La mort est-elle un jardin ? _____ ______ _____ (Lire Balaert)

Juifs et grecs, chrétiens et musulmans ont parlé d’un jardin où aller après la mort. Mais est-il besoin de croire pour le voir ? Le jardin de l’église, Kierke gaard, le cimetière, est un  endroit réel où chacun peut vaquer parmi les morts. Les tombes, les dates et les noms nous parlent de ce que la terre désormais garde en elle. Comme dit Ella Balaert : «  Passent les humains: la nature est d’un autre temps. »

Voici le passage pour en juger, et mieux savoir ce qui nous attend :

« J’ai quitté le cimetière. Ici ou là, quelques fils blancs et lunaires s’accrochent aux branches des arbres, tissus de brume, voiles de nuée, capes de fantômes. Je passe devant un banc désert. On a ri, on a rêvé, on a soupiré là, jadis : il en reste dans l’air un silence un peu triste, lourd de ces mémoires défuntes. L’allée me conduit au pressoir, d’où je regarde un instant la bâtisse. Vue d’ici, elle offre au regard un profil modeste. Les fenêtres y sont toutes de tailles différentes, certaines plus larges que hautes et d’autres très étroites. Je contourne la maison, jusqu’au pied des deux cèdres que Sand avait plantés à la naissance de ses deux enfants. L’arbre Maurice et l’arbre Solange sont devenus immenses. Leurs feuilles se frôlent ou se fouettent selon le vent, mais sous terre, les racines se nouent.  Passent les humains : la nature est d’un autre temps. Les hommes ne meurent pas, selon Sand ; la mort fauche les corps et les dissout, mais alors on s’endort, et on se réveille, et c’est ailleurs, bien ailleurs, qu’on se renouvelle. »

En savoir plus sur ce livre :  http://ellabalaert.wordpress.com/

25 réflexions sur “La mort est-elle un jardin ? _____ ______ _____ (Lire Balaert)

  1. La théorie non prouvé de la vie après la mort, une mort uniquement physique qui ne toucherais pas l’âme (essence même de l’individu ). Je veu bien, si l’on me dis ou étais je avant de naître ?,du ventre d’une mère.
    Ou est née cette âme,etait ce bien dans la chair ? Ou existait elle avant ? Répondez bien avant de recourir au mysticisme,comme explication, droit dans mes yeux,la conscience clair.
    Et si pouvez admettre sans preuve que cette âme la, a eut un début, serait ce charnel ou non ,qu’elle est le reste de la conclusion d’honnête et franche.
    Pour beaucoups je devinne a quel moment de la reflection, ils auront tournés les yeux pour recourir au mysticisme pour principale doctrine (réponse)

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  2. J’ai regardé une émission à la télé. Voici une partie sur ce lien: http://www.youtube.com/watch?v=LoLpxMxpQFQ
    Sans commentaire Je ne comprend pas que des gens prennent la science en bouclier sans même se pencher sur les avancées de celle ci…
    Nous sommes loin de percevoir l’univers tel qu’il est réellement. La mort c’est une expérience dont on ne revient pas. Qui dit mieux????????

    Merci Jean Paul et bonne fête de Pâques

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  3. « Juifs et grecs, chrétiens et musulmans ont parlé d’un jardin où aller après la mort »

    Avec cependant cette précision bien précise et précieuse !!! : jardin réservé aux gens biens, qui donnent les droits, font les devoirs, et ne sèment pas l’injustice sur terre…!

    pour ceux qui sèment l’injustice et le désarroi, et toujours d’après ces mêmes religions, ils devront rendre les comptes…

    En résumé, on a intérêt à agir dans le sens de la justice et le bien de l’humanité pour éviter le risque…!

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  4. Je ne sais si il y a quelque chose après la mort,et je m’en moque,mais une chose est sur,nous ne disparaissons à jamais que lorqu’on nous oublie….
    F.

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      1. Oui;je crois que c’est se que je voulais dire: Nous existons encore après que notre corps soit mort,ceci dans la mémoire des vivants??
        Au fond c’est un jardin la mort ,calme et serein ce jardin….
        Amitiés
        F.

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  5. Un très grand jardin alors pour contenir tous ceux qui y sont arrivés avant nous, nous, et ceux qui arriveront après. Ou alors réincarnation ? Mystère…

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          1. Parce qu’une fractale se répète indéfiniment, vers l’infiniment petit et vers l’infiniment grand. Idéal pour avoir une surface illimitée🙂

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  6. Si la mort était un jardin, il ressemblerait à la forêt vierge de Apichatpong Weerasethakul. On pourrait s’y promener après s’être libéré du poids de son corps. On y croiserait toutes les personnes et les situations de notre vie, peut-être sous forme de fleurs, de feuilles, de racines, de bourgeons, d’oiseaux. J’imagine très bien les fils blancs et lunaires s’accrochant aux branches des arbres, les tissus de brume, les voiles de nuée et capes de fantômes que décrit Ella Ballaert. Enfin, on serait capable de comprendre tout ce qui nous dépassait de notre vivant, et ce serait un soulagement immense. Cela se ferait malgré nous, dans la contemplation du sublime dans la nature qui nous entoure. De temps en temps, on ne pourrait plus avancer, car des lianes en empêcheraient notre âme pourtant légère: on serait forcé de regarder pendant longtemps, très longtemps, un conflit qu’on n’aurait pas su dénouer de notre vivant. Cela entraînerait une terrible tristesse, à laquelle on ne pourrait remédier, dépourvu des outils de la vie. On ne pourrait qu’attendre, attendre infiniment. Puis quelque chose se débloquerait, peut-être au gré d’une saison qui apporterait un changement dans la végétation, une floraison des lianes. On entrerait alors plus profondément dans la forêt, et on y rencontrerait ses vies antérieures sous formes de créatures étranges comme dans le film fabuleux de Apichatpong Weerasethakul’s “Uncle Boonmee Who Can Recall His Past Lives”. Le souvenir de ces nombreuses vies terrestres créerait un obstacle pour traverser les sphères suivantes du jardin. Et on aurait, malgré tout, envie de revenir, un désir de nouvelles vies terrestres compensatrices. Car la tristesse serait toujours là. Et non seulement notre besoin de consolation est impossible à rassasier (comme le dit si bien Stig Dagerman), même au-delà de la mort, mais notre désir de réparation et de transmission est sans limite.

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  7. le cimetière n’est pas un lieu où l’on peut tenir compagnie aux morts. On peut y vaquer, mais pas parmi les morts.. plutôt parmi les corps.. voire parmi les enveloppes.
    j’ai aimé ces phrases : « jusqu’au pied des deux cèdres que Sand avait plantés. L’arbre Maurice et l’arbre Solange sont devenus immenses. Leurs feuilles se frôlent ou se fouettent selon le vent, mais sous terre, les racines se nouent.  » Ella pose ici la réalité de la mort.. il reste quelque chose après.. quelque chose de vivant.. ici, il s’agit tout d’abord du narrateur qui fait revivre l’être aimé, puisqu’il en parle… ensuite il parle de sa descendance.. les enfants qui sont la preuve de son existence.. en gros, elle vit à travers eux.. puis quelque chose qui peut paraître macabre, mais qui pourtant est tellement réel : les racines vivent .. elles se nouent.. simplement grâce à l’enveloppe terrestre de la personne qui « a vécu »…
    Dans un cimetière, il n’y a pas d’âme. il n’y a que des enveloppes.. des outils qui ont servi à un moment donné, mais qui n’ont plus d’utilité.. alors.. ils sont entrés dans le cycle de la vie..
    Je voudrais également relever la dernière phrase :
    « Les hommes ne meurent pas, selon Sand ; la mort fauche les corps et les dissout, mais alors on s’endort, et on se réveille, et c’est ailleurs, bien ailleurs, qu’on se renouvelle. « ..
    c’est tellement bien dit !!! et surtout tellement vrai..

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  8. Non conosco bene la lingua francese, ma ho comunque provato a leggere il tuo post che è interessante. La morte può apparire più bella, più lontana, in un giardino… ma non perde il suo vero volto, che ci attende.

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  9. Je sens quand la douleur est très forte ou bien qu’au contraire elle disparaît complètement que je fais partie d’un grand tout. Quand je serai morte, je ne sentirai plus rien, je ne penserai plus rien., Mais je suis matière donc énergie et cette énergie et cette matière seront toujours. C’est en cela que dans la mort je serai ce que je suis déjà dans ma vie, à la fois tout et si peu. Mais je peux être heureuse de ceci car de ma matière et de mon énergie quelque chose se composera et ainsi quelque chose de moi continuera…
    En attendant, profitons de chaque instant, Yehhh!

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  10. Quelques années après la mort de ma mère, j’ai rêvé qu’on me permettait d’aller lui rendre visite « au ciel ». Je l’ai retrouvée assise sur un banc, vêtue d’une longue roble blanche très légère, dans un jardin d’une beauté inimaginable. Il y régnait une paix presque palpable et un silence rassurant. Ce n’était qu’un rêve, alors je ne crois pas qu’on se retrouve dans un jardin après notre mort. Je ne peux imaginer rien de matériel dans « L’Au-delà.

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