Chacun son monde

Chaque homme ouvre un monde. Il l’imagine comme il l’entend. La plus grande liberté lui est laissée en la matière, pour peu que ce qu’il fait de réel, pour entretenir ce qu’il imagine, ne perturbe pas trop le peu de réel dont les autres ont besoin pour imaginer leur propre monde.
Le souci d’existence, si vif chez tous, porte bien chacun à tenter d’établir des liens avec le monde des autres. Mais chacun voudrait y parvenir sans sortir des limites de son propre monde. Du monde dont il est le centre.
Protégé de l’être le plus pur, de la réalité la plus crue, du néant le plus atroce, je me contente du monde dont je suis le centre, dûssais-je pour cela en être la victime.
(Extraits de : Jean-Paul Galibert, Invitations philosophiques à la pensée du rien, Léo Scheer, 2004).

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