Le rien bien compris, plus proche de la profusion que de la vacuité, est le parti pris des choses.
La vie est un grand jeu où l’on peut être certain de gagner à tous les coups la même chose : très exactement rien, mais selon une diversité inépuisable de formes, qui suffisent largement à notre bonheur.
(Extraits de : Jean-Paul Galibert, Invitations philosophiques à la pensée du rien, Léo Scheer, 2004).
pourquoi avoir choisi " rien " pour le nommer ? Je ne comprends pas.
Parce que rien
est à la fois l’origine
ce dont tout est fait
et tout ce qu’ont
ceux qui n’ont
rien
Le "rien": il n’ y a que ça de vrai.
Pour l’instant! … Peut-être qu’un jour nous réclamerons l’existence?
Vou avez déjà commencé, je crois..
(entre nous: j’entends par "existence" l’alliance
de l’être -comme idéal mais insistant -
avec le réel -comme absurde, mais patent.)
Si vous faites allusion à la philosophie africaine, non, je ne "réclame rien". Je ne suis pas dans une position d’esclave, ni dans l’odyssée de la conscience hégélienne. Alliance de l’être avec le réel dites-vous? Je vous réponds en déformant Spinoza : "Le réel n’est pas un empire dans un empire". L’être EST l’empire, le réel n’est un sous-ensemble de l’empire. Parler de l’alliance entre l’être et lui-même serait d’abord que l’être peut être autrement qu’il est. Le réel est en tant qu’être et même le non-être est en tant qu’être car l’être est à la fois la possibilité d’être ou de ne pas être. De toutes les façons, vous devriez expliquer davantage pour qu’on puisse aller plus loin dans la discussion si vous le voulez bien.
J’entens par rien ce qui exister sans exister, c’est à dire
- l’être, qui est mais demeure idéal, le devoir être, identifiable au bien
- le néant, qui est la destruction générale, le mal
- le monde, qui esst plaisant mais imaginaire
- le réel, qui est tout le reste, avant langage, et donc absurde