Comment dire l’expérience la plus concrète ?

Une réalité donnée impose-t-elle à la pensée un train spécifique ? Comment penser ce que le réel le plus cru fait à la pensée la plus vive ? Car penserait-on vraiment si la pensée n’épousait grain à grain la texture des choses qui font face ? Peut-on penser sans subir le rythme et la mélodie de la chose qu’on pense ? Mais comment dire à la fois ce bourgeonnement sans fin des pensées, et ce fourmillement des détails de la chose, avec pour les relier ce croissant labyrinthe de bifurcations et de connexions ? La ludique propose de nommer algue cette prolifération interne des trajectoires, qui les déborde en une croissance indéfinie. Une algue est un phénomène, où le réel et la pensée ne se distinguent plus vraiment. Elle rêve d’une algologie capable de tenir les promesses initiales de la phénoménologie.

publié dans L’idée de ludique, publie.net

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