LE LUDICIEN

Nous proposons au philosophe de se faire ludicien. Le mot s’impose : si physique donne physicien, ludique doit donner ludicien. Mais il a un petit air de Lucifer, un côté ludique et un côté chien. Il fait du philosophe le voisin du musicien, comme si la muse tissait le jeu des concepts au point d’obtenir un morceau de musique, une sorte de prélude. Il y a là comme un côté luciole, un petit peu lutin. C’est tout léger, et pourtant pas complètement frivole, car c’est très lumineux. On est voisin du magicien, mais en plus petit, en plus modeste ; minuscule, mais provoquant, provocateur, expérimental : on est au grain de sel, au grain de sable. On jette un dé, dont on déploie les conséquences.

extrait de: Jean Paul Galibert, L’idée de ludique, livre numérique en consultation partielle et vente sur Publie.net:

http://www.publie.net/fr/list/auteur-11198-jean-paul-galibert/page/1/date

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