Art plastique : écrire la lumière : Les yeux du hasard.

Hasard que le jeu des courbes sur les choses, la glisse des nuages, l’instant d’un cadrage, la pose ou le change de tel ou tel paysage. Tout est fortuit dans notre vie.

Tout ce hasard est un jeu de courbes, que l’on peut indifféremment appeler perception ou monde. Il suit qu’il faut toujours un homme pour faire un monde, que chaque homme a le sien, et que Dieu, s’il existait, n’aurait pu créer qu’un monde de plus, le sien, comme n’importe quel être humain.

Le monde n’est qu’un jeu de surfaces. Qui se soucie de l’intérieur d’un corps? Quel amoureux y a-t-il songé? Tout est surface, avec ces jeux de masques et de caches. Tout le jeu consiste à réduire toute la profondeur réelle à la seule surface, puis cette surface, à sa seule part visible. Mais cette minuscule part visible est des plus fortuites, puisqu’elle dépend du hasard de la rencontre entre la lumière et l’angle de la vue. La perception est un dé qui effleure les choses.

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