L’éclat des contraires

Ainsi s’éclaire la haine constante du capital pour le corps, et son terrifiant programme de remplacement général des corps par les images. Car les images ne contiennent de contradictions qu’aplaties. L’image est la platitude de la contradiction, l’extirpation principielle de sa troisième dimension, l’explosive, qui est tout ce qui fait être.

Rien n’a de sens, d’essence ou d’existence que par éclatement. L’éclat soudain d’éclore. L’existence est un big bang, hors duquel tout n’est que commerce. Car, à la fin, que peut bien valoir une chose qui n’explose pas ? Qu’est-ce que le plaisir, la conscience, le fait même d’exister, sinon une explosion ? La mort n’est qu’une absence définitive d’éclat.

Le capital peut illuminer ses images avec toute la puissance et la soudaineté qu’il voudra. Il détruira les yeux avant de produire la moindre étincelle d’existence, car il est la peur panique face à tout risque. La rentabilité demeure au fond la rente, le contraire absolu de tout risque. C’est à nous d’être le risque du capital, puisque sa mort est le seul événement qui puisse lui arriver.

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