Jamais personne n’est mort pour avoir dit que tout allait bien. C’est exactement lorsque vous commencez à distinguer entre le réel et l’être que vous pouvez craindre pour votre vie. Car l’être a l’audace de dire que, s’il n’est pas le réel, la faute en incombe au réel, en sorte que tout le réel doit être reconstruit pour que lui, l’être, soit enfin, conformément à sa propre nécessité d’être, jusque là demeurée comme en suspens. L’être s’impose, même au réel. Car, sans l’être, tous les riens coexistent avec cette connivence satisfaite où chacun se trouve justifié par ceux-là même qui semblent si occupés à le nier. Tous les riens sont complices, sauf l’être, qui est le traître. Non content de récuser le jeu des riens, l’être prétend même redistribuer les rôles, redéfinir les natures et remodeler les riens jusqu’à les conformer à ses natures idéales. L’être est cet insoumis qui réclame tout le pouvoir, mais pour le devoir. Sans référence à l’être, le plus courant servirait de règle pour définir le plus juste. Mais, avec l’être, un devoir être s’élève au dessus de toute chose. Un projet global de refonte se dessine, comme une toile de fond qui rend toute critique possible. L’être seul nous libère de la tyrannie du fait. C’est pourquoi l’intensité de la répression est la plus claire des preuves de l’existence de l’être. C’est toujours l’être qu’on assassine.







Tout à l’idée du paradoxe mais l’être a-t-il jamais été heureux
Je ne comprends pas très bien
mais cela m’a l’air passionnant
La encore je me référe -comme je le fais trop-, á une phrase de Zazie,
C’est moi le maître du feu, le maître du jeu, les maître du monde et vois ce que j’en ai fait…
Une terre glacée, une terre brûlee, la terre des hommes que les hommes abandonnent…
Mais justement, le maître, n’est-ce pas lui qui est en trop?
Je porte raremment un chapeaux, mais la je vous le tire!!!
Je suis tout á fait d’accord, mais je viens de comprendre…