POUR SAUVER LE LIVRE ……Soutenons François Bon et publie.net

L’existence du livre n’est en aucun cas négociable, parce que sans lui, comme sans l’art en général, le monde n’aurait aucun sens. Le livre a survécu jusqu’ici en combattant efficacement tous les pouvoirs religieux, royaux, inquisitoriaux, ou dictatoriaux qui voulaient sa mort ou son esclavage. Dans cette rude histoire, auteurs et éditeurs ont longtemps couru des dangers comparables, parce que l’éditeur était une personne, qui avait fait un choix, parfois courageux et toujours risqué.

Mais l’hypercapitalisme a tout changé. En multipliant les rachats de vieilles maisons par des groupes qui ne sont plus des éditeurs, il a mis en face des auteurs les règles nouvelles condamnant à la destruction tout ce qui n’est pas rentable. Ainsi lobotomisée, une « maison d’édition » devient un centre de destruction de livres. Lorsque le but n’est plus du tout qu’un texte soit lu, mais seulement que l’argent rentre, on peut empêcher de lire pour gagner plus d’argent, on est un officier destructeur de livres.

J’entends par « livre » une très longue série de lettres composant une lettre (un message, une histoire, dans tous les cas, un sens pour le monde) qui est librement composée par un auteur à l’intention des être humains du monde. Il appartient à l’auteur qui l’écrit, puis à l’humanité, qui le reçoit. De ce point de vue, François Bon, en tant que traducteur, a aidé Hemingway, l’auteur du Vieil homme et la mer à trouver ses lecteurs. En tant qu’éditeur au sein de publie.net, François bon a donné une nouvelle chance au texte d’Hemingway. C’était plus que son droit. C’était son devoir, comme c’est désormais le notre de le soutenir, parce que c’est la tâche de tous les amis du livre de le défendre, face à tous les pouvoirs, y compris éditoriaux.

Publie.net, en sauvant les livres sous une forme numérique, fonctionne depuis sa création comme un foyer de résistance face à la transformation de l’édition en censure, c’est-à-dire en autorisation préalable d’existence, accordée ou non par le capital, selon une stricte logique d’hyperentabilité. Sa défense est celle de l’existence même du livre.

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Pour en savoir plus, et manifester votre solidarité :

Voici la phrase par laquelle François Bon a résumé la chose:

Gallimard demande des dédommagements

pour 22 exemplaires téléchargés de ma traduction

du « Vieil homme et la mer »

Et le lien vers son site:

http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2788

Une réflexion sur “POUR SAUVER LE LIVRE ……Soutenons François Bon et publie.net

  1. Bonjour Jean Paul
    Tout à fait d’accord avec ce texte . Le lien ne fonctionne pas .
    Moi j’ai découvert une chose étrange de la part de ces voleurs d’éditeurs à la suite de plusieurs réclamations de personnes désirant acquérir mes livres dans des librairies papiers . Les libraires ne trouvaient aucun de mes ouvrages . J’ai fini par découvrir auprès d’un de ces libraires qui a eu l’intelligence de faire des recherches que nos éditeurs nous référençaient uniquement sur les librairies virtuelles , mais pas chez les libraires papiers , ce qui fait que nous sommes lésés sur nos ventes . Voilà encore un bel exemple d’escroquerie sur le dos des petits écrivains
    Cordialement
    Bonne journée

    J'aime

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