Le temps ne passe pas

Ne restons pas tétanisés par cet effacement, que l’on prend trop souvent pour le centre du temps, comme un œil de cyclone : si tel instant s’efface, ce n’est pas dévoré par l’immense Cronos de Goya, mais parce qu’un autre prend sa place. C’est le fait de la nouveauté qui périme. En un mot le futur passe le présent, qui sans lui durerait jusqu’à ce qu’une nouveauté véritable le remplace. En tant que mutation, le temps crée sans jamais détruire. C’est en créant que le temps passe.

Le temps n’est pas la chute, régulière et fatale, de chaque présent dans le passé. Ceux qui le pensent confondent le temps avec un vieux robinet qui laisserait fuir, goutte à goutte, l’être dans le néant. Le propre du présent, hélas, vous pouvez le demander à ceux souffrent, à tous les hommes, c’est de durer. Par lui-même, il ne connaît aucune tendance à disparaître. Il faut plusieurs vies de lutte pour contraindre un présent à devenir du passé. Combien de temps ont duré le franquisme, le stalinisme ou l’apartheid ? Le présent, quel qu’il soit, du simple fait qu’il est, a toujours de nombreux bénéficiaires, qui se sont de fait alliés pour l’établir, et s’entendent à le faire durer. Le plus souvent, ils s’ingénient, avec le plus grand succès, à faire de la plupart des êtres humains des bénéficiaires médiocres ou imaginaires de l’ordre en vigueur. La conséquence invariable est que la quasi totalité des présents, si profondément injustes qu’ils puissent être, se voient défendus par, non seulement par les privilégiés et leurs polices, mais aussi par  la plupart des hommes, avec cette énergie  passive qui est de si loin la plus grande de toutes les forces humaines.

76 réflexions sur “Le temps ne passe pas

  1. Merci à vous,
    j’ai essayé, maintes et maintes fois, d’exprimer cette sensation ainsi, sans jamais y parvenir… :
    « Le propre du présent, hélas, […] c’est de durer. Par lui-même, il ne connaît aucune tendance à disparaître. »
    Je conserve cette note qui passe sur le temps qui ne passe pas, précieusement, avec moi.
    Amitiés,
    xavier

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      1. Un peu restrictif puisque le présent , à l’heure où je te parle est déjà un passé révolu , une trace dans le désert lissé par le vent du voyageur que déjà cest le futur alors que l’empreinte d’avant s’inscrit dans le passé!Le présent ne peut perdurer dans la mesure où on s’acharne à l’effacer pour rendre un hypothétique avenir meilleur!Heureux le temps qui passe ne devenant pas un passé dont on ne peut se défaire,nous occultant un avenir plus constructif et positif.Le préent est une émotion débouchant sur une action trop fugace pour laisser des traces ,or quand cela devient le cas,c’est alors un passé récurrent

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        1. Qu’est-ce qui en vous a passé de la sorte?
          Rien du tout. Vous êtes la même que ce matin,
          avec les mêmes problèmes et les mêmes espoirs.
          Ce que l’on est dure, et pour changer
          nous sommes condamnés à l’effort
          au travail, à provoquer les ruptures
          qui n’auraient pas lieu sans nous

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  2. Bonjour Jean Paul
    Un présent est passé au moment ou la seconde a passée . votre vision des choses est la stricte réalité . a chaque fois que nous accomplissons une action , elle est déjà passée ,même si pour certain cette action restera dans leur mémoire comme un bien ou un mal
    bonne et douce journée
    cordialement

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  3. Bonjour Jean-Paul

    Le temps est-il élastique, le présent est-il ce que nous en faisons.
    Il est éternité ou infiniment contracté.
    Sommes-nous toujours spectateurs?
    Quelles questions se poser?

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    1. Toutes sont bonnes
      J’aime beaucoup cette idée, si ponctuelle et pourtant si étirable, d’élasticité…
      pourquoi ne pas creuser
      le rapport possible à
      « faire » le présent
      puis à « spectateur »?
      Au plaisir de
      vous lire

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  4. … (pour faire suite à tout ce qui est écrit ci-dessus)
    De même qu’on peut considérer le présent comme une réalité aussi fugace que l’instant où l’on parle et qui a cette fâcheuse tendance à toujours devenir passé, dès l’instant où l’on s’est exprimé, c’est-à-dire dès l’instant où l’on reconsidère les choses d’un autre point (notre point de référence s’est déjà déplacé, ou bien est-ce le système référentiel qui a changé de valeur par rapport à notre système?), de même on peut considérer que le présent n’existe pas vu l’impossibilité de le décrire et de le définir. Serait-ce ce qui est entre le passé et le futur? Mais alors quelle portion d’espace-temps veut-on bien lui accorder? Ou bien n’est qu’une considération pure de l’esprit qui a besoin d’expliquer sa propre existence en se trouvant un référent extérieur dans lequel il s’actualise sans discontinuer? Ou bien ne serait-ce qu’un point (et comment définir le point, l’instantané?) de rencontre entre ce qui s’est déjà passé et ce qui adviendra?
    Prenons pour exemple un enregistrement vidéo. Faites une pause et vous pourrez dire que vous avez arrêté le défilement à un instantané X qui serait alors le « présent » dans ce monde référentiel donné. Comment le définir, comment le circonscrire et le délimiter si l’on considère encore que cela soit logiquement réalisable? Qu’est-ce que ce présent relatif par rapport au présent où vous visualisez l’enregistrement? Et si vous réduisez la vitesse de l’enregistrement en question? Et si vous faites défiler les images l’une après l’autre? Et pourquoi ne pas considérer qu’il y ait des images entre les images prises par la caméra et que celle-ci n’a pas la capacité de capturer? Et jusqu’où peut-on ainsi aller en divisant, en quelque sorte, la portion d’espace-temps pour retrouver cette unité minimale qui pourrait avoir la vocation de s’appeler légitimement « présent »?
    Ou bien encore, d’un point de vue moins mathématico-logique, l’on peut considérer que tout ce qui a une unité d’action peut être considéré comme présent. Quand je lis, mon présent correspond à l’action de lire, quand je me dirige d’un point A à un point B, mon présent correspond à l’action de marcher/conduire etc. Et là encore, je peux m’amuser à décortiquer chacune de ces actions à l’infini (je lis pendant deux heures mais chaque page est lue en quelques minutes et chaque ligne en quelques secondes et chaque mot…).
    Vu du futur, devenu présent du moment où je parle, le présent est passé et j’en parle alors comme d’une action qui a son unité relative par rapport au moment où je la prends en considération. A la question « Que faisiez-vous à telle heure? » je peux répondre par « Je lisais. » et retrouver ainsi toute la légitimité d’un « instant » sans limites immédiates ou bien aux limites larges acceptables sous l’appellation d’un « présent » d’alors. Mais alors, le présent a fui dans le passé sous le poids du futur…
    Question logique…
    Ou bien question d’esprit avec toutes sortes d’approches possibles et des délimitations sans commune mesure. Une chose paraît plus évidente, lorsqu’on veut parler du présent, quel qu’il soit et quelle que soit son importance, c’est qu’il s’agit de cet « espace » insondable entre le passé et le futur, de cet espace pris comme point de référence par rapport auquel on désigne justement le passé et le futur. Et là encore on tient une autre réponse au problème qui est de l’ordre arbitraire et qui consiste à dire que le présent serait, de manière relative, le point de repère par rapport auquel on définit le passé et le futur. Dès lors, existe-t-il vraiment, si tant est qu’on puisse dire qu’il existe…
    Et que faire du « maintenant »? et de toute sa relativité, etc.

    Bien cordialement,
    LL

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    1. Mais y a-t-il des changements si importants d’uns instant à l’autre?
      Non, le temps, c’est la durée, la durée de nos vies
      Le temps est la durée de nos existences:
      le problème n’est pas qu’il passe
      Mais qu’on nous la prend
      alors qu’elle est
      à nous

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      1. Mais, peut-on seulement considérer comme durée (d’ailleurs, qu’est-ce que c’est ?), quelque chose qui n’est qu’une invention de l’homme?
        En dehors du début et de la fin, nous avons beaucoup de mal à mesurer le milieu. C’est d’ailleurs peut-être pour cette raison que l’on inventa le temps compté tel que nous le connaissons et l’appliquons.
        Ce que l’on peut compter facilement et naturellement, c’est sans doute le lever et le coucher du soleil, et encore, quand le temps est nuageux, il est d’autant plus difficile de se repérer avec exactitude dans l’avancement d’une journée… Puis, les saisons… et la vie de chacun de nous et de ceux qui nous entourent, qui naissent et qui meurent. Autant de mesures naturelles de la vie (je ne dirais même plus du « temps »).
        Quelle serait la durée du temps, des mêmes portions mathématiques du temps (disons une heure ou une journée) il y a cent ans et aujourd’hui ? La vie a tellement changé, notre mode de vie s’est tellement accéléré que l’on ne considère pas une heure de la même manière comme on le faisait il y a cent ans. Et il n’y aurait même pas besoin d’aller aussi loin, revenons 15 ans en arrière, 5 ans en arrière…
        Puis, comme le disait si justement quelqu’un dans les commentaires ici (désolé si je n’arrive pas à retrouver le pseudo dans la foultitude des commentaires), l’on n’a pas la même perception du temps suivant notre âge. 5 minutes, c’est si long pour un enfant qui doit attendre quelque chose, et pour un papi qui a envie de pisser, si court pour quelqu’un qui est en retard pour un rendez-vous important, pour une mère qui va laisser son enfant pour un week-end entier à son père… et les exemples sont très nombreux.

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          1. Du coup, si nous sommes le temps, qu’est-ce que le temps en dehors de nous?
            Faut-il le considérer comme une contingence humaine ou bien comme une valeur extérieure à l’homme?

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      1. Ce ne fut qu’une simple contribution linguistique… et du coup, philosophique du fait de leur proximité inextricable.
        Je remarque, au passage, que ce sujet suscite un nombre impressionnant de commentaires et qui ne finissent pas. Quel succès! Et quelle préoccupation humaine, le temps…😉

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  5. Bonjour
    J’aime quand vous dites exactement le contraire de ce que la doxa affirme depuis des lustres ! C’est vraiment un super texte. Parviendra-t-il à changer l’idée reçue qui est dans notre présent depuis si longtemps (ah…. tempus non fugit…) ?

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  6. Rah punaise, il y a ici des gens tellement intelligents que j’ai du mal à comprendre ce qu’il disent…
    Ma modeste contribution, en toute humilité suite à ces grands penseurs:
    Juste un petit indice dont je n’ai pas lu mention plus haut : notre bien-être ou notre souffrance en rapport avec le temps qui passe… ou pas.
    J’explique: lorsque tu es bien entouré, te livrant à une activité que tu aimes dans un cadre agréable, très vite, quelle que soit la durée de temps écoulée, il faut déjà mettre un terme à ton activité. A contrario lorsque tu souffres, avec des gens pénibles dans un cadre détestable, la moindre minute peut sembler une éternité. Du style : « j’écoutais ce discours depuis une petite heure, consultant ma montre je constatai que l’orateur parlait depuis moins de 15 minutes. »
    Voilà, j’espère n’avoir pas été trop long…

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      1. J’ai réfléchi au truc en déambulant dans les rues mulhousiennes : on peut voir le temps sous deux aspects qui expliquent qu’il passe ou non.
        Le temps en tant (!) que dimension: au même titre que l’espace, il n’a ni fin ni commencement et s’étire à l’infini : il ne passe pas. Toutefois il est aussi une dimension quantifiable, on divise le temps en heures, en minutes, en secondes, qui elles passent, se suivent, existent l’une derrière l’autre. Ainsi le temps passe.
        Mais ce qui nous pousse à quantifier le temps n’est-ce pas notre condition mortelle ?
        (Je reviendrai sinon je vais être long…)

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          1. Pas forcément pour le temps en lui-même. Cela suppose un cours du temps pour l’observateur mortel pour qui le temps se fait de plus en plus court, précisément. Lorsque j’avais 10 ans, 1 an constituait un dixième de la durée de mon existence, aujourd’hui j’en ai 40, une année ne constitue plus qu’un quart de ce qu’elle était lorsque j’en avais 10. Si je deviens centenaire, ces mêmes 365 jours en constitueront plus tous ensemble qu’un centième de la durée de ma vie. Même si le temps ne passe pas, puisque pauvre mortel je le rapporte instinctivement à la durée de ma vie, j’ai le sentiment d’une accélération. Non pas parce que le temps à un cours mais parce que ma vie en a un. Il faudrait être éternel pour avoir un rapport sain au temps.

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  7. Pas eu trop de temps pour penser aujourd’hui…… et puis vous êtes tous de gros roseaux pensants, alors que je ne suis qu’une petite… toute petite brindille pensante.. (pas fait de philo depuis fort long…temps.. la terminale.. et c’est peu dire; oui, depuis le temps a beaucoup passé !!)
    Le temps est bousculé .. grands vents aujourd’hui… c’est aussi le temps !!
    Le passé existe encore, puisque j’en parle.. le présent ?? il est déjà le passé et le futur n’existe pas..
    Et si le temps était figé ?? si de façon arbitraire ou presque, je posais une division du temps.. sur le temps de la création : une semaine. et le dernier jours, ce fut le jour de repos. et le lendemain, le premier jour serait toujours le même jour.; cela signifierait que chaque premier jour de la semaine est le premier jour de la création du monde. et tout se répète jusqu’à… l’infini..
    un rythme imposé par Dieu dans la genèse.. mais transformé plus tard.. pendant l’exode….. ici, resubdivision.. redébut des temps.. et redémarrage du temps..un rythme solilunaire.. pourquoi pas.. et ce travail de mémoire devient presque un non travail, parce que tout se répète.. que la libération du peuple hébreu est chaque année une nouvelle libération.. parce que le temps n’est pas passé..
    Il y a deux début des temps.. le premier, qui est circulaire.. qui n’a pas de début et pas de fin.. comme si on tournait autour d’un grand cercle d’une semaine.. et le second qui a de nouvelles mesures du temps.. avec un début : la libération, et une fin potentielle envisagée… mais qui oscille aussi .. avec ici un travail de mémoire..

    c’est un peu étrange comme façon de diviser le temps… mais nous n’avons pas décidé de diviser le temps.. c’est Dieu qui a insisté pour que nous le fassions :
    première dimension : hors nous.
    deuxième : avec nous plus la loi…..

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      1. le temps linéaire ou circulaire.. une rotation d’une semaine de jours..
        et le temps collectif.. avec la mémoire collective.. qui doit démarrer à la sortie d’Egypte.. divisé en jours, mois, semaines années……un an = l’histoire du monde.

        et on peut, oui, rajouter, le temps personnel de chacun.. mon temps, le tien, le sien.. Là, je deviens mon temps.. le temps qui m’est imparti.. non seulement je me l’approprie, mais en plus, je ne fais qu’un avec lui…..

        Autant de temps et de mondes que d’individus. tous reliés par un temps collectif dont je parle plus haut, et ayant comme référence absolue le temps linéaire.

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      2. Un réel de référence !
        mon réel est-t-il le même que le votre ou que celui de mon voisin ?? je ne le pense pas.. chacun a son réel, son propre monde, son propre univers, que lui même s’est créé.
        Un temps de référence, oui, mais pas un réel de référence..

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      3. il est réel parce qu’il est ce que je vis.. je ne fais pas que penser.. je vis, mais ma vie ne se limite pas à ma pensée.. mon réel, c’est la transformation par ma pensée de mon vécu.. avec mes qualités, mes travers, mes temps de bonheurs, et les autres…d_s lors qu’ils entrent dans ma pensée, ils se réalisent;. ils deviennent mon réel. Mon temps, c’est moi, ma vie au quotidien, mes pensées à chaque évènement.. les bons, et les autres.. mon réel, ce sont mes expériences transformées par mes pensées…. c’est bien pour cela que deux mêmes vécus seront différents : simplement parce que la transformation ne sera pas la même.. et heureusement d’ailleurs.. le monde serait bien triste, dans un tel cas.. on n’a pas tous les mêmes âmes.

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      4. je dois réfléchir un peu à ça;. parce que ça me gène..
        ce que je vis est mon réel. pas le monde..
        le monde est hors moi.. en décalage.. ce n’est pas le réel.. dès lors que je me l’approprie, il devient réel.. si je dis mon monde, alors là, tout change, et cela devient mon réel..
        je vais réfléchir..

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      5. bonjour, je reviens un peu..
        je crois qu’il y a le monde, le réel.. hors moi.. ensuite, il y a mon monde et mon réel.. simplement, j’ai posé certaines choses de façon tout à fait arbitraire.. j’en ai le droit.. en fait j’ai le droit d’être presque totalitaire avec moi même. Alors je pose comme principe que ce que je ne vois pas n’est pas.. le réel et le monde de référence, et bien je ne les vois pas, puisqu’ils sont hors moi.. donc ils n’existent pas.. si je commence à penser qu’ils existent, alors ils sortent du hors moi et deviennent aussi « mon réel »… »mon monde »…..
        Je ne sais pas si vous comprenez mon charabia.. je n’ai pas l’habitude de causer de telles notions..
        je pense.. et en général, je pense seule.. c’est plus simple !! lol !!!

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        1. Et si le temps était le temps… le temps…
          Peut-être le temps de prendre le temps pour parler du temps.
          Ce serait une bonne mesure du temps… s’il en est une.😉

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            1. Si par « mesure » on entend une comparaison à un étalon fixe et admis par l’ensemble de la société, probablement non. Mais, du moment où le temps est une notion aussi vaste et vague… pourquoi pas?
              Faut-il, d’ailleurs le mesurer?
              Ou, plutôt, peut-on le mesurer?
              Si le temps est le produit de l’homme et que l’homme est sa mesure… quelle serait cette mesure exactement?

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  8. Bonjour Jean-Paul,

    Suite à tes visites sur mon blog, je suis venue visiter le tien….Quelle musculation de l’esprit !
    J’ai perdu l’entrainement, me restent quelques courbatures, qui disparaîtront dans combien de TEMPS, dis ?

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  9. Pour faire plus sérieux que le jeu de mots tentaculaire (et en restant planté sur mon commentaire précédent, ou celui d’avant plutôt), il peut y avoir différents temps comme il y a différents espaces. Ainsi une feuille A4 est une surface plate à nos yeux, à deux dimensions donc mais une puce ou à plus forte raison un vivant encore plus petit peut marcher sur la tranche de cette feuille. Pour lui elle a donc 3 dimensions. Et hop, un univers parallèle !
    Même idée pour le temps avec l’exemple du chien. On dit que pour calculer l’âge d’un chien il faut multiplier ses années de vie par 7. 7 ans de vie d’un chien correspondraient donc à 49 ans d’une vie humaine. On a donc deux temps : un temps d’homme et un temps de chien !
    C’est bon, je sors…………..[]
    (Et pourtant j’étais sérieux.)

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      1. ah non !! surtout pas un réel identique pour tous !! sinon ce ne serait plus le temps de chacun, mais le temps de tous.. et là, on retombe dans la mémoire collective, et dans le temps commun..

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      2. Tout dépend de ce qu’on appelle un « sens ».. et tout dépend de qui on est..
        J’aime partager mon réel : il peut servir d’expérience à d’autres, en entrant dans leur virtuel. J’aime les échanges, et j’aime la vie en société.. alors je puise dans le réel des autres, ce qu’ils veulent bien partager.. et pour moi, cela devient du virtuel, mais matière à réflexion. « De la discussion jaillit la lumière », n’est ce pas ??
        Un même vécu par deux personne même de très proches.. cela devient indiscutablement deux réels totalement différents. voire diamétralement opposés.
        il est important d’échanger les vécus dans ces cas là.. non ??

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      3. le réel sans âme, sans pensée accrochée à lui comme une arapède à son rocher n’existe pas.
        ce n’est que mon avis, bien évidemment..
        un vécu accroché à une pensée devient un réel pour l’un et un virtuel pour tous les autres.
        ce n’est aussi que mon avis..

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  10. Mais… si le temps n’existe pas, s’il s’agit seulement d’un mot.

    Tandis que j’attends

    Les paroles les plus profondes
    je ne les connaîtrai jamais.
    Le plus petit parmi les êtres…
    c’est tout ce que je suis.
    Et sur les beaux sons de la poésie
    mes empreintes ne seront jamais décryptées.
    Un jour un blanc nuage
    se posera sur mon âme
    et ma voix sera apaisée
    lorsqu’elle atteindra la mer.

    D’après Palabras del agua y de la mar, un poème écrit en français. Mon français n’est pas d’une bonne qualité. J’ai étudié cette langue il y à longtemps et je ne la pratique plus. Merci pour visiter mon blog.

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  11. N’est-ce pas parce que nous avons une mémoire du passé et des espoirs pour l’avenir que nous avons l’impression que le temps passe ? Si nous étions sans cesse concentrés sur l’instant présent (comme les bébés par exemple) quelle notion aurions nous du temps ?
    Je ne saurais pas dire si les animaux ont une notion du temps – comment le savoir ? – mais il est possible que le temps n’existe que dans l’esprit des humains ?

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      1. Peut-être … mais ça voudrait dire que l’homme est le seul être au monde qui existe ?
        Sinon je voulais dire que votre article m’avait fait penser à une phrase (ou un vers, je ne sais plus) qui dit « Ce n’est pas le temps qui passe, hélas, c’est nous qui passons. »

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