Ce serait plutôt de l’inconscience qui fait que la limite est tout-à-coup dépassée et qu’ils se retrouvent dans un coma éthylique.

        On pourrait repensé aussi à la drogue ou au mélange des deux, mais est-ce la mort qu’ils recherchent où est-ce se la péter un bon coup histoire de ne pas ressentir le malaise et de franchir la barrière de l’inhibition.

        Je ne crois pas que le fait de prendre des substances veut dire se suicider, même si cela peut paraître être de l’auto-destruction. Non! Je pense que c’est quelque chose d’autre et si on côtoie des personnes qui ont tenté de se suicider, peu comprennent pourquoi et comment elles en sont arrivées là. Et cela, c’est pour les personnes qui ne se ratent pas!

        Quant à l’euthanasie, autrement nommée suicide assisté pour choquer les bonnes âmes et ne pas faire ressembler un acte que l’on ne se permet que sur un animal qui souffre, elle permet de libérer des personnes qui vivent un enfer permanent et qui ne voient pas d’issue. Et là je pose la question: qu’est-ce qui est le plus humain, laisser une personne qui souffre le martyr sous prétexte d’une religion ou d’un karma, ou lui donner un repos dont elle ne se réveillera plus. Et qui, entre parenthèse, n’en aura plus rien à battre de quoi que ce soit?! Seules, les personnes qui restent seront emplies de chagrin par la perte d’un être cher.

        D’après ce que je sais, rares sont les personnes qui se suicident pour une cause financière. Le suicide est souvent accompagné de choses beaucoup plus profondes que matérielles. Et je ne crois pas qu’il faille chercher un responsable ni une raison, mais qu’il faut l’accepter comme un choix prémédité ou non. Il ne sert à rien de se torturer pour chercher la raison d’un tel acte. C’est choquant et déstabilisant pour ceux qui restent, c’est tout.

        Gene

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  7. Bonjour Jean-Paul
    vous avez tout à fait raison; Tout est fait pour amener les gens a se suicider , cela évite des soins et c’est des retraites en moins a payer et des vieux qui ne couteront rien à la société ; je vous souhaite beaucoup de succès ; je vais me me le procurer dès que possible
    cordialement

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  8. L’alcool pour seul facteur du suicide des jeunes??? le problème du suicide est certainement plus complexe. Il semblerait que le passage de l’enfance à la dure réalité de l’existence au moment de l’adolescence. Tout cela est un manque cruel d’Amour dans un monde sans véritable lendemain, sans espérance. Internet (outils de connaissance s’il en est) véhicule beaucoup de noirceur dans les coeurs… la génération du 11 septembre en paye le prix tous les jours.

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      1. Y aurait-il donc des quotas de suicides? J’en doute fort!

        Certes, on y pu voir des travailleurs sauter par les fenêtres d’un grand opérateur français dont je ne me souviens pas du nom, mais tous les suicides sont-ils à mettre dans le même panier?!

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          1. Ouais mais ça, c’est des réponses à la langue de bois.
            Quelle est la fonction d’un suicide à part celle d’ôter la vie à celle ou celui qui a peut-être choisi cette voie? La réponse est dans la question.

            Les effets du suicide sont peut-être plus faciles à démêler que les causes. Ben c’est sûr que celle ou celui qui a choisi cette voie ne va pas avertir quelqu’un qu’il ou ellle va accomplir ce dernier geste!

            Les causes d’un suicide: il peut y en avoir de diverses sortes, même de celles qui ne sont pas comprises par celle ou celui qui accomplit ce dernier geste. Mais il peut y avoir un mécanisme déclancheur qui peut amener une personne à un tel mal-être que la seiûle issue reste le suicide.

            Maintenant, est-ce que le capitalisme pousse au suicide! C’est une thèse à la con car le suicide a existé depuis longtemps. Dans certaines cultures, le déshonneur et l’humiliation poussaient certainEs au suicide. Les samourais japonais se faisaient hara-kiri lorsqu’ils n’avaient pas pu exploser la tête de tous les ennemis de son maître.

            Je pense qu’il faut accepter le suicide dans notre société et ne pas chercher à associer cet acte de désespoir à une situation générale, mais à une situation dans le cercle restreint de celle ou celui qui passe à l’acte. Condamner un suicide est une chose insoutenable et ridicule. On devrait peut-être mettre les cercueils en taule pendant 10 ans pour avoir attenter à ses propres jours. Si certainEs se sentent coupables de ne pas avoir compris ce dernier geste de désespoir, grand bien leur fasse. Il faut croire qu’au fond d’eux-mêmes, ils savent quelque chose qu’ils n’ont pas voulu voir.

            Comme toute chose, quand c’est trop gros, on ne veut pas y croire! Et encore moins l’accepter!

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            1. Chaque acte de ce genre a sans doute son poids de souffrance, avant, comme après
              C’est la douleur des proches de chercher, souvent en vain, à comprendre.
              Mais ces actes, lorqu’ils se répètent, lorsqu’ils se reproduisent
              dans certains lieux de travail, liés à des fonctions précises,
              prennent un sens global.
              Surtout si ce style d’autodestruction
              se généralise sous différente formes.
              Le suicide a toujours existé, certes,
              mais peu de sociétés ont ressemblé au suicide;
              peu l’ont considéré comme une sorte de symbole ou de miroir

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  9. Bonjour!
    Un tabou vient d’être franchi en matière de suicide par la chaîne de télévision américaine FOX News qui a diffusé un suicide en direct. «Get off, get off, get off, GET OFF IT (coupe, coupe, coupe)!» Le présentateur de Fox News, Shepard Smith, a hurlé, mais trop tard: le suicide d’un homme, sorti de son véhicule après une couse-poursuite en Arizona, a été diffusé en direct, vendredi après-midi, aux Etats-Unis. Vendredi 25 septembre 2012

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