La réduction capitaliste s’empare du temps spatial et alangui des campagnes, pour le concentrer en un temps urbain, vif, réactif, cumulatif. Elle répond à l’espace des disettes par l’industrie du temps. L’âme de l’usine, c’est l’horloge. Elle remplace l’espace de l’agriculture vivrière par le temps du calcul spéculatif. Son cœur est la définition de l’être humain comme temps de travail ponctionnable. Aux cycles des jours et des saisons du vivant, elle oppose la flèche du progrès, tel qu’elle se l’imagine : le temps de chaque homme peut s’acheter, et donc s’entasser en Capital. Un nouveau monde s’instaure, gouverné par la puissance du temps humain accumulé, accaparé, tout entier détenu par quelques mains avides, où chaque existence finit par figurer comme de la menue monnaie.







HÉLAS !!!