l’hypermonde est le premier monde capable de réguler entièrement les degrés d’existence de chaque chose, êtres humains compris. Il sera bientôt capable de fabriquer, ou du moins de former l’image suffisamment saisissante de n’importe quel existant plaisant, tout comme de supprimer n’importe quel existant superflu, puisque non rentable.
Pourquoi faudrait-il refuser le monde ? Parce que, dès qu’on l’accepte, inexorablement, le monde glisse dans le néant. Car aussitôt ceux qui dominent peuvent à leur guise pressurer le temps de nos vies, et nous jeter ensuite, comme un emballage vide.
Le monde est un rien fondé sur le néant. Un néant qui le mine et m’attend. Osons regarder en face ce néant, qui tire les ficelles du monde : lui seul peut garantir que tout sera plaisant, car le reste sera détruit.
(Extraits de : Jean-Paul Galibert, Invitations philosophiques à la pensée du rien, Léo Scheer, 2004).
Un nez hant(é) agi-flé nos pas. C’est(s) à table(é)s que nous somm-nolons sur le plaid sans nylons de doux c(o)eurs.
Traduction : Un néant agit sur nos passé attablés, le pamphlet des doux coeurs