Le pouvoir est que l’un fasse ce que l’autre dit

Etrange échange: des mots contre une action. « Tu vas faire ce que je te dis ». Etrange phrase, qui n’est vraie que si l’autre obéit. Mais comment puis-je le savoir à l’avance? Par quel miracle puis-je omettre d’avance sa liberté de refuser? seulement si je montre, ou suggère ma capacité implicite de sanction. Tout ordre contient un sinon menaçant. Et laisse planer des sanctions de plus en plus sévères, en cas de refus persistant. Canetti avait raison: tout pouvoir repose sur un tas de morts.

7 réflexions sur “Le pouvoir est que l’un fasse ce que l’autre dit

  1. Tout pouvoir repose sur un tas de morts,,a dit canetti

    Quand ça n’est pas sur la peur et l’ignorance ou pois encore un travail de sape psychologique certain.Cela s’appelle: l’emprise.

    Merci

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    1. Très joli mot
      l’emprise
      c’est la prise de l’empire
      et je ne doute pas que les pouvoirs
      établis
      se fondent en nous sur les peurs moites
      et l’ignorance crasse
      Mais avant cela, il faut bien les établir
      Et peu
      bien peu de pouvoirs
      ont trouvé autre chose pour se fonder
      pour procéder à l’accumulation primitive de leur capital de terreur
      Qu’un tas de morts
      précisément proportionné
      à la puissance qu’ils souhaitent exercer

      l’ordre règne en nous
      par le souvenir
      des morts

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  2. Certes . Mais il y a morts et morts…mort et mort.

    Peut-être faudrait-il commencer ou (re) définir ce mot : mort

    Mort cérébrale, mort physique, mort psychique, mort du cœur,

    Question au philosophe.

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    1. Je ne crois pas que le pouvoir, dans son usage répressif, ait besoin de distinguer parmi ces morts.
      Il peut infliger aussi bien une mort symbolique qu’une mort physique,
      voire une mort accidentelle, ou même naturelle…
      mais seulement parce que ce sont toutes des morts
      et ce, parce qu’un pouvoir incapable de punir
      aurait perdu son dernier ressort
      et incapable de tuer,
      son dernier recours.
      En un sens donc,
      toutes ces formes
      de morts partielles
      doivent bien
      être des morts
      et pourtant chacun sent
      qu’aucune d’elles n’est la mort
      et peut-être même que leur ensemble
      n’est toujours pas la mort.
      La difficulté du philosophe,
      c’est qu’il ne peut
      se tourner vers personne
      pour lui abandonner le problème:
      c’est au contraire vers lui
      que beaucoup d’autres se tournent.
      Comment expliquer qu’il a tant lu sur la mort,
      et qu’il en sache pourtant aussi peu que personne?
      Définir la mort: c’est pourtant un beau defi. Puis-je,
      en vous promettant de vous répondre,
      vous demander un petit délai?

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