IGNORANCE ET RENCONTRE DES PLANS DE REALITE (Ontologie négative 6)
19 septembre 2011
En règle générale, les plans de réalité s’ignorent. Ils ne se rencontrent que par accident, par effort ou par hasard. C’est à dire fort souvent.
Et c’est cela, la relation au rien : les plans de réalité se négligent mutuellement au point de s’oublier, et risquent donc de se nier en cas de rencontre fâcheuse.
La vérité est-elle une rencontre intempestive de plans de réalité?
L’ignorance est-elle la relation d’irrelation, cette distance qui sépare spontanément deux plans de réalité?
Le hasard est-il la rencontre de deux plans de réalité?
Peut-on considérer l’imagination comme une prolifération de plans de réalité ?
Si l’on ne tenait compte que de leur séparation, le réel serait comme une sorte d’archipel d’îles distantes. Mais les plans de réalité, tout en s’ignorant le plus souvent, sont connexes et contigus. Leurs interactions sont constantes et semblent mystérieuses.
Tout est possible
2 octobre 2010
J’accepte tous les sens de cette phrase. On peut entendre que rien n’est plus réel que la pure et simple possibilité, phrase elle même ambiguë, puisqu’on peut comprendre que le possible est le summum de la réalité, ou au contraire que toutes les choses existent aussi peu que le possible, deux possibilités correspondant dans ma pensée à l’être et au monde). Mais on peut aussi lire que n’importe quoi peut résulter de n’importe quoi (ce qui peut se penser sans négation de la causalité). On peut aussi la lire à la Dostoïevski : tout est permis. Sans donner quelque autorisation que ce soit, force nous est bien d’admettre que le pire est toujours possible. On peut même penser que si tout est possible, l’impossible lui-même devient possible. C’est ce que je tente de penser dans l’idée de rien, comme dans celle de jeu, d’un autre point de vue.