POURQUOI LA GUERRE ? 2- l’hypercapitalisme repose sur l’anéantissement

Si notre capitalisme opère une mondialisation, il importe de se demander ce qui est de la sorte mondialisé. Or peut-il peut s’imposer à la totalité du monde sans devenir un principe proprement ontologique, l’hypercapitalisme, une règle universelle permettant de mesurer le degré d’existence qu’il convient d’accorder à chaque existant ? Le contenu de la règle est bien connu : il s’agit d’accorder à chaque existant le degré qui est exactement le plus rentable parmi tous les degrés d’existence possible, depuis l’hyperexistence jusqu’à la disparition complète. Telle est la condition nécessaire pour un profit maximum, qui ne saurait être optimal sans tirer le plus grand bénéfice de toutes ses opérations, et donc autant de ses destructions que de ses productions. Mais cette condition elle-même ne saurait exister sans la possibilité de détruire de manière rentable les individus qui n’ont aucune autre rentabilité possible, ou dont la destruction rapporte plus que la production. Notre mode de production, l’hypercapitalisme, trouve dans l’anéantissement sa condition indépassable.

Texte paru dans Jean-Paul galibert, Invitations philosophiques à la pensée du rien, en 2004, chez Léo Scheer. La dernière phrase a été remaniée.

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