Le travail du consommateur: l’imagination

Pour l’essentiel, l’hypertravail, qu’effectue notamment le consommateur, consiste à créditer, c’est à dire à ajouter par l’imagination de la valeur au nom de la marchandise que l’on consomme, ou de l’entité pour laquelle on travaille. J’achète un jean deux fois plus cher parce qu’il porte une marque célèbre; je pourrais acheter exactement le même objet, dégriffé, à moitié prix. Comment comprendre l’ajout de valeur qui permet le doublement du prix? Le principe marxien de la valeur-travail veut que nous cherchions le travail dont cette valeur est le juste prix. Puisque je n’accepte cette dépense supplémentaire que parce que j’imagine une qualité supplémentaire propre au nom de la marque, force est de reconnaître que ce travail n’est autre que mon propre travail imaginaire, par lequel je produis la valeur supplémentaire de la marchandise nantie du label.

Extrait de jean paul Galibert, « L’hypercapitalisme », (paru dans Philosophie et politique, P.U.F. et en ligne sur cat-inist, CNRS)

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