LA FEMME EST-ELLE UNE ARME DES FEMMES ?_______(Lire Balaert 3)
16 octobre 2011
Nietzsche compare la femme à un oignon : si on lui demande la vérité, elle minaude, se fait prier et finit par enlever une de ses nombreuses pelures. Qu’y a-t-il au centre de l’oignon ? Un mystère ? Un secret ? Rien, peut-être, nous ne pouvons savoir, dit-il, parce que nous ne savons pas ce que les femmes se disent entre elles. Mais une femme, Ella Balaert, pour écrire Pseudo, a été obligée de lever un coin du voile, car elle nous montre trois femmes qui parlent entre elles pour inventer une femme, afin de séduire un Monsieur par mail. Nous avons donc les minutes de leurs discussions stratégiques, entres femmes, pour jouer La femme.
Car si la femme n’existe pas, comme nous le savons depuis Lacan, cela empêche-t-il de la créer, puis de la jouer, comme font les femmes ? Mais si les hommes croient en La femme, tandis que les femmes en jouent, La femme est une arme, une des seules peut-être, mais non des moindres, de ce sexe que l’on a longtemps dit beau et faible. L’ « éternel féminin », « l’ingénuité », « la femme fatale », « la sincérité », tous ces mythes sont-il autant de « coups » des femmes ?
Voici, pour en juger, trois petites phrases de Pseudo. Dans les deux premières, les femmes parlent entre elles, dans la troisième, c’est Eva qui parle, la femme fictive qu’elles jouent tour à tour.
« Tu veux qu’on la joue éternel féminin ? »
« S’il te plaît, ne nous fais pas le coup de la sincérité. Qui suis-je au fond, le sais-je moi-même etc. Non, par pitié ! »
« Je ne suis pas la femme mystérieuse que vous dîtes. Je suis une petite personne tout simple.»
En savoir plus sur Ella Balaert:
http://ellabalaert.wordpress.com/ http://fr-fr.facebook.com/people/Ella-Balaert/